VAPEUR EMPLOYÉE COMME MOYEN DE SECHER
lier la puissance à l’effet, et à faire voir à quel eas chaque principe particulier peut être appliqué pour produire les résultats les plus avantageux.
180. La sûreté qu’ç>ffre la chaleur de la vapeur pour sécher toute espèce d’objets, est si supérieure que cette seule raison devrait faire préférer ce moyen a tout autre ' mais on a de plus éprouvé qu’elle est moins nuisible aux choses que l’on sèche; elle ne les rend pas rudes au toucher, et elle n’altere ni le lustre ni la couleur des teintures les plus brillantes. On peut l’employer pour sécher les mousselines, les calicots, les toiles, le papier, la poudre à canon, la drèche, le houblon, le grain, le sucre, etc., ainsi que tout ce qu’on a à blanchir clans les maisons particulières.
181. Le procédé ordinaire a d’abord consisté à suspendre les articles qu’on voulait sécher, dans une chambre, dite chambre à sécher, et qu’on entretenait à un haut degré de chaleur. On s’est ensuite aperçu que l’opération était plus prompte quand on admettait un certain degré de ventilation. Une autre amélioration a consisté dans l’application directe des objets très minces sur des cylindres remplis de vapeur, tandis que d’autres articles étaient étendus sur des formes qu’on pouvait approcher très près de ces cylindres ; et dans quelques cas, on fusait glisser l’étoffe en