‹ Principes de la critique historiqueChapitre 128 sur 146 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

religionis... Coimus in cœtum et congregationem, ut ad Deum, quasi manu fada, precationibus ambia" mus... Etiam si quod arca^ genus est, non de honoraria (?) summa, quasi redempt^ rdigionis, congregatur ; modicam unusquisque stipem menstrua die, vd quum vdit.... apponit..,, Inde non eptdijs nec potacidis... dispensatur, sed egenis alendis humandisque,,. Voilà donc les chrétiens présentés comme organisés en société de secours mutuels, se réunissant régulièrement, payant la contribution mensuelle dont il est parlé dans le sénatus-consulte et constituant ainsi une caisse commune, dont une des destinations principales est de pourvoir aux funérailles des membres pauvres. Ils formaient donc de cette manière une association approuvée par la loi. Dès lors aussi, tout ce que d'autres lois déterminaient quant à Tinviolabilité des lieux de sépulture et des bâtiments qui y étaient annexés, — et qui, dans le langage païen, s'appelaient déjà inonumentum, cdla, mem^oria, schola, — tout cela était applicable aux cimetières des chrétiens, aux mémorisa martyrum et aux ecdesiss construites soit sur le terrain de l'un d'entre eux plus favorisé des dons de la fortune, et qui admettait dans son monument funéraire, à titre d'amis, ses frères en religion, soit sur une area acquise par l'association elle-même.

Il se produisait ainsi ce fait remarquable, con-

staté d'ailleurs, que tandis qu'on recherchait partout les chrétiens pour les tramer devant les tribunaux et les faire mourir dans les supplices, leurs lieux de sépulture et de réunion étaient sacrés et inviolables, et il fallait des édits spéciaux pour suspendre momentanément le privilège statué par les lois en faveur de ces lieux. On s'explique encore aisément par là que la charge de préposé du cimetière fût regardée comme une des plus importantes dans l'église romaine et confiée, au commencement du troisième siècle, à l'archidiacre Callixte, c'est-à-dire au premier dignitaire de cette église après le pape; que les noms des papes, chefs officiels 'de la corporation chrétienne, fussent inscrits dans les registres publics de l'état; que l'empereur Gallien, après la mort tragique de son père Valérien, ait fait restituer les cimetières chrétiens aux évêques ; qu' Aurélien, sollicité par une requête des chrétiens d'Antioche de faire chasser de la maison de V église le patriarche hérétique Paul de Samosate, qui s'obstinait à y demeurer malgré sa déposition par un concile, ait envoyé l'ordre de mettre en possession de la maison celui des deux partis qui pourrait produire des lettres de communion avec les évêques d'Italie et particulièrement avec l'évêque de Rome. On s'exphque enfin ces paroles remarquables du premier édit de tolérance donné par Constantin et Licinius en

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