‹ Principes de la critique historiqueChapitre 133 sur 146 · CHAPITRE XYJ · texte numérisé non relu

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sont généralement plus dignes par eux-mêmes de fixer rattention. Certaines classes forment chacune rôbjet d'une science spéciale, telle que la numis-» matique par exemple, assez vaste pour absorber la vie ou une bonne partie de la vie de savants sérieux et actifs. Nous mentionnerons encore la sphragistique, qui s'occupe de Tétude des sceaux attachés aux actes publics ou privés; l'héraldique ou science des armoiries ; la glyptique, qui a pour objet les pierres gravées; la céramique, qui com* prend la connaissance des procédés usités dans la fabrication de la poterie et l'histoire de cet art; et surtout la Imguistique, dont les découvertes peuvent à bon droit figurer parmi les preuves non écrites de l'histoire: car, sans constituer des témoignages écrits ou oraux proprement dits, elles fournissent des données précieuses pour établir la parenté des peuples, leur origine et leurs mfgrations, par la nature des mots, des flexions et des constructions grammaticales, des locutions caractéristiques qui se rencontrent dans leurs idiomes. L'archéologie, dans son sens le plus général, comprend toutes ces sciences particucuiières; dans un sens plus restremt, elle s'étend seulement aux objets que celles-ci n'embrassent pas dans leurs cadres respectifs.

Quel vaste champ s'ouvre encore une fois ici devant le pionnier de l'histoire, mais qu'il faut de

'connaissances, de sagacité et de tact pour s'y ' aventurer ! Heureusement, encore une fois, comme -nous avons déjà eu Toccasion de le dire à propos 'des manuscrits et des inscriptions, il n'est pas nécessaire, de notre temps surtout, de posséder toutes ces connaissances pour aborder l'étude de l'histoire proprement dite. Des ouvrages spéciaux permettent le plus souvent de se mettre aisément au fait de l'état de la science par rapport à tel détail d'archéologie auquel nous avons à recourir dans la discussion d'ime question historique. Il ne peut entrer dans le plan de notre travail actuel de donner une liste plus ou moins complète de ces ouvrages. Contentons-nous de citer le Dietiannaire des antiquités grecques et romaines, par MM. Daremberg et Saglio (1) et le Glossaire arehéalogique du moyen âge, paf M. Victor Gay (2), toiB les deux encore en publication ; les Dictionnaires d'archéologie chrétienne, de l'abbé Martigny, de M. Smith et de M. Fr. Xav. Kraus; le Diction^ naire de V architecture et celui du mobilier français, de VioUet-le-Duc; les Traités de numismatique de Eckel et de Cohen. Ajoutons que de nouvelles contributions sont apportées tous les jours à l'archéologie par les Revues qui ont pour objet spécial,

(1) Paris, Hachette, 1873 et suiv.

(2) PariSj Société Bibliographique, 1882 et suiv.

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