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CHAPITRE XVI

de premier ordre. Au témoignage de M. P. Beurlier (1), l'étude des Céramiques de la Grècepropre par M. Albert Dumont (fascicule I, Paris 1881) nous donne '^ la certitude historique de l'existence

* d'une grande puissance maritime gréco-asiatique

* à cette époque reculée (xvr-xi® siècle avant

* J.-C). C'est l'époque du retour des Héraclides,

* de l'influence phénicienne. „

Seulement, faut-il le répéter encore? la route, dans ce genre d'explorations, est semée de bien des écueils. Les mésaventures des archéologues amateurs, soit en fait de prétendues découvertes d'objets antiques, soit dans les dissertations' auxquelles ces objets ont donné lieu, ont souvent exercé la verve railleuse, non seulement des Aristarques de profession, mais aussi des romanciers et des auteurs dramatiques. Il se présente bien deux ou trois histoires au bout de notre plume qui ont fait de notre temps un certain bruit dans le monde savant, mais conune les héros de ces plaisantes méprises vivent encore et que d'ailleurs ils n'ont fait aucun tort sérieux à la science, nous croyons que la charité chrétienne nous commande de ne pas rappeler ici leurs noms. Nous nous contenterons de renvoyer le lecteur avide d'exemples aux traits que nous avons cités au chapitre consa-

(1) Bulletin crUique, livr. du 15 juillet 1882, p. 31.

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cré à l'étude de la tradition populaire : ceux-là ne peuvent plus compromettre personne.

Comme nous le remarquions en commençant, c'est par l'usage judicieux de la coiyecture qu'on obtient des témoins muets les renseignements qu'ils sont à môme de fournir. Ceci nous dispense d'insister davantage : il nous suffit de renvoyer le lecteur à tout ce que nous avons dit plus haut sur l'emploi de cet instrument d'investigation si puissantt mais si délicat

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