EPILOGUE
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Notre tâche est achevée. Nous avons parcouru en tout sens le domaine de la critique historique générale, explorant avec soin le terrain et plantant partout des jalons destinés à marquer la bonne voie ou à signaler les abîmes et les fondrières. Nous nous sommes abstenu seulement de mettre le pied sur les terrains particuliers. Il y en a bon nombre dans ce vaste domaine. Les textes bibliques, ceux de l'antiquité grecque et romaine, les monuments de TÉgypte, de TAssyrie et des autres nations de TOrient, Thagiographie, chaque branche de l'érudition, et même chacun des grands écrivains et chacune des principales classes de leurs œuvres, peuvent donner lieu à des règles de critique spéciale. Ces règles sont subordonnées aux principes généraux et n'en forment que des applications à certains groupes particuliers de faits et de documents histori-
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ques; elles n'en sont pas moins extrêmement utiles pour abréger le chemin et faire remarquer une foule de détails importants à ceux qui ont à explorer ces régions plus restreintes. On trouve beaucoup de renseignements de ce genre dans les introductions aux histoires, aux collections, aux éditions publiées par des érudits consciencieux. Il serait vivement à souhaiter qu'il se fonnât une association d'hommes compétents qui voulussent se charger de recueillir, de classer, de compléter toutes ces indications, et de les disposer en manuels méthodiques, propres à semr de guides dans les voyages en pays savant. Nous avons dû nous borner ici à marquer les grandes lignes.
En terminant ce travail, nous ne devons point dissimuler à nos lecteurs certains reproches dont il a été l'objet quand il a paru sous sa première forme. Parmi ceux dont nous ambitionnions le suffrage, il s'en est trouvé qui, tout en se déclarant d'accord avec l'auteur sur le fond des idées, ont blâmé la façon dont il les a proposées. Ils constataient avec un douloureux étonnement qu'il s'attaquait surtout à des écrivains catholiques du plus pur esprit ; qu'il allait chercher dans leurs livres ses allusions et ses exemples lorsqu'il était question de signaler d'odieux défauts; enfin, qu'on eût