‹ Principes de la critique historiqueChapitre 57 sur 146 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

de posséder dans les définitions de cette autorité un fondement solide de nos croyances, auquel ne peuvent suppléer aucun des secours qu'ont à leur disposition les sectes dissidentes, il y aurait inconséquence et danger à vouloir montrer que nous pouvons prouver péremptoirement tous nos dogmes en dehors de ces définitions.

Une dernière remarque. Malgré l'habileté qu'on peut avoir acquise par une longue pratique des anciens auteurs, malgré les ressources dont on dispose et l'attention qu'on a apportée à l'étude d'un texte, il arrive néanmoins que ce texte demeure encore susceptible de plusieurs interprétations fort diverses. Les cas de ce genre offrent une pierre de touche à peu près infaillible pour juger de la valeur d'un critique. S'il est médiocre, il ne manquera pas de s'attacher arbitrairement ^et avec une sorte d'acharnement au sens le plus favorable à l'opinion vers laquelle le portent ses affections ou ses préjugés, et il croira avoir tout fait lorsqu'il sera parvenu à établir qu'on ne peut démontrer avec certitude la fausseté ni même l'improbabilité relative de ce sens. Le critique sérieux se gardera bien de semblables excès. Il conviendra loyalement de l'ambiguité du texte, quelque avantage qu'il puisse en retirer pour confirmer ses idées favorites, ou, s'il se prononce en faveur d'une interprétation

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