‹ Principes de la critique historiqueChapitre 71 sur 146 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

auteurs, faites sur un nombre assez considérable de manuscrits, et par conséquent, jusqu'à preuve contraire, dans tous les manuscrits, se retrouve la prétendue erreur de copiste; par une fatalité inexplicable, aucun manuscrit correct n'est parvenu jusqu'à nous.

Certes, pour nous amener à admettre la vraisemblance de cette étrange supposition, il faudrait des arguments d'une force invincible. On n'en produit qu'un seul : la mention, faite à l'endroit capital de la lettre, de la présence de Constantin au concile de Milan. Lors même que nous ne verrions aucun moyen de résoudre cette difficulté, nous n'hésiterions pas à dire qu'en présence de l'accord unanime des manuscrits, elle ne nous permettrait pas de substituer le nom de Constant à celui de Constantin. Mais est-il bien vrai que la difficulté soit réelle? Nous espérons montrer que non. D'abord le détail qui en forme tout le nœud ne se trouve pas dans le texte donné par saint Athanase, par Socrate, par Sozomène, par Théodoret et par Cassiodore (1). Mais ona cru le trouver

(1) Si Ton compare ce texte, pour le passage dont nous avons à nous occuper, avec le texte du fragment Hilarien que nous allons citer bientôt, on remarque un accord parfait quant aux premières phrases. U n'y a de différence que pour la dernière. Là où le texte latin de saint Hilaire dit : Constantino prm8ente...f le texte grec de saint Athanase et

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