CHAPITRE IX
elle-même, bien entendu en y laissant subsister le nom de Constantin. Il suffît, ce qui est nécessaire du reste pour rendre le texte intelligible, de considérer la quatrième phrase, qui commence par les mots ConstarUino pr^sefUe^ comme faisant suite, pour le sens, aux deux premières, où il est parlé de la définition du concile œcuménique de Nicée; et la phrase intermédiaire, dans laquelle il est fait mention du concile de Milan et de la rétractation d'Ursace et de Valens, comme une sorte de parenthèse (1). Rapportons tout le texte de saint Hilaire : * Nefas enim duximus (y est-il dit) sanc-
* torum aliquid mutilare et eorum qui in Nicœno ** tractatu consederant una cum gloriosœ mémorise
* Gonstantino pâtre pietatis tuae. Qui tractatus
* manifestatus est et insinuatus mentibus popu-
* lorum, et contra hœresim Arianam tune positus ** invenitur, ut haereses inde sint expugnatae : a
* quo si aliquid demptum fuerit, venenis hœreti-
* corum aditus panditur. (Ideo Ursacius et Valeius ** in suspicionem ejusdem hœreseos Arianœ vene- " runt aliquando, et suspensi erant a commu- ** nione: et rogaverunt veniam, sicut eorum
(l) Henri de Valois va jusqu'à croire qu'il y a ici une transposition à imputer aux copistes, et qu'il faut rejeter cette troisième phrase après la suivante. Nous n'oserions pas accepter cette opinion, en faveur de laquelle on ne cite aucun manuscrit
'^ continent scripta, quam meruerant tune tem-
* poris a concilie Mediolanensi assistentibus etiam
* legatisRomanseecclesise.) Constantino présente " in hoc, cum magao examine fuisset conscriptum, " quod tenons baptizatus ad quietem Dei commi- ** gravit; nef as putamus inde aliquid mutilare et " tôt sanctos et confessores et successores marty-
* mm ipsius tractatus conscriptores in aliquo ** removere; cmn et ipsi preeteritonmi catholi- ** conrni secimdmn scripturas cimctas serva- " venmt, mansisseque in hsec tempora (1), quibus ^ pietas tua a Deo Pâtre per Deum et Dominum
* nostrum Jesum Christum (potestatem) regendi ^ orbis accepit (2). , Les derniers mots nous semblent ne pouvoir laisser de doute quant à la légitimité de l'interprétation indiquée plus haut. Nefas putamus inde aliquid mutilare est évidemment une reprise de la première phrase : Nefas enim duximus sanctorum aliquid mutilare. En outre, c'est bien de la profession de foi du concile de Nicée qu'on pouvait dire et qu'on a dit souvent qja'elle a eu pour auteurs tant de saints confesseurs
(1) Les éditeurs Bénédictins ont proposé de rétablir de la manière suivante, d'après le texte ^ec d'Athanase, cet endroit, évidemment altéré, du fragment Hilarien : cum et ipsipruteritorum ccUhoïicm ecclesias acriptorum cuncta aer^ vaverint : quorum fides manait uaque in h«c tempora, etc.
(2) Migne, P. L., tom. X, col. 699-700.