‹ Principes de la formation des intervalles et des accords d'après le système de la tonalité modernChapitre 12 sur 74 · GAMMES OU ÉCHELLES CHROMATIQUES · texte numérisé non relu

GAMMES OU ÉCHELLES CHROMATIQUES

Soit par ~/- — — u. ^^ c-^-

dièses. =^ z ^ ^~ff* e— $# Q— îf«^ ^ ]

Soit par rir— C5^z^zifeiizi~ziirz bémols, m ^— ^ o__b*

bémols, -vt^ *^ — !2* ^ — ^^,

On emploie les dièses en montant et les bémols en descendant, parce que, dans ce cas, les dièses tendent à monter et les bémols à descendre.

Les cinq sons ajoutés ne forment pas, dans la musique, de nouveaux degrés, mais ils se marquent tous sur le degré le plus voisin par un bémol, si le deg-ré est plus haut, par un dièse, s'il est plus bas, et la note prend toujours le nom du degré sur lequel elle est placée.

L'échelle diatonique sert de règle pour mesurer les intervalles.

La gamme est à la fois la règle de l'ordre de succession des sons, en raison de leurs affinités les plus immédiates et la mesure des distances qui les séparent.

L'échelle diatonique est disposée de la manière suivante :

Par degrés ou échelons ^ 1^'' degré, 2% 3% 4', 5% 6", >, 8%

correspondant aux notes \Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do,

distancées entre elles soit d'un ton, soit d'un demi-ton diatonique.

|ei- (j^ 2° 3^ 4^ h' (i" 7*= 8''

rcii

i ton, 1 ton, 1/2 ton, 1 ton, 1 ton, I ton, 1/2 ton.

Le ton se divise en deux parties inégales dont l'ordre est établi en sens inverse suivant le mode du genre chromatique, soit par bémols, soit par dièses.

Diat. CFirom. d c. d. d. c d. c. d. c. d

:^ï=zi^=ibi=:ci=fe^«-=?:

i__i j i L LJ J__L L L L

22 2ir2 2222 22 2

lilironi Diat. c. d. d . c. d. c. d. c. d. d

Chacun des deux modes d'altération forme un ensenibU» de ('inq demi-tons chro matiqurs v\ do sept demi-tons (liat(Hii(|ues.

Pour mesurer un intervalle quelconque, il faut tenir compte :

1° Du nombre des deg-rés que parcourt l'intervalle;

2° Du nombre de tons et demi- tons contenus entre chaque degré composant l'intervalle ;

3° De la place qu'occupent les tons et les demi-tons dans l'intervalle ;

4° De la définition du genre des demi- tons.

C'est pour ces raisons qu'il faut énoncer, par exemple, la seconde diminuée : intervalle composé de deux demi-tons chromatiques, et non d'un ton; la quinte augmentée: intervalle composé de deux tons consécutifs, d'un demi-ton diatonique, d'un ton et d'un demi-ton chromatique, formant un ensemble de trois tons et deux demi-tons, etc. (Voir le tableau de la composition des intervalles, page 39).

16. Les cordes ou degrés de l'échelle diatonique (majeure) sont des divisions principales, naturelles, d'après lesquelles on apprécie la modification et l'altération que les intervalles peuvent subir.

Les divisions principales, naturelles, de l'échelle diatonique (majeure) forment sept intervalles principaux qui se mesurent d'après un ordre établi.

Les intervalles exprimés par les noms des notes doivent toujours se compter du grave à l'aigu; ils se mesurent par tons, demi-tons diatoniques ou chromatiques, naturels ou altérés

Les intervalles tirent leurs noms du nombre de degrés diatoniques dont ils sont composés.

Le point de départ de chaque intervalle est considéré comme premier degré de la gamme, laquelle gamme est alors la base du principe de la formation des intervalles. Exemple :

Les intervalles principaux se comptent :

De

ou du

V' au

degré

De

ou du

1^' au

degré

De "

ou du

I'^' au

degré

De

ou du

1'' au

degré

De ■

ou du

1*^' au

degré

De ^

ou du

P' au

degré

De

ou du

1*=' au

degré

intervalle de seconde,

! intervalle de tierce,

intervalle de quarte, ^ { intervalle de quinte, [ intervalle de sixte, intervalle de septième, intervalle d'octave,

formant la série des intervalles simples naturels.

Remarque. Dans le langage d'École, le nom d'intervalle, dont on se sert pour désigner deux sons considérés sous le rapport harmonique ou mélodique, s'applique aussi à la distance qui les sépare; ainsi, on dit : la tierce ut, mi, ou la tierce qui est entre ut et mi; ou bien encore : ut et mi forment une tierce, ou sont séparés par une tierce, etc.

On donne aussi le nom de quantité, qui exprime un intervalle, à une note considérée en regard d'une autre note, comme lorsqu'on dit : mi est la tierce supérieure, ou simplement la tierce d'%^, etc.

Tout intervalle qui est contenu dans les bornes de l'octave est simple.

Les intervalles simples naturels sont formés des principales divisions de l'échelle entre le premier degré, considéré comme point de départ tonal, et chacun des degrés suivants, pris successivement pour points d'arrivée.

17. Les intervalles se divisent en intervalles simples et en intervalles composés.

Tout intervalle qui excède l'étendue de l'octave est redoublé, c'est-à-dire composé d'une ou de plusieurs octaves , et de l'intervalle simple, dont il est la réplique : tels sont ceux de 9% de 10% de 11% de 12% etc., de 15' ou double-octave, de 22" ou triple-octave, etc. Mais à moins de certaines particularités d'harmonie, ces intervalles composés sont énoncés comme les intervalles simples auxquels ils reviennent dans la limite de l'octave.

Ainsi, le nom de chaque intervalle indique le nombre de degrés que contient son étendue, suivant l'échelle des sods. Le nom de chaque intervalle musical exprime le rang de la note où l'on va, par rapport à la note d'où l'on vient.

Les intervalles simples, l'octave exceptée, peuvent aussi se compter : soit en prenant successivement pour points de départ les 2% 3% 4% 5% 6% '1" degrés de la gamme; puis, parcourant ensuite cette même échelle diatonique jusqu'au 8' inclusivement, dans l'ordre de progression d'après lequel sont formés les iutervalles simples naturels (p. 26); soit en appréciant l'espace qui sépare les degrés entre eux.

Mais alors ces intervalles ne sont plus directs, puisqu'ils n'ont de renversement, ni de complément possible, qu'en dépassant, toutefois, l'étendue de l'octave contenue entre le 1" et le 8« degrés, limite de la gamme. Ils sont naturels, néanmoins, par rapport à la tonalité déterminée ou supposée à laquelle ils appartiennent. La nature de ces intervalles, dits intermédiaires^ ne peut être détinie d'une façon rationnelle qu'en prenant successivement pour tonique, ou premier degré de nouvelles gammes, chacun des degrés de la gamme déterminée ou supposée, afin de reconstruire, d'après ces différents points de départ, soit par la pensée, soit par l'écriture, le tableau de la formation des intervalles simples, naturels, modifiés et altérés pour chaque tonalité successive. (Voir le tableau des iutervalles, page 38).

En combinant deux à deux tous les sons d'un système quelconque, on aura tous les intervalles possibles dans ce même système; sur quoi il restera à réduire à la même espèce tous ceux qui se trouveront égaux. (Voir la page 20).

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