GAMME NORMALE
Étendue de l'octave.
iq:
iq:
Étendue de la 7*' —
CS
ci:
ics:
loi:
Étendue de la sixte. .:
rcs:
iq:
Étendue de la quinte.
lia:
Étendue de la quarte.
Étendue de la tierce.
iq:
iq:
jct
Intervalle de seconde.
Intervalles de secondes.
mnj. maj.
DEFINITION DES INTERVALLES, min. maj. maj.
maj.
Intervalles de tierces
maj. min
ics:
ici:
ICilZ
:ci:
min.
mm.
maj.
maj.
mm.
la:
Intervalles de quartes.
juste. juste.
iq:
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juste. Triton (1). juste.
ici:
"CS
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Intervalles de quintes.
juste. juste. juste.
juste.
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CS
Intervalles de sixtes.
maj. maj.
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mm.
lia:
:oz:
Intervalles de septièmes.
maj. min.
:cL
Intervalle d'octave.
juste.
(I) Intervalle naturel à la tonalité.
18. RÉSUMÉ. — « La gamme est à la fois la règle de Tordre de succession des sons, a en raison de leurs affinités les plus immédiates et la mesure des distances qui les n séparent. »
Les différentes divisions renfermées dans l'étendue de l'octave déterminent sept intervalles principaux ; savoir : les intervalles de seconde, de tierce, de quarte, de quinte, de sixte, de septième et d'octave. Ils se comptent du !•■• degré (tonique ou point de départ fixe) au 2% du 1" au 3% du 1"' au 4% du 1^' au 5% du 1" au 6% du P'' au 7% enfin du 1" au 8% chacun ayant ainsi naturellement la tonique pour point de départ.
L'intervalle simple n'est qu'une partie de Tétendue de l'octave : celle-ci ne se trouve complète que par l'adjonction du renversement de l'intervalle à l'intervalle direct. Exemple : L'intervalle de seconde a pour renversement la septième; les deux réunis forment l'étendue de l'octave, etc.
Les sept intervalles principaux, ou simples, compris dans l'étendue de l'octave ont donc chacun, pour complément de l'étendue, un renversement, ou intervalle correspondant à l'intervalle direct, et réciproquement.
Les intervalles intermédiaires compris entre chaque degré de la gamme, le premier excepté, sont des intervalles comparatifs. En effet, leur nature ne peut être appréciée que lorsque le premier terme de chaque intervalle est pris pour tonique ; autrement, le renversement de ces intervalles fait dépasser nécessairement la limite de l'étendue de l'octave comprise entre le l^"" et le 8^ degré, et dont les sept divisions naturelles sont exprimées par les sept intervalles principaux, ou intervalles simples.
19. Les intervalles simples se divisent en directs et renversés. Prenez pour direct un intervalle simple quelconque , son complément à l'octave est toujours renversé de celui-là , et réciproquement.
En fait d'intervalles, renversé est opposé à direct, et, en fait d'accords, renversé est opposé à fondamental.
Le renversement des intervalles s'obtient :
1° Soit par la transposition, à l'octave inférieure, du point d'arrivée de chaque intervalle, ou 2' terme ;
2" Soit par la transposition, à l'octave supérieure, du point de départ de chaciue intervalle, ou !«■■ terme. Exemple :
:ci:
la:
iq:
Le renversement établit entre les intervalles directs et leurs l'orrespondants un
rapport inverse de quantité, comme le prouve la somme totale des deux intervalles réunis.
^2 l Unisson, seconde, tierce, / 1 2 3
Octave, septième, sixte, 8 Tf 6
quarte, quinte, sixte, septième, octave.
quinte, quarte, tierce, seconde, unisson.
Total.
Le rapport inverse de quantité qui existe entre les intervalles directs et leurs correspondants est la base du renversement; il est le principe du rapport inverse de qualité qu'ont les espèces entre elles, comme on le verra plus loin.
Les intervalles simples sont susceptibles de modification et d'altération.
Les intervalles variables sont la tierce et la sixte. Leur nature première est majeure : elle est déterminée par la gamme majeure ; modifiés, ils deviennent mineurs, ainsi que la gamme. Ces intervalles sont les éléments des deux modes. La gamme majeure est formée par la nature. La gamme mineure est le résultat de la modification des éléments du mode.
Gamme majeur
iq:
lia:
Gamme mineure.
iq:
:bQ:
lia:
Les intervalles qui ne varient point : sont la quarte, la quinte et l'octave. Leur manière d'être est juste : elle est celle de la gamme normale. Ils ne peuvent être modifiés; ils ne peuvent exister de deux manières , ces intervalles étant les éléments de la tonalité. La tonalité ne peut varier : altérée, elle cesse d'exister. La tonalité se déplace • elle change simplement de position ou de degré.
L'altération est le changement, en plus ou en moins, que peuvent subir les intervalles modifiables, ainsi que ceux qui ne le sont pas, tels que les intervalles justes.
L'altération produit l'augmentation ou la diminution. Les intervalles justes subissent les deux espèces d'altération, la diminution et l'augmentation. Les intervalles modifiables ne supportent qu'une sorte d'altération, ou la diminution ou l'augmentation, suivant le rapport inverse de qualité qu'ont entre elles les deux espèces opposées l'une à l'autre par le renversement.
L'altération, soit par dièses, soit par bémols, des notes naturelles de la gamme diatonique, détermine les deux genres de gamme chromatique (1).
(1) Les modernes, divisant les degrés delechello naturelle ou diatonique en d'autres intervalles plu.s petits que le ton, en ont tiré une autre éclielle, qu'ils ont appelée échelle semi-tonique ou chromatique, parce qu'elle procède par semi-tons.
Par dièses.
Par bémols
:it«:
gmols.-Ac-
CS
:fc
ici:
ibizzzQ^i^
Pour former cette échelle, on n'a fait que partager en deux intervalles égaux, ou supposés tels, chacun des cinq tons entiers de l'octave, ce qui, avec les deux semi-tons qui s'y trouvaient déjà, fait une succession de douze semi-tons sur treize sons consécutifs d'une octave à l'autre.
Enharmonie. L'enharmonie consiste dans une progression particulière de l'harmonie, qui engendre dans la marche des parties des intervalles enharmoniques, en employant à la fois ou successivement entre deux notes qui sont à un ton l'une de l'autre, le bémol de la supérieure et le dièse de l'inférieure. Mais quoique, selon la rigueur des rapports, ce dièse et ce bémol doivent former un intervalle entre eux, cet intervalle se trouve nul au moyen du tempérament, qui, dans le système établi, fait servir le même son à deux usages.
'B / par dièses.
*£ ' par bémols.
soit, successivement:
enharmonie
3i=:CI=tf
|=E5|^=ESEfeE^b5Ei^
xs:
:^ô-- -ei ffi
enhar.
On compte autant de systèmes que d'espèces de gammes.
20. Genres. Des divers systèmes, ou espèces de gammes, on distingue trois genres : le diatonique, le chromatique et l'enharmonique, à l'aide desquels toute notre musique est constituée (2). Le plus important des trois, le diatonique (3), peut, à la rigueur, exister seul, tandis que le chromatique et l'enharmonique ne peuvent être employés séparément, soit hnrmoniquement, soit mélodiquement, sans le concours du premier.
Le genre diatonique est la base de tous les principes de l'art moderne.
La gamme diatonique doit être, par conséquent, l'objet d'une étude approfondie.
(1) Voir la gamme enharmonique, pniïo G7.
(2) Le genre diatonique est celni qni procède par tons et semi-tons, selon la division naturelle de la gamme, c' est- ;\ dire passant d'une note à une autre.
('.hroniati(|un vient du grec, chrômn, qui signifie couleur.
Ku musique, ce terme est pris dans le sens figure : l'impression (|ue produit sur rorcille la \ari«^té les sons, a de l'analogie avec l'on'et (|ue îa variété des couleurs produit sur la vue.
Le genre enharmonique est le passage d'une note à une autre sans ipie le son éprou\e un changement sensible.
(;j) L'harmonie diatonique est nécessaire aux deux autres harmonies, et toute nmsiquo où elle n'entrerait point ne pourrait jamais être qu'une musique détestable.