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ÉTUDE DE LA TONALITI

RÉSUMÉ

A. Les sons qui constituent un ton ou gamme diatonique sont au nombre de sept.

B. Ce système àe sons est fourni par trois sons principaux (la l""*^' note du ton, sa S'*' supérieure et sa 5"^ inférieure), à chacun desquels s'adjoignent naturellement deux autres sons, à la tierce et à la quinte juste supérieures.

Cela Mt trois triades ou groupes de trois sons, donnant ensemble un total de 7 sons différents.

C. L'agrégation formée par chacune de ces triades est ce que l'on nomme accord parfait.

D. Le principe et le modèle d'une telle agrégation sont donnés par la nature elle-même, dans le phénomène de la résonnance des corps sonores.

E. Les trois triades qui constituent un ton ou gamme diatonique, naissent l'une de l'autre par progression de quintes justes : c'est-à-dire que la quinte de l'une devient la base de la suivante.

F. Tout autre son que les sept fournis par les trois triades constitutives, serait en rapport chromatique avec l'un ou l'autre de ceux-ci, et, en conséquence, ne pourrait concourir avec ces derniers à la formation d'une même gamme diatonique.

G. Les trois sons principaux, bases de ces triades, sont appelés notes tonales, parce qu'ils engendrent le ton.

H. Les notes tonales occupent, dans la gamme, le premier, le quatrième et le cinquième degré.

L La gamme diatonique, prise dans l'étendue d'une octave, se partage en deux moitiés semblables.

J. On appelle îélracorde chacune de ces deux demi-gammes. K. Chaque degré de la gamme, outre son numéro d'ordre, reçoit un nom marquant la fonction qu'il y remplit • Le l*^'' degré se nomme tonique ; Le 2** — sus-tonique,

Le 3® degré se nomme médiante;

Le 4^ — sons-dominante;

Le 5^ — dominante;

Le 6" — sus-dominante;

Le 7® — note sensible ou sous-tonique.

L. Les deux points principaux de la gamme sont la tonique et la dominante.

La tonique est la note initiale du l'^'' tétracorde ;

La dominante est la note initiale du 2' tétracorde.

EXERCICES

RÉPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES

(Snr les principes.)

De combien de sons une gamme diatonique est-elle formée ? — A .

Expliquez la formation du système diatonique ? — B.

Comment nomme-t-on une agrégation de trois sons formant entre eux une tierce majeure et une quinte juste ? — C.

Où trouve-t-on le principe et le modèle de l'accord parfait ? — D.

Quel rapport ont entre elles les trois triades (ou accords parfaits) constituant une gamme diatonique ? — E.

Pourquoi une gamme diatonique ne se compose-t-elle que des sept sons fournis par les trois triades ? — F.

Comment nomme-t-on les trois sons priiicipaux, bases des trois triades constitutives d'un ton ? — G.

Quel rang occupent les notes tonales parmi les divers degrés de la gamme ? — H.

Comment partage-t-on la gamme diatonique, prise dans l'étendue d'une octave 1 — L

Comment nomme-t-on chaque moitié de la gamme ? — J .

Comment désigne-t-on chacun des degrés de la gamme ? — K.

Qiiels sont, dajis la gamme, les degrés principaux 1 — L.

(Snr l'npplication.)

Quelles sont les notes tonales du ton de ?

Les trois notes * * * étant données comme notes tonales, quel serait le ton ? Quelle est la tonique dans le ton de ?

GÉNÉRATION DES TONS, ETC. iC'à

Quelle est la dontinante dans le ton de ?

Quelle est la note sensible dans le ton de ?

Quelle est la médiante dans le ton de ?

Questions analogues pour les autres degrés. Quel serait le ton dont la dominante (ou tel autre degré) serait telle note ?

ORDRE DE GÉNÉRATION ET ENCHAÎNEMENT DES TONS. — PROGRESSION DES ALTÉRATIONS CONSTITUTIVES.

12/i. Nous venons de voir que la gamme à'ut était exclusivement composée des notes fournies par les trois triades :

$ol. .

SOL

ul. .

UT

FA

s'engendrant de quinte en quinte justes.

Or, si l'on prolonge, soit en montant, soit en descendant, cette progression de quintes justes, on voit apparaître de nouveaux sons étrangers à la gamme i\'ut, et amenant de nouveaux tons.

Ainsi, le ton (l'«î a pour voisins, d'un côté, le ton de so/, et, de l'autre, le ton de /a; et l'on voit que chacun de ces tons emprunte au ton voisin deux de ses trois triades constitutives.

425. On comprend dès lors qu'un ton porte en lui le germe de deux autres ,. ^es

, 1 , ,, . divers tous

ions, dont 1 un est une qumte plus haut, et l'autre une quinte plus bas. s'enchaînent

\i\c c" 1 ■ 1 . par quinlfls

1^0. Î51 Clone on poursuit la progression, on voit naître successivement Justes. les uns des autres tous les tons s'échelonnant de quinte en quinte.

1 27. Naturellement les tons qui prennent des dièses suivent la progression ascendante ; et ceux qui prennent des bémols suivent la progression inverse.

Le ton A\it, dont toutes les notes sont naturelles, forme la souche de ces deux familles de tons, le point central de ces générations successives.

Ceci est rendu sensible dans le tableau suivant, où sont présentés les éléments constitutifs des divers tons s'enchaînanl les uns aux autres, suivant l'ordre de leur génération.

iOi

Ce tableau démontre donc que la progression par quintes justes est nonseulement le principe générateur du système diatonique, mais encore l'ordre dans lequel ce système se transpose pour constiiiier les différents tons.

lo:

128. On Y voit les dièses et les bémols constitutifs naître et se propager o^'^re de yé-

J , nôration dua

en vertu de cette progression. (Examiner à cet égard le tableau précédent.) dièse? , de*

,,.,,,. . . . bémols, etc.

129. Cet ordre de génération des altérations constitutives peut encore être démontré de la manière suivante, dans laquelle ou retrouve d'ailleurs le principe fondamental que nous venons d'exposer.

On remarque que toutes les notes naturelles, disposées par quintes, en partant de fa pour arriver jusqu'à si, forment une progression de quintes justes. Exemple :

Les sept notes naturelles.

• Va ul, sol ré la

5'"juslo. 5'"juslo. 5"juslo. 5'"jusle. 5'"jusle. 5"jiistc.

Mais ici s'arrête la progression, et elle ne pourrait revenir sur elle-même, car la dernière note si produirait, avec la première note fa, l'intervalle de

quinte diminuée. Exemple

Or, si la progression de quintes justes doit dépasser le si, en montant, ou le /a, en descendant, elle amènera inévitablement, dans le premier cas, un fa # (et le ton de sol) et, dans le second, un si\> (et le ton de fa), altérations nécessaires pour maintenir l'intervalle de quinie juste entre les notes si et fa.

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