‹ Principes de la musique et méthode de transpositionChapitre 66 sur 105 · L. On connaît le ton par ses altérations constitutives · texte numérisé non relu

L. On connaît le ton par ses altérations constitutives

Quand ce sont des dièses, la tonique (sauf une exception dont nous parlerons au § 169) est un degré (un demi-ton diatonique) au-dessus du dernier dièse de l'armure.

Quand ce sont des bémols, la tonique (sauf l'exception signalée ci-dessus) est quatre degrés au-dessous du dernier bémol de l'armure.

M. On reconnaîtra promptement quelles doivent être les altérations constitutives pour un ton donné, en se rappelant :

1 ° Que les tons qui, dans l'ordre de leur génération (la progression de quintes justes), sont au-dessus du ton naturel, prennent des dièses, et que ceux qui sont au-dessous prennent des bémols.

2° Que le nombre des dièses constitutifs égale le nombre de quintes justes dont le ton est élevé au-dessus du ton naturel.

Et que le nombre des bémols constitutifs égale le nombre de quintes justes dont le ton est abaissé au-dessous du ton naturel.

Enfin une indication bien claire peut encore être fournie par la situation connue du dernier dièse ou du dernier bémol par rapport à la tonique :

Si le ton prend des dièses, le dernier portera sur la septième lote de la gamme (sauf l'exception indiquée au § 169).

Si le ton prend des bémols, le dernier portera sur la quatrième note de la gamme (sauf l'exception § 169).

Or, le dernier dièse ou le dernier bémol étant connu, on sait, par le rang qu'il occupe dans l'ordre de succession de ces altérations, combien on en a.

N. On appelle tons enharmoniques les tons dont les degrés correspondants sont furnu''s de notes synonymes.

llù PRINGIPKS DE LA MUSIQUE.

0. Les tons enharmoniques se trouvent à une distance de douze quintes justes dans l'ordre de leur génération, et ils diffèrent en conséquence par douze altérations constitutives.

P. Les altérations constitutives d'un ton étant données, il suffit, poiu" connaître celles du ton enharmonique, d'ajouter aux premières ce qu'il faut pour faire douze. Le nombre ajouté, sera celui des altérations, en signes contraires, que réclame le ton enharmonique. Ainsi le ton qui prend trois dièses aura pour enharmonique celui qui prend neuf bémols; le ton qui prend quatre bémols aura pour enharmonique celui qui réclame huit dièses.

Q. Au moyen de l'enharmonie, douze tons suffisent à exprimer tous les autres, quels qu'ils soient.

EXERCICES-

RÉl'OiNDRE .\UX QUESTIONS SUIVANTES.

(Sur les principes.)

Dam quel ordre s'engendrent et s'enchaînent les différents tons ? — A .

Les tons qui prennent des dièses et ceux qui prennent des bémols progressent-ils de la même manière ? — B.

Nommez dans l'ordre de leur génération les tons avec des dièses, en partant du ton d'il. — C.

Nommez dans tordre de leur génération les tons avec des bémols, en partant du ton d'vi. — D.

Quel est le rôle et quelle est la situation du ton d'm par rapport aux autres tons"! — E.

Dans quel ordre se produisent les dièses et les bémols constitutifs ? — F.

Quelle est la série des dièses ? — G .

Que/le est celle des bémols ? — H.

Quelle remarque neut-on faire sur ces deux séries comparées tune à r autre ? — L

Pourquoi le premier des dièses est-il toujours sur fa et le premier des bémols sur SI ? — J.

GENERATIOiN DES TONS, ETC. ÎÎ5

Comment s'engendrent les autres altérations 1 — K.

Les altérations constitutives étant données, comment font-elles tout de suite connaître le ton? — L.

Un ton étant donné, comment peut-on connaître facilement les altérations constitutives qu'il réclame 1 — M.

Qu'est-ce que les tons synonymes ou enharmoniques ? — N.

Par combien d'altérations constitutives les tons enharmoniques diffèrentils l'im de l'autre! — 0.

Les altérations constitutives d'un ton étant données, comment connaît-on celles du ton enharmonique! — P.

Avec le secours de l'enharmonie, à combien peut être limité le nombre des tons réellement différents ? — Q.

(Sar l'application.)

Quels sont, dans l'ordr^ de leur génération, les tons voisins de tel ton ?

Quel est le premier des dièses constitutifs'! Quel est le 2% etc. , etc. , /e 7"?

Quelest le premier des bémols constitutifs! Quel est le 2% etc. , etc. ,leT'î

Quel est le dernier dièse {ou bémol), quand il y en a tel nombre!

Combien y a-t-il de dièses {pu de bémols) constitutifs, quand le dernier est sur telle note ?

Sur quelle note se pose le premier double dièse ! le dernier !

Sur quelle note se pose le premier double bémol ! le dernier !

Quel serait le ton avec tel nombre de dièses !

Quel serait le ton avec tel nombre de bémols ?

Quelles seraient les altérations constitutives pow tel ton !

Indiquez les tons enharmoniques de tel ton !

Quelles seraient les altérations constitutives dans le ton enharmoiiique de celui qui prend tel nombre de dièses ? de celui qui prend tel nombre de bémols ?

EXERCICES PRATIQUES

Continuer les dictées.

LEUR COiNSTITUTION. — DIFFÉRENTES MANIÈRES DE FAIRE LA GAMME MINEURK. -

Page 1