‹ Principes de la philosophieChapitre 3 sur 93 · PR VE · texte numérisé non relu

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ertain qu ‘elles W’ont janais été nombreuses. Elles ve res, parce qu'elles ont été choisies. Il nous est impos= 3 e d'entrer ici dans des détails qui En ARS Nous.

‘etint avec lui le éomnersk le plus suivi et le A affec ux. C'est à àla pone Élisabeth que Descartes dédia ses.

Le e le us fidèle et le plus éclairé.

tes à ses travaux.

ner peu d’années grand anatomiste, grand physiogiste et habile médecin. Sur ce point, le Discours de la . methodenous apporte un témoignage indiscutable. Au reste, les seuls travaux que nous ayons ici en vue sont des travaux de recherche. Nous devions donner ces indications avant qué de nous occuper de travaux d’un autre ordre, < ux qui se rapportent à la composition et à la publication es ouvrages dans lesquels la philosophie cartésienne se

rouve exposée. :

Descartes, ayaut pour objet de fonder uue philosophie nouvelle, En naturellement penser tout d’abord à pré«

Sur les rapports de Descartes de M. Foucher de Careil : Descartes, la princesse Élisabeth, on | La princesse Élisabeth et la reine — a consuller le récent travail Christine. Paris, 1819. x

senter au public l’ensemble de sa doctrine. Tel fut, en effet,

son dessein. [l commença donc à rédiger un grand. ouvragé

qui devait avoir pour titre : le Monde, ou Traité de la lu-

mière 1. Son travail avançait de manière à lui donner satisfaction, quand il apprit que l’Inquisition romaine venait de * condamner Galilée pour avoir soutenu le système de Co- : pernie sur le mouvement de la terre. Aussitôt il s’arrêta, et, |

dans le premier moment, prit la résolution de ne plus rien écrire (1633). Une pareille résolution a de quoi de ‘il faut tâcher de l’expliquer.

Que le système de Copernic fut une doctrine suspecte, Descartes ne pouvait pas l’ignorer, car tout le monde le sa- . vait. Déjà même, en 1616, l’Inquisition avait condamné le.

mouvement de la terre, etil est certain que Descartes l’a-

vait entendu dire. Sa surprise est done assez étrange. Sa' résolution ne l’est pas moins. Était-1l inquiété dans sa foi?

Nullement. Son adhésion au système de Copernic paraîtaussi ferme et aussi tranquille après qu'avant le décret de l’In-

quisition. Était-il effrayé des conséquences fâcheuses que

pouvait avoir la publication de son livre? Mais on ne voit

pas bien ce qu’un Français établi en Hollande pouvait avoir

à craindre de l’Inquisition romaine dont les décrets n’étaient même pas reçus en France. La vérité est qu'il ne s'était pas

sans peine décidé à écrire : le métier de faiseur de livres

lui paraissait médiocrement compatible avec la qualité de

gentilhomme. Nous savons d'ailleurs que, dès 1619, il avait:

pris la résolution de tenir les questions religieuses absolu-

ment en dehors de ses recherches, et même de ses méditations philosophiques, et c'était un de ses principes de ne :

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4. Il hous en reste une esquisse de l'ouvrage entier se trouve dans

en quinze chapitres qui forment une le Discours de la méthode, N° centaine de pages. Au reste, le plan parie,

e jamais sur une s-Pésblat on prise. En adoptant le 1e de Copernic, il s’était flatté de n’adopter qu'une n de physique sans aucune een Pour A foi. 53

trompé sur ce point. Enfin, il était catholique, et catho- | lique soumis. Braver l'autorité de l’Église dans un pays hérétique lui paraissait une sorte de déloyauté et presque - de forfaiture. Sa résolution est donc à la fois très honorable et très intelligible. Dès qu’elle fut connue, elle souleva contre lui tous ses amis, sans aucune exception. : > endant il tint bon, et son livre demeura supprimé. pour donner satisfaction à tous ceux dont l'influence ’avait une premnière fois décidé, il promit de composer un. autre ouvrage dans lequel il exposerait d’abord sa méthode, = . ensuite les principaux résultats auxquels cette méthode lui sa + wait permis de parvenir dans les sciences. Telle est l’ FE é gine du Discours de la méthode. ee ouvrage, paru en 1637, et qui contenait, outre le Dis- cours lui-même, trois traités : la Dioptrique, les Météores et la Géométrie, renfermait, sans parler de la méthode, 13 deux parties bien distinctes ; une partie scientifique et une partie métaphysique. De Ja partie scientifique, Descartes prit pas d’abord beaucoup de souci. Il laissa les géomêtres Schooten, Florimond de Beaune, commenter son ? livre et développer ses idées, et se contenta de répondre. ar lettres à quelques objections ou à quelques demandes ’éc'aircissements qui lui furent adressées surtout par l’intermédiaire du P. Mersenne. Il comprit d’ailleurs sur-le- champ que Sa Géométrie se défendrait toute seule et triom-

était plus facilement attaquable. Elle était d’ailleurs tout entière renfermée dans une seule partie, c’est-à-dire dans ques pages du Discours de la mélhode. I jugea néces-

saire del développer, etse mit à compo mélaphy ysiques.

sophes et aux théologiens. Elles furent de plus comm : quées avant l'impression aux écrivains du temps les p habiles et les plus célèbres en ces matières, Arnaul Hobbes, Cr etc, qui ne leurs es

due. de Luynes, que Descartes revit, et à MR = quelques changements et additions. Gette traductioi : donc E dpuet ue Cependant le système du monde et la physique général w saint pas encore été "EXPOSÉS 1° ensemble se a d

à - cipia oi Les trois grands ouvrages que nous venons d'indiqu

… embrassent toutes les parties de la philosophie, à l’excep

tion de la seule morale. Descartes ne voulut jamais pul

un traité dogmatique de morale, mais pour montrer com-

“. ment il entendait que sa méthode fût appliquée aux questions de cet ordre, il fit paraître, en 1649, son Traité des

. passions de l'âme, qui clôt la liste des grands ouvrages PE =

ne de son vivant: es

à peu de sa sérénité; car il était moins sensible à la Site aux tracasseries, et les tracasseries ne lui manquérent . D est inutile d'entrer dans ces détails. Nous n'avons ES

ant | la pensée qu’il pourrait concilier à la princesse Élisa= | et à la maison palatine la protection de la Suède va de le déterminer {. Il partit. Il fut reçu par Chris- > d’une manière digne de lui; mais le climat de la

4650, il tomba malade d’une inflammation de poitrine, etle 11 ah même mois il était mort. Il avait cinquante-trois ans En

1. Voyez le récent travail de | La princesse Elisabelh el la reine © Foucher de Careil : Descartes, | Christine. Paris, 1379,

RÉSUMÉ DE LA PHILOSOPHIE He DE DESCARTES

La philosophie cartésienne est une philosophie complète, 2 c’est-à-dire une philosophie qui a la prétention de fournir des principes à l’aide desquels on peut résoudre toutes les 5 one que \i esprit humain se pose légitimement. :

avons examinée ailleurs, à propos du Discours de la ni : thode. Cela posé, la philosophie cartésienne se divise en

pe, AU parties : : ie HÉRAEUS ou science des Ro

de Phone. Nous us examiner ces {rois parties suc A cessivement,. PRET

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