Voy. 1°e Méditatioth
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. pouvons nous abstenir de recevoir en notre croyance les choses que nous ne connaissons pas bien, et ainsi nous empêcher d’être jamais trompés {.
7. Que nous ne saurions douter sans être, et que cela est la première connaissance certaine qu’on peut acquérir.
Pendant que nous rejetons ainsi tout ce dont nous pouvons douter le moins du monde, et que nous feignons même qu’il est faux, nous supposons facilement qu’il
… n'y à point de Dieu, ni de ciel, ni de terre, et que nous n'avons point de corps, mais nous ne saurions supposer … de même que nous ne sommes point pendant que nous doutons de la vérité de toutes ces choses ; car nous avons tant de répugnance à concevoir que ce qui pense n’est pas véritablement au même temps qu’il pense, que, nonobstant toutes les plus extravagantes supposi- - tions, nous ne saurions nous empêcher de croire que cetle conclusion : Je pense, donc je suis, ne soit vraie, et par conséquent la première et la plus certaine qui se présente à celui qui conduit ses pensées par
* ordre.
4. Nous pouvons nous abstenir de recevoir en notre croyance les choses que nous ne connaissons pas bien; mais, à l'égard des choses que nous connaissons bien, nous ne sommes pas libres.
2, Tout cela demanderait quelque développement. Quand Descartes dit : Je pense, donc je suis, en-
tend-il qu’il est sa pensée même, où bien une substance, une cause différente de sa pensée ct qui la produit, — Les auteurs des Objections aux Méd. avaient longuement discuté la question de savoir si le Je pense, donc je suis, est ou n’est pas un syllogisme, Remarquer qu'ici Descartes l'appelle une conclusion.
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8, Qu’on connaît aussi ensuite la distinction qui est entre l'ame et le corps.
Il me semble aussi que ce biais est tout le meilleur que nous puissions choisir pour connaître la nature de l'ame, et qu’elle est une substance entièrement distincte « du corps: car, examinant ce que nous sommes, nous qui sommes persuadés maintenant qu’il n’y a rien hors
de notre pensée qui soit véritablement ou qui existe,
nous connaissons manifestement que, pour être, nous n'avons pas besoin d'extension, de figure, d’être en aucun lieu, ni d’aucune autre nb See que l’on peut attribuer au corps, et que nous sommes par cela seul que nous pensons; et par conséquent que la notion que nous avons de notre ame ou de notre pensée précède celle que nous avons du corps, et qu’elle est plus certaine, vu que nous doutons encore qu’il y ait aucun corps au monde, et que nous savons certaine= ment que nous pensons‘.