Les deux termes qualilés ou sons la pensée, mais qui nous
propriétés ct substance étant corrélatifs, il est évident que, si nous connaissons une qgualilé ou une propriélé, nous pouvons affirmer existence d’une substance : mais qui .nous permet d'affirmer à priori qu'une chose connue est une qualité, par exemple nous connais-
permet de décider que la pensée est une qualité,
2. Descartes ne va pas jusqu'à dire que la substance n’est qu'une collection de propriétés.
3. La pensée serait donc une substance et non la qualité ou propriété d’une chose pensante,
19. D'où vient que tout le monde ne la connaît pas en cette façon.
Ceux qui n’ont pas philosophé par ordre ont eu d’autres opinions sur ce sujet, parce qu’ils n’ont jamais distingué assez soigneusement leur ame, ou ce qui pense, d'avec le corps, ou ce qui est étendu en lonoueur, largeur et profondeur. Car encore qu'ils ne fissent point difficulté de croire qu'ils étaient dans
le monde, et qu'ils en eussent une assurance plus M
grande que d'aucune autre chose, néanmoins, comme ils n’ont pas pris garde que pour eux, lorsqu'il était question d’une certitude métaphysique, ils devaient entendre seulement leur pensée, et qu’au contraire ils ont mieux aimé croire que c'était leur corps qu'ils voyaient de leurs yeux, qu’ils touchaient de leurs mains, et auquel ils attribuaient mal à propos la fa-
culté de sentir, ils n’ont pas connu distinctement la nature de leur ame.
13. En quel sens on peut dire que, si on ignore Dieu, on ne peut avoir de connaissance certaine d’aucune autre chose !.
Mais lorsque la pensée, qui se connaît soi-même en cette façon, nonobstant qu’elle persiste encore à douter des autres choses, use de circonspection pour tàcher d'étendre sa connaissance plus avant, elle trouve en soi premièrement les idées de plusieurs choses; et pendant qu’elle les contemple simplement, et qu’elle n’assure pas quil y ait rien hors de soi qui soit sem-