Excepté le Je pense, donc je suis
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Étbble à ces idées, et qu'aussi elle ne le nie pas, elle Des hors de ue de se méprendre. Elle rencontre … aussi quelques notions communes dont elle compose » des démonstrations qui la persuadent si absolument
+ qu'elle ne saurait douter de leur vérité pendant qu’elle: … s'y applique. Par exemple, elle a en soi les idées des = nombres et des figures; elle a aussi entre ses com- - munes notions, que, si on ajoute des quantités égales » à d'autres quantités égales, les tous seront égaux, et beaucoup d’autres aussi évidentes que celle-ci, par les- … quelles il est aisé de démontrer que les trois angles d'un triangle sont égaux à deux droits, etc. Or tant qu'elle aperçoit ces notions et l’ordre dont elle a déduit cette conclusion on d’autres semblables, elle est très assurée de leur vérité ; mais, comme elle ne saurait y penser toujours avec tant d'attention, lorsqu'il arrive qu’elle se souvient de quelque conclusion sans prendre garde à l’ordre dont elle peut être démontrée, et que cependant elle pense que l’Auteur de son être? aurait - pu la créer de telle nature qu’elle se méprît en tout ce qui lui semble très évident, elle voit bien qu’elle a un juste sujet de se défier de la vérité de tout ce qu’elle = n’aperçoit pas distinctement, et qu'elle ne saurait - avoir aucune science certaine jusques à ce qu’elle ait connu celui qui l’a créée.
1. Cf. Pascal : « La mémoire est ves. Il en résulte que pratiquenécessaire pour toutes les opéra- ment toute certitude dépend de tions de l'esprit. » Les conséquences | la mémoire.
> de cette observation sont lrès gra- 2. Quel qu’il soit,
14. Qu'on peut démontrer qu’il y à un Dieu de cela seul que {a nécessité d’être ou d’exister est comprise en la notion. que nous avons de lui.
Lorsque par après elle fait une revue sur les diverses
idées ou notions qui sont en soi {, et qu’elle y trouve celle d’un Être? tout connaissant, tout-puissant el extrêmement parfait, elle juge facilement, par ce qu'ellen aperçoit en celte idée, que Dieu, qui est cet Être tout parfait, est ou existe : car encore qu’elle ait des idées
distinctes de plusieurs autres choses, elle n’y remarque
rien qui l’assure de l'existence de leur objet ; au lieu
qu'elle aperçoit en celle-ci, non pas seulement une
existence possible comme dans les autres, mais une
existence absolumentnécessaire et éternelle. Etcomme,
de ce qu’elle voit qu’il est nécessairement compris"
daus l’idée qu’elle a du triangle que ses trois angles soient égaux à deux droits, elle se persuade absolument
que le triangle à les trois angles égaux à deux droits;
de même, de cela seul qu’elle aperçoit que l'existence nécessaire et éternelle est comprise dans l’idée qu’elle
a d’un Être tout parfait, elle doit conclure que cet Être
tout parfait est ou existe.