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ce qui connaît quelque chose de plus parfait que soi. ne s’est point donné être, à cause que par mêmes moyen il se serait donné toutes les perfections dont il aurait eu connaissance; et par conséquent qu'il nez saurait subsister par aucun autre que par celui qui possède en effet toutes ces perfections, c’est-à-dire qui est Dieu.
21. Que la seule durée de notre vie suffit pour démontrer que Dieu est.
Je ne crois pas que l’on puisse douler de la vérités de cette démonstration, pourvu qu'on prenne garde à la nature du temps ou de la durée de notre vie : car, étant telle que ces parties ne dépendent point les unes» des autres et n'existent jamais ensemble, de ce ques nous sommes maintenant, 1l ne s’ensuit pas nécessai= rement que nous soyons un moment après, si quelque cause, à savoir la même qui nous a produits, ne con“ tinue à nous produire, c’est-à-dire ne nous conserve M et nous connaissons aisément’qu'il n’y a point de force en nous par laquelle nous puissions subsister ou nous conserver un seul moment, et que celui qui a tant de puissance qu'il nous fait subsister hors de lui et qui nous conserve doit se conserver soi-même, ou plutôt n’a besoin d’être conservé par qui que ce soit, et enfin qu'il est Dieut.
4. C'est là ce qu'on nomme la Spinozisme. Descartes semble avoir doctrine de la création conti- voulu écarter celle interprétation nuée. Beaucoup d’historiens ont vu par les mots : « subsister hors dans celte doctrine le germe du de lui ».
== ‘‘\en connaissant qu’il y a un Dieu, en la façon ici expliquée, on connaît aussi fous ses attributs, autant qu’ils peuvent être connus par la seule lumière naturelle.
Nous recevons encore cet avantage, en prouvant de … cette sorte l'existence de Dieu, que nous connaissons par même moyen ce qu'il est, autant que le permet la - faiblesse de notre nature; car, faisant réflexion sur … l'idée que nous avons naturellement de lui, nous … xoyons qu'il est éternel, tont connaissant, {out-puissant, source de toute bonté et vérité, créateur de toutes - choses, el qu'enfin il à en soi tout ce en quoi nous … pouyons reconnaitre quelque perfection infinie ou bien - qu'il n’est borné d'aucune imperfection.
23. Que Dieu n’est point corporel, et ne connaît point par & l’aide des sens comme nous, et n’est point auteur du = péché,
“ Carilya des choses dans le monde qui sont limitées, et en quelque façon imparfaites, encore que ‘nous .remarquions en elles quelques perfections ; mais nous -concevons aisément qu'il n’est pas possible qu'aucune - de celles-là soient en Dieu : ainsi, parce que l’exten-
sion constitue la-nature du corps, et que ce qui est élendu peut être divisé en plusieurs parties, et que cela marque du défaut, nous concluons que Dieu n’est point un corps. Et bien que ce soit un avantage aux hommes d’avoir des sens, néanmoins à cause que les sentimens! se font en nous par des impressions qui