‹ Principes de la philosophieChapitre 70 sur 93 · Nous dirions aujourd’hui : « sensations · texte numérisé non relu

Nous dirions aujourd’hui : « sensations

Descartes. — Principes de la Philosophie. 9

viennent d’ailleurs, et que cela témoigne de la dépen-: dance, nous Hébre aussi que Dieu n’en a point: mais qu’il entend et veut, non pas encore comme nous par des opérations aucunement différentes, mais ques toujours par une même et très simple action il entend,* veut et fait tout, c’est-à-dire toutes les choses qui sont” en effet. Car il ne veut point la malice du péché, parces au’elle n’est rien!.

24. Qu'après avoir connu que Dieu est, pour passer à la connaissance des créatures, il se faut souvenir que notre entendement est fini, et la puissance de Dieu infinie.

Après avoir ainsi connu que Dieu existe et qu’il est« l'auteur de tout ce qui est ou qui peut être, nous sui= vrons sans doute la meilleure méthode dont on ses puisse servir pour découvrir la vérité si, de la con= naissance que nous avons de sa nature, nous passons” à l’explication des choses qu’il a créées, el si, nous« essayons de la déduire en telle sorte des notions qui sont naturellement en nos ames, que nous ayons une science parfaite, c’est-à-dire que nous connaissions les effets par leurs causes?. Mais, afin que nous puissions l'entreprendre avec plus de süreté, toutes less fois que nous voudrons examiner la nature de quelque chose, nous nous souviendrons que Dieu, qui en est

4. C’est la doctrine de tout le 2. Aiusi la philosophie de Des-

xviie siècle, I est inutile de chercher une cause efficiente du péché, puisque le péché est une privation.

cartes est toute à priori. Elle proscrit la recherche des causes finales, ;

ères de nie et de Li Trinité, nous ne ns point difficulté de les croire, encore que nous k s entendions peut-être pas bien chairenise ea: %

+ penser que tout ce en quoi nous ne trouvons : aucunes bornes est indéfini. ie

nou. qui sommes finis, entreprissions d’en détermmer Puelque. chose, et par ce moyen le supposer fini en hant de le Comprendre: c’est pourquoi nous ne

tt À OR |:

examiner telles difficultést. Et, pour nous, en voyant des choses dans lesquelles, selon certit! 4 sens, nous ne remarquons point de limites, nous nassurerons pas pour cela qu’elles soient infinies;s 4 mais nous les estimerons seulement indéfinies. Ainsi, M parce que nous ne saurions imaginer une élendues si grande que nous ne concevions en même Lemps qu'il y en peut avoir une plus grande, nous dirons que l'étendue des choses possibles est indéfinie; el parce qu'on ne saurait diviser un corps en des parties si petites que chacune de ces parties ne puisse êlre divisée en d’autres plus petites, nous penserons quem la quantité peul être divisée en des parties dont 1e nombre est indéfini; et parce que nous ne saurions, imaginer tant d'étoiles que Dieu n’en puisse créer davantage, nous supposerons que leur nombre est indéfini, et ainsi du reste?.

Page 1