‹ Principes de la théorie des richessesChapitre 22 sur 76 · IO · texte numérisé non relu

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DE IA MONNNAIE DANS I.’ANTIQlTrÉ.

Ire monnaie légale (|ue de petites pièces rondes, fondues avec vin alliage de cuivre et d’étain, et appelées tsien; les Européens leur ont donné communément le nom de mpbquptt. Elles sont percées, au milieu, d’un trou carré, afin de pouvoir être enfilées avec une corde; mille do ces pièces forment une enfilade équivalant, an cours moyen , à une once chinoise d’argent. Bien que les sapèques ne soienL habituellement employées que pour les achats do détail, l’or et l’argent, qui servent pour des achats plus considérables, se pèsent comme une denrée ordinaire, et les conventions se font en enfilades de sapèqnes. A cet effet, les Chinois des villes portent toujours avec eux de petites balances pour acheter ou vendre, et pèsent l’argent qu’ils donnent ou reçoivent. Les billets de banque payables au porteur sont en usage dans toute l’étendue de l’empire. Ils sont émis par les grandes maisons de commerce et acceptés dans toutes les villes importantes. »

Dans le monument le plus authentique de la civilisation de l'Iode, dans les lois de Manou, on trouve1 une sorte de métrologie du cuivre, de l’argent et de l’or, qui peut donner une idée des rapports que le législateur entendait mettre entre les valeurs commerciales de ces métaux, et de la manière d'en évaluer le poids : on n’y lit rien qui puisse donner l’idée d’espèces frappées. Par la suite, les conquérants de l’Inde, Grecs, Musulmans ou Chrétiens, y ont porté la monnaie comme un signe caractéristique do la civilisation de l’Occident, restée en dehors des institutions indigènes.

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