‹ Principes de la théorie des richessesChapitre 28 sur 76 · SI · texte numérisé non relu

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du monde commercial, et si l’on veut que la monnaie fictive, la provision de jetons se transforme en une monnaie composée du même nombre de pièces, pareillement échelonnées, rendant exactement les mêmes services, mais qui possèdent effectivement ét intrinsèquement les valeurs pour lesquelles elles sont admises dans la circulation? 11 faudra d’abord que les poids des pièces de divers modules, si elles ont toutes le même degré de fm, ou (dans le cas contraire) les poids de métal fin qu’elles contiennent, soient précisément en raison directe des valeurs pour lesquelles elles circulent. Il faudra ensuite que la valeur de l’unité pondérale du métal précieux, quand la totalité de la masse circulante vient à varier (l’état du système économique et les besoins de la circulation ne changeant pas), varie précisément en raison inverse de la masse circulante; et la formule mathématiquedont nous avons déjà proposéun autre exemple (54) trouvera ici son application rigoureuse. Que les jetons, devenus de vraies monnaies, pèsent un peu plus ou un peu moins, leur office dans la circulation sera le même. Le service que rend maintenant notre pièce de cinq francs était aussi bien rendu autrefois (H 1) par une pièce d’argent qui n’avait que le poids de notre pièce actuelle d’un franc, ou environ. Une révolution inverse aurait lieu maintenant, que le commerce et les affaires (après le temps de crise donlnous parlerons toutà l’heure) n'en iraient, ni mieux, ni plus mal. Seulement, les garçons de caisse s’en trouveraient soulagés, et la manutention des gros payements en espèces d’argent serait sujetteà moins d’incommodités. Si le poidsde la pièced’or de vingt francs se trouvait un jour doublé (supposition qui n’a aujourd’hui plus rien d’étrange), il deviendrait

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