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Nous avons mis en regard les ressources natu

relies et le travail humain, sans parler du capital qui est une des conditions organiques de la production, aussi bien que les ressources naturelles et le travail proprement dit. Cette omission ne serait une faute que s’il s'agissait de savoir comment, sous l’empire de nos institutions sociales, la richesse produite se répartit entre les diverses classes de la population : ouvriers, capitalistes, propriétaires. Or, nous avons voulu dans ce qui précède signaler des lois générales, fondamentales, applicables à l’état de société le plus grossier comme au plus raffiné, et qui se feraient encore sentir, même après qu’on aurait supprimé, si c’était possible, les distinctions d’ouvriers, de propriétaires et de capitalistes (12, note). A ce point de vue, il en est des produits réservés pour servir d’instruments à une production ultérieure, comme des produits destinés à la consommation actuelle. Pour les uns comme pour les autres, l’accroissement de population et de besoins exige que le travail de l’homme concoure dans une proportion plus forte à la création des produits. Pour les unfe comme pour les autres, les perfectionnements de l’industrie diminuent la part contributive du travail de l’homme. S’il faut que la population travaille davantage pour obtenir le surcroît de produits exigé pour les besoins de la consommation immédiate, il faudra qu’elle travaille et se prive davantage encore pour créer et mettre en réserve les produits destinés à être les instruments de ce surcroît de production.

Il s’agit donc de pénétrer plus avant dans l’étude du phénomène social, en tenant compte de la distribution des rôles créés par nos institutions; ce sera l’objet du chapitre suivant.

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