‹ Principes de littérature [microforme]Chapitre 106 sur 225 · UNE JEUNE FILLE A SA MÈRE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE FILLE A SA MÈRE

Ma chère maman,

Le mois d'octobre a été beaucoup pius agréable que le mois de septembre. Le temps a été presque toujours beau, nous avons pu prendre nos récréations au grand air, faire de belies promenades et profiter de nos congés.

Il y a quinze jours, nous avons eu une petite retraite, C’est un Père Jésuite qui l’a prêchée. Oh ! le bon Père! Qu'il nous a dit de belles choses, ma chère maman! I] nous faisait rire et pleurer comme 1l voulait. Nos maitresses elles-mêmes riaient et pleuraient comme nous autres. Je vous assure que personne n’a trouvé le temps long. Enfin, ce bon Père à paru très content de nous, et, avant de partir, 1l nous a donné un grand congé.

Depuis la retraite nous sommes à l’ouvrage tout de bon, l'ennui commence à se passer. N'oubliez pas, ma chère maman, que vous m'avez promis de venir me voir dans le cours de l’automne ; je vous attends avec impatience, je désire vous voir, vous embrasser. Si vous saviez comme je pense souvent à vous, à papa et à mes frères et sœurs ! Oh ! que je voudrais bien, aux beaux jours de congé, être libre d'aller passer quelques heures au milieu de vous.

J'ai reçu les effets que vous m'avez envoyés. La robe me va bien, les bas sont très jolis et les bonbons excel lents. Vous êtes bien bonne, ma chère maman; je vous remercie de tout mon cœur et je vous baise sur les deux joues ainsi que papa et mes frères et sœurs. Je suis en parfaite santé. Adieu.

PIX Hib sul me ne!

rals don heu la © que, ICI ] de 1 beau mais je n’ COUS Le nade tion, la ma elles Ma dimar trois s ma ch Ne m:

donne le mo:

de ton Je te bonne

ble que ou jours u gran cOnges,.

retraite, )n Père!

man! Îl os mainé nous rouvé le ntent de n grand

tout de pas; ma me voir ec Impa- Si vous et à mes x beaux s heures

La robe \s excel- 1 vous les deux SUIS EN

Page 1