‹ Principes de littérature [microforme]Chapitre 184 sur 225 · MADAME DE MAINTENON A MME DE GRUEI · texte numérisé non relu

MADAME DE MAINTENON A MME DE GRUEI

. | 7 Mars 1701.

RS nt oublié de vous dire ce que j'ai remar es Ya gets jours, en vous entendant oder

angile ; il me paraît que vous embrassiez trop d

matières, 1l en faut peu pour des enfants ; vou ee trop aussi, et je crois qu’il faudrait les faire p de vantage, pour voir s’ils entendent et s'ils ne sn Je trouvai encore que vous étiez trop de à exemple, vous dites qu’il fallait faire un divorce st a avec le péché ; cela est vrai, et bien dit; mai ue crois pas qu'il y ait trois filles dans votre cl ch sachent ce que c’est qu’un divorce ; soyez si ne %e songez qu’à être intelligible. ! SL

JosEPrH DE MAISTRE A SA FILLE.—(Æx/rait,)

Tu as probablement lu dans la Bible, ma chère Adèle : La femme forte entreprend les ouvrages les plus pénibles, et ses doigts ont pris le fuseau. Mais que diras-tu de Fénelon, qui décide avec toute sa douceur : La femme forte file, se cache, obéit et se tait.

Voici une autorité qui ressemble fort peu aux précédentes, mais qui a bien son prix cependant : c’est celle de Molière, qui a fait une comédie intitulée les Æemmes savantes. Crois-tu que ce grand comique, ce juge infaillible des ridicules eût traité ce sujet, s’il n'avait pas reconnu que le titre de femme savante est en effet un ridicule? Le plus grand défaut pour une femme, c’est d'être homme.

Partant, ma fille, prie ta mère qui est si généreuse de t’acheter une jolie quenouille, un joli fuseau, mouille délicatement le bout de ton doigt, et puis vrrr,et tu me diras comment les choses tournent.

Tu penses bien, ma chère Adèle, que je ne suis pas ami de l'ignorance ; mais dans toutcs les choses il y a un milieu qu’il faut savoir saisir. Le goût et l’instruction, voilà le domaine des femmes.

Elles ne doivent point chercher à s'élever jusqu’à la science, ni laisser croire qu’elles en ont la prétention.

A l'égard même de l'instruction, une dame, et plus encore une demrciselle, peuvent bien la laisser apercevoir, jamais la montrer.

Louis VEUILLOT A SON NEVEU PIERRE.

Versailles, le 14 mai 1871.

Mon cher Pierre, j'ai reçu ta lettre, où tu me dis que tu m'aimes bien. Moi aussi, je t'aime bien, et pour bien des raisons ; je t'aime parce que tues le fils de mon frère, qui est l’homme que j'aimerais le plus au monde. quand même il ne serait pas mon frère ; je t'aime parce

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que tu es mon filleul ; je t'aime parce que tu es un bon petit enfant, à qui Notre-Seigneur va se donner, afin que tu deviennes un bon grand chrétien.

Je pense souvent à toi. Je demande à Dieu que tu fasses ta première communion de telle sorte que tu en ressentes la grâce toute ta vie. C’est un chagrin pour moi de ne pouvoir être là avec ton père et ta mère, et ta tante et ta cousine. Nous y voudrions être tous. Les affaires nous retiennent ici. et ce sont des affaires qu’il ne faut pas négliger, parce qu’elles sont un peu les affaires du bon Dieu, et aussi les tiennes, commenu le sauras plus tard. Mais les affaires ne retiennest pas mon cœur, et il sera là, priant pour toi. Souvien,-t’en, lorsque tu feras ton action de grâces, après avoi reçu le corps de Notre-Seigneur, et, de ton côté, prie pour moi.

Cher enfant, demande au bon Dieu, premièrement, de l’aimer toute ta vie ; secondement, de lui obéir toute ta vie, dans l’état où il lui plaira de t'appeler ; troisièmement, de lui donner toute ta vie. Tu obtiendras cela, si tu fais vœu d’écouter toujours la sainte Eglise, et cela est tout. Une bonne prière à faire tous les jours plusieurs fois serait celle-ci : “ Mon Dieu, faites que j'écoute toujours et que je suive en tout votre Eglise, que vous avez faite et que vous m'avez donnée pour me conduire à vous!” Ainsi tu imiteras ton père, tu consoleras ta mère, tu seras l'exemple de tes frères et de ta sœur ; et nous, nous serons tous fiers de toi.

Adieu, mon cher Pierre. Souviens-toi de ce que je te dis là. Le bonheur, le repos, la gloire de la vie, c'est de servir l'Eglise.

Je veux te donner une montre pour ta première communion. J'attends d’être à Paris pour la choisir. Ici, je ne trouve pas ce que je veux. C’est comme si tu l’avais déjà dans ta poche.

Ton parrain très affectionné,

Louis V EUILLOT.

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