‹ Principes de littérature [microforme]Chapitre 82 sur 225 · BLANCHARD ET MINETTE · texte numérisé non relu

BLANCHARD ET MINETTE

Je peins la plus douce espèce de sots. Il y en a d’autres, il y en a de pires, j'y viendrai. Achevons ceux-ci.

Ce pauvre Blanchard, l’incrédule, je crois le voir encore. C'était un bon homme. Il avait une jeune femme qu'il appelait Minette et qu’il promenait en Italie pour l’amuser.

La digne créature ne s’amusaït pas du tout. Cela lui donnait le torticolis Ce regarder les plafonds ; elle avait peur dans ces grandes églises. Elle disait à son mari:

‘“ Blanchard !

‘ Quel plaisir peut-on prendre à voir ces ruines? C'est triste, et ça peut tomber sur nous ; il y a toutes sortes de bêtes là dedans.”

Blanchard répondait: ‘ C'est beau, parce que c’est antique. Lorsque nous serons de retour, nous serons contents de pouvoir dire que nous l'avons vu.”

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