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Ce sont donc les causes morbifiques réelles, l’ensemble des modalités affectives qu’une division des causes devrait avoir en vue. A chacune des grandes divisions établies dans le monde vivant des affections, il faudrait rapporter les faits occasionnels qui lui sont propres; de la sorle, on édifierait une classification légitime de ces deux ordres de faits; on supprimerait ainsi l'étude artificielle des occasions morbides
de l’étiologie. 317
considérées en elles-mêmes, et l’étiologie rentrerait dans l’ordre médical, dans la science de l’être souffrant.
Mais, par cela même, une division des causes morbifiques ne saurait se donner en dehors de toute histoire pathologique. Celte division doit comprendre en germe la division générale des maladies, et fournir la base des classifications pathologiques. Tout s’enchaîne, se soutient et se reproduit, causes, éléments des maladies, maladies. Isolée, chacune de ces études devient vaine et nominale; il y a entre elles des attaches nécessaires, des réciprocités logiques, marque et suite des vérités premières, de la doctrine une et invariable qui relie et anime les divers côtés de la science. L'indépendance des parties entraîne la fragilité dans une construction scientifique; elle témoigne d’un édifice élevé sans liens communs qui fortifie le tout, sans ordonnance qui fasse d’un point le soutien de l’autre.
Sans doute, il serait possible de produire ici les traits premiers d’une grande division des causes morbifiques et des maladies. La maladie, en effet, évolution d’actes anomaux, reconnaît toujours comme cause une impression morbifique, native ou lentement acquise, accidentelle ou passagère. En développant ces brèves indications, nous tracerions un double tableau et des causes et des occasions, lequel reproduirait toutes les conditions du fait morbide, les intérieures et les extérieures. Nous essayerons, mais plus tard, de dessiner à grands traits cet ensemble et ces harmonies de la maladie. Four en saisir les principaux aspects, il nous faut avancer dans la pleine possession de la pathologie générale, et avoir épuisé les faits constituants et ordonnateurs de la maladie. Nous montrerons alors que celte division générale des causes embrasse toutes les maladies essentielles qui s’offrent à l’observation; nous la verrons répondre aux différences majeures des maladies, et se traduire en des évolutions pathologiques profondément séparées. Pour le moment, nous devons nous borner
à rétablissement de principes inébranlables, et faire que cet établissement soit assez large pour comprendre aisément tous les faits. Ce travail accompli, ceux-ci se grouperont d’euxmêmes sous les principes établis comme sous un centre d’invincible attraction. Diviser et classer devient une œuvre facile quand on est maître des réalités du sujet qui doit supporter la division.