‹ Principes de pathologie généraleChapitre 137 sur 180 · CLXVIII · texte numérisé non relu

CLXVIII

r«r«elèren c»#e»tl«*l» de la fore* médicatrice : »on Intervention néce*»alre «lan* la maladie.

La vie nous a livré le fondement de la cause et de l’unité dans les maladies; nous allons pareillement ldi demander le but régulier auquel tend plus ou moins ouvertement toute évolution morbide. C’est la vie, en effet, qui contient et émet les lois nécessaires de la maladie ; elle demeure l’unique origine des formes vitales accidentelles, et les dirige sans jamais mentir à elle-même, à son inviolable essence.

Remontons donc, en quelques mots, à la finalité propre de l’être vivant. Toute force, toute activité a une fin déterminée, partie intégrante de sa propre nature. Une force, une unité, une existence qui ne tendraient pas à un but non préexistant, mais naissant avec elles, incarné en elles, règle de leur réalisation et de leur développement légitime, ne peut se supposer. Soutenir le contraire est de soi contradictoire ; ce serait affirmer et nier à la fois. Une existence une et active est l’affirmation d’un mouvement ordonné, convergent, régulier; la concevoir sans un but nécessaire, c’est vouloir la comprendre par une succession éparse et déréglée, par la négation de l’affirmation première.

l.a fin nécessaire inhérente à toute unité active est le développement libre et entier de l’unité ; on ne saurait en imaginer une autre; elle seule est en un rapport identique avec la nature de l’être; elle seule est toute renfermée dans l’existence même qu’elle sert à caractériser; elle seule est certaine pour nous et ne dépasse pas nos conceptions.

L’unité vitale obéit à ces lois; elle tend à se développer, h prendre entière possession d’elle-méme dans tous ses effets, à se maintenir dans cette possession, et enfin comme accomplissement suprême de l’œuvre, à se propager. L’évolution organique d’abord, la faculté génératrice ensuite, telles sont les voies par lesquelles la vie marche à sa fin directe. Que devient ce but inévitable lorsque, sous des influences hostiles, la vie est entraînée hors des voies que sa destinée est de suivre? Dans la maladie, l’unité vitale subsiste et ne saurait perdre la finalité nécessaire de ses actes. Cette finalité persistante doit donc s’offrir sous un autre mode, temporaire et accidentel comme le mode vital auquel il se rapporte. La forme nouvelle que donne alors la vie à la finalité, c’est d’abord la résistance à l’influence hostile, et si celle-ci triomphe et affecte la vie sans l’anéantir aussitôt, la finalité normale de la vie se transforme et devient l’effort médicateur. Depuis Hippocrate, la tradition a désigné sous le nom de force ou de nature médicatrice non-seulement l’effort médicateur, mais la vie même qui le tente.

La plus forte conception d’Hippocrate, sa plus puissante synthèse est certainement d'avoir perçu, dans la vie elle-même, le dogme de la nature médicatrice; d’avoir enchaîné la maladie à la règle supérieure de l’activité vitale ; d’avoir vu que la même loi conduit à la conservation, au développement régulier de l’économie vivante, et aussi à la réintégration de l’état hygide, à la guérison. * Le principe de tout est le même, disait-il; il n’v a aussi qu’une fin, et la fin et le principe sont uns... La nature suffit seule aux animaux pour toutes choses;

elle sait elle-même ce qui leur est nécessaire sans avoir besoin qu’on le lui enseigne et sans l’avoir appris de personne... La nature est le premier médecin des maladies, et ce n’est qu’en favorisant ses efforts que nous obtenons quelques succès. » Cette synthèse résume toutes les hautes vérités médicales. Qu’on y réfléchisse, en effet : reconnaître à la maladie une finalité déterminée, c’est par cela même admettre l'unité, l’activité, la spontanéité, la force et la cause comme conditions nécessaires de l’évolution morbide; tout s’enchaîne, et les notions primordiales de la maladie s’appellent et se garantissent les unes les autres ; chacune représente le principe et l’ensemble de toutes les réalités de notre science. Aussi peut-on appliquer à toutes ces notions l’expression synthétique de doctrine, et dire avec une égale vérité : doctrine de la force, de l’unité, de l’activité vitales; doctrine de la nature médicatrice. La tradition ne s’y est pas trompée, elle a consacré ces expressions légitimes.

Le dogme qui nous occupe a fait le caractère et la grandeur de la médecine antique, et les représentants de ce glorieux passé ont élevé leur nom et leur mémoire en proportion du culte voué par eux à la nature médicatrice. L’inlluence de cette doctrine a été si puissante, que, en fin de compte, elle a sauvé la science des conséquences dernières des hypothèses qui l’infestaient. Les théories opiniêtres du mécanicisme, de la chimiatrie, du solidisme et de l’humorisme, qui menaçaient de ruiner l’observation, disparaissaient devant le sentiment profond de cette suprême notion, et régnant en maîtres dans les interprétations scientifiques, se taisaient dès qu’il s’agissait de juger le rôle et la fin de la maladie. L’explication importait peu ici, et on ne la poursuivait pas sur ce terrain sacré : le but souverain, l’effort de la nature vers la guérison devenait

le fait dominant et commandait, aux yeux des médecins, la succession des actes morbides, les mouvements et la marche de la maladie; en sorte que des théoriciens partisans du plut étroit mécanicisme se relevaient hippocratistes et demeuraient grands cliniciens par l’attachement au dogme de la nature médicatrice. Que serait Boerhaave, son nom et son œuVre, s’il eût produit ses seules théories mécaniques, et courbé la science sous ses exigences de systématique? Le meilleur de sa gloire n’est-il pas dans son respect de la grande tradition, dans le sain et intelligent naturisme qu’il enseignait, et qui, loin d’éloigner de l’action thérapeutique, y conduit, l’éclaire et en assure l’énergie? Les explications Boerhaaviennes sont mortes; les Aphorismes sur la connaissance et la curation des fièvres, où revit l’esprit hippocratique, durent encore, augmentés par Stoll, commentés par van Swieten, traduits par Gorvisart. La haute renommée de Baglivi ne lient ni au baconisme, ni au solidisrne que professe le Praxeos rnedicœ, double erreur de méthode et de théorie ; mais à son amour sincère de la nature, à cette pensée inscrite en tête de l’ouvrage, et qui, pour sa fortune, l’inspire souvent: t Medicus naluræ minister et interpres; qnidquid meditetur et facial, si naturæ non obtempérât, naturœ non imperat . » Phrase plus souvent citée peut être que pleinement comprise, et qui, interprétée dans le large sens qui lui appartient, résume tout l’art de guérir.

Toutefois on ne peut aujourd’hui se borner à reproduire les formules antiques ; des aflirmations, même traditionnelles, ne suffisent à établir aucune vérité. L'antiquité, poussée par un instinct puissant, toucha d’emblée aux plus hautes notions médicales; mais il ne lui appartint pas d’en saisir les conditions philosophiques, d’en déterminer les rapports dans l’ensemble des choses, d’en suivre l’action dans l’enchaînement des phénomènes et actes vitaux. Les preuves appuyées sur des principes premiers, les déductions sévèrement conduites, sont le besoin d’un Age destiné à ressentir, et intéressé h repousser

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tous les doutes. La médecine hippocratique trouvait de grandes images pour rendre ses impressions; mais dussent les images rester nuageuses, hésiter en des contours indécis, elle ne cherchait pas ou réussissait mal à les préciser. L’œuvre antique offre le germe des conditions essentielles; elle n’en a nettement développé aucune. C’est ainsi qu’elle a affirmé la nature médicatrice, mais elle n’a pas déterminé ses modalités diverses, ses rapports avec la cause, morbifique, avec l’unité affective, règle de l’évolution morbide; elle n’a pas placé à son point, dans une analyse complète de la maladie, la fin nécessaire de cette convergence d’actes; elle n’a pas recherché toutes les conditions qui influaient sur le libre essor de cette finalité ni montré comment celle-ci existe sous toutes les formes morbides, sous celles qui la manifestent ouvertement comme sous celles qui semblent en être la négation vivante. C’est l’œuvre qui reste à faire et presque entière, car le présent n’a guère fait effort pour aller, sous ce rapport, plus loin que le passé, ou même a renié ce passé, et rejeté d’une science prétendue exacte des formules incertaines et que la sensation ne livrait pas.

Telle est, en effet, la situation actuelle. Les uns élèvent la notion de la force médicatrice à la hauteur d’une doctrine, sans pourtant la proclamer comme un fait général et nécessaire, ce qui est contradictoire, toute doctrine étant en soi l’immuable et le nécessaire ; les autres/ condamnés par principe à repousser la force médicatrice, sont obligés néanmoins de la reconnaître comme un fait inexplicable et fréquent.

Parmi les premiers, deux ordres d’adeptes se présentent: ceux-ci acceptent de confiance la nature médicatrice; ils en font le centre de leurs croyances médicales, la respectent profondément dans la tradition, sans soulever, à son occasion,

DK LA FORCE MKDICATlUCE. A 13

l’esprit nouveau d’investigation, le souille d’examen qui est une des conditions de notre rénovation scientifique. Ces fidèles mais indolents admirateurs de la force médicatrice se tiennent à de banales généralités sur la finalité morbide, reproduisent les quelques exemples vulgairement donnés, appellent en confirmation tels actes pathologiques saillants en certaines évolutions morbides; ils ne vont pas au delà de ces démonstrations, sinon futiles, du moins impuissantes à commander les convictions, car aux exemples plus ou moins probants on en oppose d’autres qui semblent avoir une valeur pareille. Ces vaines discussions se prolongent sans issue, et effacent le dogme pour ne laisser à sa place qu’une tendance aléatoire à la guérison, fait empirique plus ou moins contestable. Il en sera ainsi tant qu’au préalable on n’aura pas fixé les réalités intérieures des faits, tant qu’on n’aura pas conduit la force médicatrice au sein même de la maladie, et qu’on ne l’y aura pas établie partie essentielle et active de la constitution du tout pathologique. Incorporée dans ce milieu vivant, la force médicatrice y embrasse tous les faits favorables ou en apparence hostiles. Les uns et les autres, loin d’être divergents, se rangent sous des lois supérieures et sous de communes interprétations.

Les autres adeptes ne souscrivent pas à la nature médicatrice avec autant d’abandon et sans idée préconçue. Vitalistes systématiques, peu portés aux idées synthétiques et primordiales, voués à l’analyse et à l’induction baconienne, partisans décidés d’une décomposition analytique de l’organisme humain, ces médecins, représentants de l’école de Montpellier, n’ont pas attaché au dogme hippocratique la valeur doctrinale qui lui revient ; ils n’en ont pas mesuré la profondeur et l’étendue, ni fondé l’alliance avec les faits constituants de la maladie. Absorbée par la considération et la défense du principe vital imaginé par Barthez, préoccupée de l’idée de le séparer de l’àme de Stahl ou des archées de van Helmont, fort portée,

dans ce but, à aveugler ce principe, à lui ôter conscience, clairvoyance, prévision et autres facultés de l’éme, à le charger de mal tout autant que de bien, l’école de Montpellier, pour mieux atteindre à celte fin, a diminué la nature médicatrice, l’a reléguée au second plan, la réduisant presque à une affaire de hasard, favorable dans un cas, nuisible dans un autre. Inhabiles ou iftsouciants à pénétrer les modalités sous lesquelles elle se cache, les chefs de l’école ont contesté son action constante, sa part dans tous les états morbides, occulte souvent, mais toujours réelle ; ils la délaissent volontiers dans leur enseignement, et l’oublient dans les sujets mêmes où elle devrait intervenir avec le plus d’autorité.

J’en prends à témoin les œuvres diverses de M. le professeur Lordat, et, en particulier, ses leçons sur la perpétuité de la médecine, sur l'identité des principes fondamentaux de cette science depuis son établissement jusqu’à présent. Quelle occasion pour étudier la nature médicatrice comme le dogme universel des médecins et le fondement de la science depuis Hippocrate ! Vers le milieu du dernier siècle , Barker avait traité ce même sujet sous le litre à' Essai sur la conformité de la médecine ancienne et moderne. Cette heureuse conformité, l’auteur anglais la fait reposer tout entière sur le principe de la nature médicatrice avouée par tous les vrais médecins, et celte seule vérité donne à l'Essai de Barker une rare solidité. Le professeur de Montpellier reste bien loin de cette pensée; il se consacre tout entier à rechercher dans la tradition les traces de la constitution de l’économie vivante, telle qu’il la conçoit, à savoir, les trois éléments, double dynamisme et agrégat matériel. La sixième leçon du livre a pour sujet les exemples de propositions doctrinales très anciennes qui ont été admises et conservées dans la science, et qui sont le fondement de ta seule médecine pratique que la philosophie avoue d’après l’état actuel de nos connaissances. Pcnse-t-on, parmi ces propositions doctrinales très anciennes, rencontrer

DE LA FORCE MÉDICATRICE. âl5

le dogme de la nature médicatrice? 11 n’en est rien. Ces propositions de doctrine médicale sont : 1" séparation de la médecine d’avec la philosophie des causes premières; 2" commerce entre la médecine et les parties de la philosophie autres que la recherche des causes premières; 3” lignes de démarcation entre les sciences qui sont à notre portée et celles qui ne le sont pas; h° empirisme raisonné, la seule manière de procéder à la formation de la médecine. t Hippocrate, ajoute l’auteur, a été le précurseur de Bacon, et il ne faudrait pas l’oublier dans l’histoire de la philosophie, » jugement superficiel et dicté par le philosophisme sensualiste, qui a parmi nous inspiré tant d’erreurs.

Cependant l’éminent professeur ne pouvait ne pas toucher à la force médicatrice; nous la voyons apparaître çà et là dans la onzième leçon, qui traite vaguement des méthodes thérapeutiques et des indications ; mais nulle part le rôle de cette force n’y est sainement envisagé ; nulle part son union intime avec l’art, l’appui qu’elle lui donne, et sans lequel l’art ne serait qu’un empirisme chancelant, n’y sont définis ou même indiqués. Rien ne se peut sans la nature médicatrice et contre elle ; c’est son premier caractère, et si on ne le saisit, on ne saurait avoir une idée suffisante et réelle de cette force. M. Lordat ignore ces nécessités ; aussi conçoit-il et définit-il la maladie en dehors d’elles. A ses yeux, la nature médicatrice, et cela donne la clef du rôle secondaire qu’il lui attribue, n’est pas inhérente à la constitution même de la maladie. L’état de l’incommodé, ou l’affection du principe vital, lesquels sont la maladie pour l’école de Montpellier* n’entraînent pas de soi l’idée d’un effort médicateur. Ces déviations doctrinales, nous l’avons dit, trouvent leur origine dans la prééminence des méthodes analytiques proclamée par Barthez et acceptée par ses disciples. Pour eux, les vérités synthétiques ne sont pas primordiales et nécessaires; elles résument et coordonnent seulement les faits analytiques. Or, quelle idée concevoir de

I'IUMUI’ES 1IE PATHOLOGIE OÉXÉltALE.

la nature médicatrice par une analyse livrée d’abord à ellemême, sinon l’idée d’un fait variable, secondaire, nullement inscrit dans les nécessités mêmes de la maladie? Par suite, comment atteindre aux réalités supérieures de cette force médicatrice, et la saisir avec quelque fermeté dans les changements incessants des faits? Ce qui est nécessaire et synthétique est faiblement senti à Montpellier, tout, jusqu’au principe vital lui-même, pur soupçon d’une analyse inductive. C’est là ce qui prive parfois les écrits de M. Lordat et de l’école philosophique qui le suit de près, de l’empreinte clinique qui doit marquer toute bonne philosophie médicale. Ces écrits semblent sortir d’une scolastique nouvelle. Pleins d’archaïsmes recherchés et de réminiscences curieuses, ils provoquent le goût des subtilités historiques et littéraires, celui aussi des divisions formalistes et nominales; mais ils n’impriment pas, dans les esprits, le sentiment profond et l’amour de la nature vivante et réagissante.

Le dogme de la nature médicatrice fit pendant longtemps la force et l’éclat de l’école de Paris. Fernel, Baillou, Dure), Houllier, dominent dans ce passé : « médecins, dit Bordeu, de premier rang dans l’école de Paris, et qui ont suivi la méthode hippocratique plus exactement que leurs contemporains de Montpellier et des autres facultés; ils sont à la tête des médecins attachés à la médecine grecque ; leurs ouvrages, répandus et connus de tout le monde, leur assurent une gloire immortelle, t L’enseignement légué par ces maîtres garda son prestige au milieu même de toutes les fermentations galéniques, malgré les violences thérapeutiques et les emportements de Chirac et de sa secte; il se maintint à travers toutes les théories mécaniques et chimiques que suscitèrent les grandes découvertes anatomiques et physiques du temps,

lesquelles voulurent s’assujettir la vie au lieu de s’v soumettre. Cependant l’esprit de système s’attaquait à ces hautes vérités et commençait à les ébranler dans la pensée des médecins, faibles à repousser un empirisme qui semblait augmenter leur puissance.

Bordeu, après avoir « payé son tribut à l’empressement d’instrumenter et de maîtriser la maladie, » ranima de sa verve et de ses intuitions pénétrantes le dogme hippocratique. Pinel s’efforça de le retenir pieusement dans ses mains débiles. Mais que pouvait une vérité pratique, une notion substantielle, alors que la science était vouée au nominalisme nosographique, à l’assemblage des symptômes, à une classification de phénomènes? Le dogme de la nature médicatrice ne s’appuyait sur rien dans celte science sans dogmes, et ne livrait à rien un appui ; il était là, ornement inutile et bientôt méprisé. Broussais parait, ouvrant les voies à l’organicisme; il ne repousse pas, et parfois même il invoque une providence intérieure dans l’organisme ; mais c’est une invocation perdue et promptement étouffée dans les systématisations pathologiques. La maladie est une souffrance locale, le cri de douleur d’un organe. Combattre sans merci la douleur, étendre le mal qui attaque l’organe, devient toute la doctrine thérapeutique.

La force médicatrice ne pouvait, à aucun titre, entrer dans la constitution de la médecine sensualistc. La conception organicienne de la vie et celle correspondante de la maladie, ne donnent aucune place à une force souveraine, aucune place, par conséquent, à la finalité de celte force. Dès que la maladie est essentiellement lésion ou trouble fonctionnel, il n’y a pas à fixer un but à son évolution, à chercher à la succession des symptômes une règle supérieure aux prétendues causes physiques et mécaniques qui déterminent cette succession. Les médecins organiciens devaient réserver la guérison à l’action thérapeutique, et expliquer le rétablissement par une action mécanique ou chimique; ils établissent ou conçoivent ainsi

une médecine rationnelle. La force médicatrice n'a rien à voir en tout cela. En appeler A elle eût été appeler contre la raison, contre la logique des faits, contre les notions acceptées sur l’état morbide et le genre de modification qu’on peut lui imprimer.

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