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Obicl «le In palliolog^ générale.
A travers les vues accessoires et les affirmations contraires trop souvent associées, la pathologie générale s’offre, quant à son objet et quant à sa nature, sous deux interprétations distinctes et qui remontent à ces directions philosophiques oppo sëes dont nous venons d’étudier l’influence dans l’établissement des sciences. Les unes se rattachent à la sensation, à l’observation pure, aux faits seuls , et leur demandent exclusivement l'idée de vie, la notion de maladie, la pathologie générale tout entière. Les autres, appliquant l’idée nécessaire de cause et de force aux faits perçus, fécondant ainsi et dominant l’étude expérimentale de la vie et de la maladie, répondent à une pathologie générale profondément séparée de la première.
La pathologie générale qui repose sur la connaissance purement sensible de la maladie, se concentre nécessairement sur ce que les faits fournissent par eux-mêmes; elle ne soupçonne pas un autre monde que celui que les sens atteignent, ou, si elle l’entrevoit, elle s’en éloigne comme d’un monde d’où les réalités sont absentes. Elle s’attache à ne pas dépasser le résumé, la comparaison extérieure, la classification d’après les caractères phénoménaux, présentés par l’histoire des maladies particulières. La sémiologie en est la part dominante, une sémiologie muette, immobile, toute conçue au point de vue descriptif et symptomatique. Tracer l’histoire des symptômes, les présenter en un ensemble plus ou moins complet et régu-
A4 rilINCIPES DE PATHOLOGIE GK.NKRALK.
lier, les abstraire, les enlever aux maladies particulières dont ils font partie, pour les considérer à part et en eux-mêmes, étudier le symptôme pour le symptôme, ordonner cette étude sur le plan même des fonctions normales et des grands systèmes ou appareils organiques, tel est le programme de celte pathologie générale. On sait quels vastes et symétriques tableaux, celle revue de phénomènes permet de tracer. Il suffit de rappeler ceux que fournissent les symptômes de l’appareil de la respiration, ou ceux que supporte l’appareil digestif, ou ceux encore que manifestent les diverses maladies du système nerveux.
Toutefois on ne s’en tient pas aux symptômes, on envisage aussi la lésion et la cause, toujours d’après les mêmes méthodes. On étudie les lésions en elles-mêmes, on les partage en groupes d’après les caractères extérieurs et le siège ; on les décompose analytiquement en éléments physiques ou chimiques ; on analyse pareillement sous le nom de causes, les conditions extérieures de la maladie, on dresse un tableau de ces conditions en rapprochant celles qui sont physiquement analogues; tout cela, pris en soi et abslractivement, artificiellement morcelé, constituant un immense catalogue de phénomènes distribués par chapitres, classes et genres ; tout cela, dis-je, est le vrai contingent de la pathologie générale , telle qu’on l’entend aujourd’hui.