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Nous étudierons donc la vie et ses lois primordiales, celles qui traduisent son essence, qui dominent toute fonction particulière et toute faculté spéciale. C’est de la physiologie, et capitale entre toutes les études comprises sous ce nom. Néanmoins c’est une physiologie qui n'est guère enseignée, que la science actuelle ignore, ou qu’elle rejette dédaigneusement
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comme entachée de mélaphvsiquc, comme échappant à l’expérimentation brutale. C’est de la physiologie transcendantale, comme la qualifie ambitieusement Frédéric Bérard, et ce mot seul la condamne pour beaucoup de nos savants. Cette science de la vie est pourtant celle qui importe d’abord au médecin; si nous cherchions à la caractériser, nous l’appellerions physiologie synthétique, par opposition à la physiologie proprement dite, que l’on pourrait appeler avec raison physiologie analytique. L’une est la physiologie de l’unité vitale, de la fonction du tout, unité et fonction qui ne perdent aucun de leurs attributs essentiels, quel que soit l’état de santé ou de maladie. La seconde est la physiologie des fonctions particulières, des parties et des systèmes organiques. Celle-là sépare la partie du tout et ne contemple que les activités dissociées, enlevées à leur ensemble harmonique, à leur fin commune. La première constitue la science médicale de la vie, celle qui est d’application constante au lit du malade, et qui se projette sur la science entière des maladies. Nous baserons l’institution de la pathologie générale sur celte étude première et synthétique de l’être vivant. Celle-ci reposera, à son tour, sur les principes et méthodes que nous avons vus présider à l’établissement et aux progrès des sciences.