LVI
NynIrmM fimile* sur le* propriété* vitale*.
J’abandonne enlin les interprétations toutes physiques de la vie pour aller .à d’autres d’une apparence bien différente, à celles fondées sur les propriétés vitales. C’est un humiliant spectacle que le dédain dans lequel ces systèmes sont tombés, comparé au despotisme sous lequel ils ont asservi toute une génération de médecins, Leur règne a préparé de sûres voies au sensualisme absolu dont nous avons examiné les formules, à la vie franchement considérée comme un résultat. On n’est pas, on ellet, arrivé d’emblée à soumettre la vie aux seules forces physiques, et à faire accepter, par les médecins, cette soumission, le plus funeste abaissement que puisse subir notre science. Un audacieux et intolérant physiologisme, qui laissait à la vie un semblant d’autonomie, dut étouffer d’abord tout instinct médical, toute vue même lointaine des vérités fondamentales. Cette œuvre accomplie, l’esprit des médecins se trouva sans direction, cl en quelque sorte désemparé, lorsque ce physiologisme fut brisé comme une vaine idole. 11 était dès lors, dans l’ordre des chosçs, qu’éblouis par les progrès et les affirmations des sciences physico-chimiques, les médecins leur livrassent la médecine, et crussent ainsi éviter à tout
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jamais les systèmes, et s'être réfugiés dans les eonnaissnnr.es vraiment positives.
Cependant le physiologisme n’est pas aussi profondément éteint que le fait supposer le silence dont il est couvert. Les débris en sont encore répandus en notre science, et ils semblent parfois se ranimer au souffle de déconsidération qui frappe, à leur tour, les enseignements organiciens ou cliimiatriques. En s’efforçant, en effet, de ressaisir le sentiment disparu de la vie, on ne revient pas toujours à l’idée nette de cause et de force, mais trop souvent à la conception des propriétés vitales. On ne reprend pas les formes évanouies du brownisme ou du broussaisisme, ni la distinction et la classification des propriétés établies par Bicbat, mais on épouse le fond du système, l’idée de propriété vitale, et l’on pense rentrer ainsi dans les voies médicales et concevoir la vie dans ses réalités. Ce sont ces tendances qui donnent une actuelle utilité à l’examen des systèmes physiologiques, et surtout de la base philosophique de ces systèmes. Nous les jugerons donc moins dans le détail des faits que dans les assertions générales sur lesquelles ils reposent. Nous voulons condamner le principe plutôt que les formes éteintes du physiologisme.