‹ Principes de pathologie généraleChapitre 48 sur 180 · LX11I · texte numérisé non relu

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Anljulrunc.

Nous allons désormais examiner les dogmes proposés par des médecins qui ont senti les nécessités premières de la science de l’élre vivant et se sont efforcés d’y répondre. Nous laisserons en dehors de celle élude les doctrines qui appartiennent a l’antiquité reculée. Nous ne chercherons pas à démêler dans les écrits d’Hippocrate, le sentiment de vie juste et profond qui y respire. Toujours enveloppé dans des considérations

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cliniques, pronostiques ou thérapeutiques, ce sentiment aurait besoin d’être dégagé ou interprété pour être présenté sous une expression dogmatique. Dés lors, ce ne serait plus Hippocrate, mais une interprétation plus ou moins subtile que nous offririons sous son nom, ainsi que l’ont fait M. le professeur Lordal et avec lui toute l’école de Montpellier, pour y rattacher laborieusement les origines du double dynamisme. 11 est préférable de laisser à ces formes de l’art naissant l’ombre qui les enveloppe, l’allure libre et simple qui leur est propre et qui ne trahit pas encore les doutes, les disputes, les conceptions systématiques, et la recherche aiguë des choses, dont, par la suite, nous devions tant profiter et à la fois tant souffrir.

Vers la Itenaissance, à cette incomparable époque de grandeur dans les arts, d’affranchissement et d’essor dans les lettres et dans les sciences, reparaissent sous une forme plus arrêtée, les doctrines spiritualistes. Stahl fut, à ce moment, le promoteur 'd’un grand mouvement philosophique et médical, que, parmi nous, suivirent et dirigèrent dans des voies plus ou moins particulières, Sauvages, Hordeu, Fouquet, Grimaud et enfin Barthez, Lordat et Fréd. Bérard. A travers toutes les tentatives de réforme, l’auimisme slahlien demeure la souche vivace de tous les systèmes ontologiques qui ont cru fonder la vie, en isolant la cause et en demandant à cette personnification isolée la raison des actes vitaux.

Slhal comprit que le phénoménalisme pur ne peut constituer une science, et que l’étude exclusive des faits ne conduit pas au delà des collections de faits, et d’une distribution de ceux-ci d’après les caractères extérieurs; que tout cela ne saurait fournir une connaissance réelle des choses, ni cet ensemble de vérités et de notions coordonnées qui donnent aux faits une signification et une valeur légitimes, et forment un appui aux déterminations pratiques. Il formula donc une philosophie naturelle et chercha dans les notions premières de causalité, la raison même de la vie. L’organisme lui paraissait être une

merveilleuse machine disposée pour le mouvement; il se demanda quel pouvait être l’auteur du mouvement. La physique et la chimie étant démontrées impuissantes à fournir une cause valable du mouvement organique, il crut devoir rattacher cette cause à un principe évident, à une cause première déjà acceptée pour tout un ordre de faits propres à l’homme ; à l’drae, en un mot, à qui, il demanda, non plus seulement la raison des faits intellectuels, mais encore celle des faits vitaux.

Ceux-ci lui paraissaient en effet témoigner d’une direction raisonnée : dans l’organisme tout n’est-il pas lié, ne conspiret-il pas vers un but déterminé, ne proclame-t-il pas l’intervention d’une raison supérieure qui sait résister aux puissances destructives et réparer les désordres accidentels ? Les efforts de la vie intellectuelle retentissent sur la vie organique, et réciproquement. Les passions dominent aussi bien notre intelligence que les fonctions animales de l’économie. Pourquoi supposer deux Ames, deux principes d’existence, quanti l’un suffit à tout comprendre? La simplicité des causes et la multiplicité des effets, ne sont-elles pas un dogme écrit sur toutes les choses visibles? Comment, sur de nombreux points, établir les limites entre l’Ame intelligente et la cause de la vie organique? Oui pourra dire de certains phénomènes, qu’ils appartiennent à l’une plutôt qu’à l’autre? Cette impossibilité si répétée de distinction, ne trahit-elle pas une manifeste identité? Tout donc doit se rapporter dans l’organisme, à une cause unique, à une seule force animatrice, l’Ame; elle peut se tromper dans sa direction de la vie, comme elle se trompe dans la direction de l’intelligence; mais toujours d’intention au moins, elle veut le bien et la conservation du domaine qu’elle gouverne.

Le reproche essentiel, et le seul à bien dire, qu’adressent à l’animisme stahlien ceux qui entendent comme Stahl la phi*

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losophie dos causes et des forces, c’est que la cause invoquée par lui ne répond pas aux faits vitaux. L’àmc telle que nous la révèle l’étude des faits intellectuels, agit avec conscience, réflexion, volonté : dans les laits vitaux rien n’est libre, rien n’est réfléchi, tout est inconscient. 11 y a donc erreur à rapporter les fonctions organiques à dos affections morales, à des impressions avec conscience, à des volontés réfléchies. Haller, Locke, Barthez, ne formulent pas une autre réfutation de la doctrine animiste; c’est aussi celle que lui opposent de nos jours MM. les professeurs Bouillaud, Lordat, Jaumes, l’école de Montpellier tout entière. Slahl avait essayé de répondre à de pareils reproches, car, en faisant de l’àme le moteur et le régulateur de l’organisme, il s’était attaché à distinguer dans l’;lme deux modes essentiels, l’un qui préside aux mouvements purement vitaux, aux transformations continues do la matière organique, mode inconscient du travail qu’il exécute et des lois auxquelles il obéit; l’autre qui régit l’exercice supérieur de la pensée, la véritable dîne intellective, consciente, capable de raisonnement et de volonté. Stahl reconnaissait donc jl’dme comme cause unique des faits psychiques et des faits vitaux, et cependant différenciait sous elle et en elle ces deux ordres de faits. Toutefois il observait mal les limites et les distinctions établies par lui-même, et parfois il introduisait l'ame et ses facultés libres et réfléchies dans le domaine vivant, et soumettait à la réflexion et à la volonté les impressions sansconscience, les déterminations instinctives et nécessaires de la vie organique. 11 n’v avait qu’à corriger ces écarts de l’animisme slahlien, et c’est ce que firent les médecins dévoués à la doctrine animiste, Grimaud, entre autres, suppléant de Barthez et remarquable par sa résistance isolée, mais persistante, à l’enseignement obscur et subtil de sou chef. « C’est à tort, disait-il, qu’on a cru devoir regarder le sentiment intérieur comme le caractère nécessaire des opérations de l'ame. L’àme est susceptible d’autres facultés, ou plutôt le sentiment qui accompagne

ses actes n’est qu’un accident, qu’une circonstance qui se trouve ou ne se trouve pas avec eux. »

Avec ces distinctions et sous ces réserves, il n’était pas nécessaire de créer un nouveau principe d’action pour avoir la raison des fai ts vitaux, et l’âme à la fois consciente et inconsciente, libre dans son essor moral et fatalement soumise dans son activité vitale, suffisait à l’élre humain tout entier. C’est ce que Barthez, sceptique créateur d’un second principe d’action, reconnaît lui-môme. Malgré son extrême préoccupation de s’opposer à Stahl et de séparer le principe de la vie d’avec le principe de la pensée, il sent pourtant que l’un et l’autre peuvent être considérés comme de simples attributs d’un seul et même principe : « D’après toutes ces preuves, dit-il, il me paraît qu’on ne peut s’empêcher de distinguer le principe vital de l’homme d’avec son âme pensante. Cette distinction est essentielle, soit qu’on imagine que ces deux principesexistenl par euxmêmes ou sont des substances, soit qu’onsuppose qu’ils existent comme des attributs et des modifications d’une seule et même substance, qu’il est indifférent qu’on veuille appeler âme. » Et ailleurs : « On ne doit pas affirmer qu’il soit impossible que la suite des temps n’amène la connaissance de faits positifs, qui sont ignorés aujourd’hui, et qui pourront prouver que le principe vital et l’âme pensante sont essentiellement réunis dans un troisième principe plus général. » One signifient ces paroles, sinon que rien ne démontre qu’un unique principe ne préside aux opérations intellectuelles et vitales, à la condition que ce principe agisse, dans ses opérations, d’après des modes différents, les uns caractérisés par des délibérations réfléchies, les autres par des sentiments aveugles, suivant l’expression barthézienne?

Cette distinction, établie parle fondateur de l'animisme, méritait d’être prise au sérieux dans les discussions récentes où se sont engagés les partisans d’un principe unique d’action, et ceux qui proclament la nécessité d’un double principe. Elle

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offrait aux premiers le maintien de tous les avantages propres à l’animisme, la simplicité d’une cause unique, traduisant nettement l’individualité de l’être vivant, le concours des fondions, leur harmonie; les rapports mutuels du physique et du moral, rapports si intimes et si multipliés qu’on ne peut tous les mesurer; les ressemblances mêmes que les facultés affectives établissent entre les principes du physique et du moral, et qui amènent de si profondes analogies entre la langue médicale et la langue psychologique; les influences sur la vie, du milieu social où elle se développe, et une foule d’actes thérapeutiques où les sentiments et la pensée de l’être interviennent avec une manifeste évidence. En même temps l’animisme ainsi entendu se disculpait de toutes les objections incessamment renouvelées contre lui ; il établissait jusque dans la cause une distinction suffisante entre les faits intellectuels et vitaux, et on ne pouvait plus l’accuser d’attribuer à une cause dont la conscience est la marque, un ensemble d’actes d’où toute conscience est absente.

Mais, pensent quelques médecins, il y a indignité à donner à l’Ame douée du mode intellectuel, le mode vital. Il est, par exemple, aussi absurde de dire que le cerveau sécrète la pensée, que dégoûtant de prétendre que l’Ame préside à la sécrétion de l’urine ! Ces rapprochements nous paraissent sans valeur. La sécrétion de l’urine se rattache aux fonctions les plus essentiellement vitales, à la nutrition intime de nos tissus, aux mouvements continus de composition et de décomposition organiques. Comme toute fonction, elle n’est rien en elle-même et isolément ; elle est l’un des moments, et son produit l’un des aboutissants extérieurs de la vie nutritive. Son indignité ne saurait être autre que celle de la vie organique, et nutritive. Serait-ce donc que la vie elle-même est tellement au-dessous île la pensée, qu’on ne saurait songer A la rattacher à la même cause que celle-ci? Mais qui témoigne de celte indignité? Le principe de la pensée n’esl-il pas, tout au moins, condamné

à une coexistence et à des rapports incessants avec la vie ? En quoi serait-il dégradé pour être considéré comme présidant aux fonctions vitales au lieu de leur être associé? Dans cette association le principe intelleclif a sans doute sa part considérable d’action; mais souvent n’est-il pas étrangement soumis au principe de l’activité vitale? Si la sécrétion de l'urine s’interrompt ou s’altère, la pensée se trouble : n’est-ce pas là une indignité plus marquée que celle qui ressort d’une fusion des deux principes, l’organique et le inoral en un seul?

On croit déjà que nous nous déclarons animiste ; il n’en est rien; seulement nous puisons dans d’autres considérations notre condamnation des conceptions stablienncs. Ce n’est pas parce que Stalil défend l’unité de cause dans l’homme que nous nous séparons de lui, mais par la façon incomplète et erronée dont il comprend cette unité et entend la cause. Ce n’est pas tout, en effet, de proclamer une cause, il faut savoir l’unir aux phénomènes et trouver en elle la réalité même des effets qu’elle engendre ; il faut que son union avec le phénomène soit non pas fictive et légère, mais réelle et profonde, de façon que les deux se pénètrent et vivent l’un dans l’autre pour ainsi dire. C’est ce que Stahl ne sut pas faire et ce que ne savent pas mieux ceux qui, contre lui, soutiennent les idées du double dynamisme.

La philosophie de Stahl, en effet, n’entrevoit la notion de cause qu’à l’état d’ébauche, et ne discerne aucune des conditions nécessaires qui s’y rattachent. Celle vue bornée et systématique a suscité toutes les erreurs sous lesquelles l’animisme a étouffé les vérités qu’il entrevoyait. Ainsi, il est bien vrai que des ordres de faits absolument distincts supposent des causes pareillement distinctes. Le rapport nécessaire des causes

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et des effets est un des éléments invariables de la raison, un jugement à priori, une idée nécessaire, indépendante de la sensation et des faits, quoique inévitablement attachée à eux. Mais si les faits appellent des causes qui leur correspondent, que sont, que doivent être ces causes? Stahl répond : des principes simples, indépendants, existant et actifs par eux-mêmes, se superposant aux existences composées, aux corps, elles gouvernant, leur imprimant tout mouvement; l'âme, en un mot, qui, dans le cas particulier de la vie humaine, s’unit à l’organisme et en détermine l’évolution et les diverses fonctions par l’action permanente qu’elle exerce sur lui.

Ainsi la cause vitale, au lieu d’être une force réalisée par l’évolution organique , et trouvant l’être dans l’évolution qu’elle réalise, est une force subslantialisée en elle-même, en dehors de toute forme visible, un principe en un mot. Stahl lui accorde une existence affranchie de la matière organisée, et transporte sur elle toute activité, toute impression, tout sentiment. Philosophiquement, il dénature par là l’idée de force et crée un fantôme d’être qui se dérobe invinciblement a une saine observation. Qu’est, en effet, la force en dehors du composé qui la réalise et qu’elle réalise? Une abstraction impossible, une fiction pure, ainsi que nous l’avons démontré. Fonder la notion de vie sur cette illusion, c’est, à la suite, fonder la science entière sur une base impalpable et imaginaire. C’est pourquoi tout devient si aisément chimérique dans la science de Stahl ; tout s’v rapporte aux affections, aux déterminations, aux volontés, à la prévoyance de l’âme. Le travail de l’économie s’efface entièrement pour laisser la place à cet être supérieur qui se meut sur le terrain organique et y conduit tout par un mécanisme savant et une incessante surveillance. On conçoit combien les obscurités et les erreurs se doivent amonceler dans une science où l’observation simple et naïve a si peu de part, et où tous les faits doivent être torturés sous des interprétations forcées pour se plier à celle

première conceplion d’une âme simple, intelligente, veillant à

tout et qui ne doit pus se tromper.

Il y a plus: non-seulement Slahl, par l’idée d’une âme indépendante et présidant à la vie, détruit l’idée de force et se perd dans une fiction, mais encore il détruit l’idée d’organisme et rend impossible l'instrument ou le théâtre de son âme. Si fume, en effet, est indépendante de l'organisme, se détermine par elle-même et commande à celui-ci, ce dernier, à son tour, existe en dehors de l’âme ; il la supporte et lui obéit, subit sa volonté et son activité, ne saurait subsister, si l’on veut, privé de ce gouvernement, mais n’en reste pas moins quelque chose de distinct; c’est un composé d’organes, muet, immobile, alors que le moteur se tait, mais qui, mû, n’est pas le moteur et ne se confond pas avec lui. Où cela nous conduit- il en médecine? Au mécanicisme ; conclusion inattendue et cependant inévitable du slahlianisme. L’activité, la spontanéité, en effet, est toute déférée à un principe simple ; l’organisme, par contre, n’est qu’une machine complexe et délicate appropriée à l’action du principe; celui-ci en fait mouvoir les ressorts infiniment déliés avec la sûreté et l’adresse qui semblent le partage assuré des existences libres et intelligentes. L’économie inarche donc comme ces merveilleuses inventions du génie industriel que gouverne , accélère ou ralentit une main habile et vigilante. Aussi Stahl prodigue-t-il dans ses œuvres les explications physico-mécaniques , mécan ico-or q uniques, et ne croit-il donner une vraie théorie des phénomènes physiologiques ou morbides que lorsqu’il la fonde sur les conditions chimiques, physiques, mécaniques des humeurs et des ‘organes. L’âme n’intervient que pour diriger le mouvement de la machine, pour remédier aux dérangements survenus.

Cet entrainement au mécanicisme fut général parmi les animistes. Écoulons le slahlien Sauvages : c L’homme, dit-il, est lin agrégat composé d’une âme vivante et propre au mouve-

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muni, et d’une machine hydraulique unis ensemble. » Et plus loin : * Pour mui, je tiens que la machine est en bon étal et bien réglée lorsque les lluides, par leur crase, et les solides, par leur structure, concourent avec le moteur à la lin pour laquelle la machine est faite, et que le moteur conserve le plus de force qu’il peut et en emploie le moins qu’il est possible. » Ces déclarations sont aussi profondément mécanicislcs que celles que professent les organieiens; seulement ceux-ci ont, pour le cours de la vie, supprimé le moteur et imagine que la machine, je ne saurais dire comment, se mouvait par elle-même ou par un premier mouvement imprime. (Juclques-uns acceptant un moteur au début, le refusent ensuite, comme s’il devenait moins nécessaire, comme si, dans l’organisme, tout n’était pas un incessant début, une continuelle création ! Stahl, logicien plus sérieux, abrite son mécanieismc derrière une cause de mouvement nettement constituée, raison permanente du mouvement produit. L’idée ne lui vient pas d’une vie montée comme une horloge et qui va tant que le ressort demeure tendu.

Tels sont donc les aboutissants réels de l’animisme : une activité idéale, hypothétique, se dérobant sans cesse à l’observation directe; un mécanisme savant et compliqué au lieu d’un organisme palpitant de spontanéité et de vie. Double erreur inscrite au sommet de la science, et qui, se prolongeant comme une ombre sur tous les laits, les enveloppe d’obscurités et les dénature sous l'hypothèse.

11 resterait encore à demander à Stahl comment une âme, principe simple et indépendant, peut avoir action sur une chose composée et multiple, l’organisme. Comment ces deux existences si diverses, si profondément séparées, se peuventelles joindre et s’influencer réciproquement? Problème insoluble, parce qu’il est posé en dehors des conditions vraies et qui conduisit Leibnitz, une des plus sures intelligences de la philosophie, à l’harmonie préétablie. Celle alliance est, en

effet, impossible et va contre la nature des choses. Ce que nous avons déjà dit des rapports nécessaires du simple et du multiple, de l’unité et de la pluralité, de la force et du composé, de la cause et du phénomène, indique les conditions d’une pareille alliance, et montre combien elles s’éloignent de celles dans lesquelles se produit l’animisme.

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