‹ Principes de pathologie généraleChapitre 63 sur 180 · LXXV1I · texte numérisé non relu

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L’unité vitale, tout eu se soumettant les vies particulières, en subit pourtant l’incontestable influence. Celles-ci, en cflel, se reflètent dans l'unité qui les contient, et elles impriment à cette unité des caractères propres qui la l'ont varier à l’infini. La vie, comme mode, se transforme d’un organisme à l’autre ; et cela, en raison de la prédominance de telle ou telle des facultés spéciales par lesquelles elle s’exerce, du rôle prépondérant ou affaibli de certains organes ou appareils. Tel est le sens que Bordeu donnait à ses cachexies, dans sa brillante Analyse médicinale du sang ; telle est la cause constituante des divers tempéraments, mot par lequel les physiologistes désignent les principaux types de la vie normale. L’action affaiblie, ou exagérée, ou vicieuse, non par accident mais foncièrement et par nature, de l’un de ces appareils généraux, centres d’une vie particulière qui pénètre au sein de la vie générale, imprime à cette vie uue physionomie spéciale qui, prise pour type, constitue un tempérament. D’un tempérament à l’autre, la gradation va par degrés insensibles, de même que varie par degrés la prépondérance des appareils organiques. Une harmonieuse pondération de toutes les vies particulières, de tous les appareils organiques qui les réalisent, serait le type de la vie parfaite. Ce type existe-t-il ? N’y a-t-il pas toujours quelque entrainement, quelque pente vers la puissance exagérée, le développement vicieux de quelques organes, l’affaiblissement de quelques autres?

En résumé, comme les synergies et les sympathies, les tempéraments trouvent leur raison d’être dans les rapports nécessaires qui lient l’unitc vitale et toutes les vies particulières, dans l’indicible pénétration qui les unit, les façonne en un tont, les dirige en une action et vers un but- communs.

PIUNCII’ES DE PATHOLOGIE GÉNÉIlALE.

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