‹ Principes de pathologie généraleChapitre 81 sur 180 · CI · texte numérisé non relu

CI

Nous avons tenu à dégager notre définition de la maladie de ces objections de détail, que les médecins contempteurs des principes et voués à l’analyse sont toujours prêts à produire. En répondant à l’une de ces objections puisées dans les obscurités du fait particulier, nous répondons à celles que l’on pourrait formuler sur d’autres faits; elles sont toutes jetées dans un même moule, inspirées d’un même esprit; toutes doivent être repoussées en vertu des mêmes notions supérieures.

Mais nous n’abandonnerons pas ces notions premières ; nous n’avons encore jeté sur elles qu’un regard d’ensemble, de façon à en déduire la signification générale de la maladie. Nous allons développer cette signification mère, poursuivre ces notions souveraines, et justifier ainsi, dans chacun de scs

caractères essentiels, notre définition de la maladie. Nous étudierons d’abord la cause morbiiique, déterminerons sa constitution réelle et le rôle qui lui revient dans la vraie science des maladies. Puis nous considérerons la maladie dans son unité, dans l'importance relative de ses actes successifs, de ses éléments divers. Nous jugerons ensuite l’activité morbide dans sa tendance et sa fin ; nous chercherons la force médicatrice â travers les voiles symptomatiques sous lesquels elle se cache dans l’évolution morbide; nous aborderons enfin, comme complément de tous ses travaux, la thérapeutique générale ; nous verrons comment l’intelligence de la maladie et de ses éléments constitutifs conduit à fonder l’art de guérir, comment la connaissance de l’homme malade nous autorise à agir sur lui, et éclaire des mêmes clartés les actes morbides et les actes thérapeutiques.

Page 1