‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 134 sur 162 · V. IIuGO. Quatre-vingt-treize ^ IIF partie · texte numérisé non relu

V. IIuGO. Quatre-vingt-treize ^ IIF partie

Dieu, c'est la justice présente à la conscience.

. Je sais que Dieu semble incertain,

Vu par la claire-voie affreuse du destin.

Ce Dieu, je le redis, a souvent dans les âges

Subi le hochement de tête des vieux sages.

Je sais que l'inconnu ne répond à l'appel

Ni du calcul morose et lourd, ni du scalpel ;

Soit. Mais j'ai foi. La foi, c'est la lumière haute.

Ma conscience en moi, c'est Dieu que j'ai pour hôte.

Je puis par un faux cercle, avec un faux compas,

Le mettre hors du ciel ; mais hors de moi, non pas.

Il est mon gouvernail dans l'écume où je vogue.

Si j'écoute mon cœur, j'entends un dialogue.

Nous sommes deux au fond de mon esprit, lui, moi.

Il est mon seul espoir et mon unique effroi,

Si par hasard je rêve une faute que j'aime,

Un profond grondement s'élève dans moi-même ;

Je dis : Qui donc est là? l'on me parle ? Pourquoi?

Et mon âme en tremblant me dit : C'est Dieu. Tais-toi...

Y. ^\JGO. U Année terrible

(1) Comparer ce morceau avec celui qui est cité ch. ix, Eclaircissement 1!

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