XXI. IMKII
qu'il so (lonno pour r;i|):ibl(» dN'Xpliciiirr le riKUidc tout nntinr s.ins ri(Mi laisser (r(il>s( ur ni de doulcux. Mais |)()ui procédrr à cctlo explication, il doil ou ahsorlxu' dans la suhslance uni(|ur; des choses l'espril cl alois il devient le pur matérialisme, € la plus creuse des pliilosopliies », car il identilicMles contradictoires; ou inversement il pose d'ahord l'esprit pour eu faire sortir la matière, et c'est l'idéalisuH^ (pii se lieurtt^ à l'irréductihilité de l'étendu et de l'inétendu (1); ou enlin il fait sortir la matière et l'esprit de la substaïu'e, ce qui n'est possible (ju'après les y avoir mis implicilemenl, et alois il ir(^\pli([ue rien, mais a sculemeiil l'appareuce d'expli(iuer quel(iuechos(î.
12. GoQclusion sur le Panthéisme. Il contredit à la fois la raison spéculative et la raison pratique. — Faut-il donc sacrifier à un pareil système les exigences de la conscience morale'? Nous avons déjà vu, en présence du problème de la liberté, qu'entre deux systèmes également fondés en apparence sur des raisons présentables, nous étions décidés à choisir ralternalive la plus conforme à nos intérêts moraux. Ici nous n'avons pas même à hésiter. Le panthéisme a contre lui les quatre raisons précédentes qui nous paraissent suffisantes pour l'éliminer au nom de la raison raisonnante. La raison raisonnable ou pratique nous en ferait un devoir, au besoin ; car ce système fait de Dieu et de l'homme de purs automates, mus par une nécessité intérieure, et, prétendant expliquer le monde, il laisse en dehors de son explication le monde moral qui est pourtant lui aussi une partie de la réalité, la plus importante, la plus certaine et la seule connue directement.