U: DÉTERMINISME
1. Les formes générales du déterminisme. — Les objoclions à la lil)(M-lô vioimeut do trois sources dilTérentes : 1" eoneeptious lhéologi(|ues, couiiue la prrscictire de Dieu, inconipalihh; ave(^ la liberté de Tliouiuie; — "1" conceptions à tendajice scieiitilique comme I(i/>/rr/ts/o?Mles actions humaines à l'aide du calcul des probabilités, ou bien le principe de la conservation de la quantité d'énerijie dans le monde, (jui semblent empêcher l'introduction de libres initiatives dans les événements; — iJ" conceptions de métaphysi(|ue rationnelle comme : (A) le principe de Vunité de aabstancc de l'être, qui s'oppose à ce que les êtres particuliers se séparent et se rendent indépendants les uns des autres, ou (B) le principe de Vunité de la cause qui enchaîne chaque événement à toute la série de ses antécédents, ou enlin (C) le principe en vertu duquel chacune de nos actions ayant une raison suffisante qui la détermine, l'ordre universel est constitué de façon que nous n'y puissions introduire à notre gré un ordre particulier qui serait un désordre. Quelquefois cette dernière conception métaphysique aiïecte la prétention d'être fondée sur l'expérience psychologi([ue et l'on invoque alors la présence constanteen toutes nos résolutions d"un motif par lequel nous serions nécessités.
Ainsi, religion, science, métaphysique, expérience humaine, les plus grands biens de l'àme, semblent en contradiction avec cet autre bien, la liberté. On sent ici l'importance du problème. Cherchons donc si l'antinomie apparente subsiste dans la réalité (i).
(l) La doctrine proprement dite de la nécessité universelle ne commence, dans riiistoire des idées, qu'avec les systèmes de la philosophie grecque, avec le dogmatisme des premiers Ioniens (vu" et vi" siècles) avec l'esprit
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