‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 20 sur 162 · III. - i.A U!;i:i;Tr: (i.'WTlTiii'sFi il · texte numérisé non relu

III. - i.A U!;i:i;Tr: (i.'WTlTiii'sFi il

rrcl.'iiii.'iiil df"^ (»l>j('ls (|iii ne son! p.is de son (loiniiiin'. Or, celui (1rs forcrs ii'csl ;'i |;i physico iii(''c;iiii(|ii(' (|ii(' pur iiK'i.iplioi'c (Ij. I| n'y ,1 (le lorcc \ r.iiiiiciil iiil('lli;;ihl<' (|U(' (l.iiis l.i Nohmh» îij^issaiil, sur les pliciioiiiriics de l;i ((Hisrinicr. l'il r'csl p.iicc (|iic l'cspiil voil. d'ahord Cil lui iik'iiu' des désirs, des noIoiiIcs ((hiiiiic aiilc ('(''dénis des nionNcnicnls e\(''enl(''s par Tor^anisine, (|n'il Iransporic la nn^^nic r('lali(Hi sons le ninn de f(MC(' dans les plK'nonH'ncs !n(''('ani(|n(\s. — (lellc ('Mpiivo(|ne dissip(''e, il resie (pie |M)ni' (pi'nn or<;'an(' aceonipiisse un lra\aiL la (piaiililc de iiioiiM'nienI (pi'il ('onli(M!l('n puissance, non einploy(''e, doil passera r(''lal d'aclivil(''; mais elle ne sani'ail (relie iiuMnc roinpic ['('(piilihre on elle; ('lail contcnnc. Donc la dcicnle doit avoir lien par le l'ail (Tnii monvcincid (|ni ne fasse» pas pai'lio dn syslènic des nionvoincnts ]nrc(''(l(MUs. (lollo dclenlc pcnl (Hrc, il est vrai, produite j)ar une intervention extn^nienient fail)l(\ Ainsi, lors(prnii hloc de «»;lare (»sl en ('M|nilil)r(^ sur la cr(Mc di' deux versants, la \'oix, le hniil des ])as(rnn loniisie peut snlTii'c à le (h'taclier. ho froh^ment do l'aile d'un oiseau peut l'aire rouler un h'^j^er bloc de neii;(i (jui i^i'ossit en tombant et devient avalancbe. Kst-il possible cependant ([ue la volont('', phénomène mental, puisse dr'terminer cette détente dans un système de monvements mécaniques ? Et cela ne reviendrait-il pas à dire que la force décvochante est mécaniquement nulle ? La première de ces deux questions est résolue s'il est vrai, comme le dit l'expérience, que tout mouvement est consécutif à la volonté par l'intermédiaire de la l'eprésentation Imaginative. Une harmonie primitive est donc manifeste entre l'oro-anisme et la conscience. Et s'il est vrai que le premier agit sur l'autre, comme le constatent avec nous les matérialistes, pour en tirer des conclusions opposées, la réciproque est également vraie ; il y a un « ordre inverse de conditionnement (2) des

(1) En efTet, les sciences particulières qu'on appelle physiques n'ont pour objet que des phénomènes successifs ou simultanés. L'étincelle électrique précède la combinaison des gaz qui forment l'eau dans l'eudiomètre; mais voir là wn^forco productrice et des forces produites, c'est faire de la mythologie; peut-être le langage contraint-il le savant à introduire ces conceptions, mais il est bon de remarquer que c'est seulement par un abus de l'anthropomorphisme inhérent à toute parole humaine. La notion de force est exclusivement subjective dans son origine.

(2) Cet ordre inverse et cette réaction de la conscience sur l'organisne ont été analysés avec une grande profondeur par M. l\enouvier, dans l'admirable chapitre xi du F"' vol. de la Psychologie, ainsi que la théorie que nous indiquons ici, d'après laquelle la volonté n'est jamais cause directe d'un mouvement organique, mais seulement condition d'une modification de la passion ou de l'imagination ; puis, indirectement et par cet intermédiaire, elle devient condition d'une modification organique.

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|)hi'iioinènos », les sii|)(''rieurs se subordoniuMil. les infriieurs, l'iuiio ivaiiit sur lo corps ol lour harmonie est la loi fondaiiientalo (le Trlre : elle ne s'exjijiffiie pas, elle seeonslate. il esl (loFie possible, poiii' rr])oi)(lie iiiaiiileiiant à la seconde queslion, qu'une force (|ui, inécaniquenKMit, est nulle, détermine dans mon orp^anisme un mouvement qui se propaj^e ensuite dans l'univers, où, d'ailleurs, la somme des mouvements est restée constante. Ainsi le principe de la mécanique n'est pas en contradiction avec celui de la liberté.

Examinons maintenant les conceptions métaphysiques inconciliables avec la liberté. Elles ne sont du reste que des formes anciennes du déterminisme rajeunies parla science contemporaine.

10. Le Panthéisme, posant l'unité et la continuité de la substance, exclut la liberté. — -1) Ainsi la question du mécanisme universel et la difficulté soulevée de nos jours encore par un savant allemand, M. Dubois-Reymond (1) au nom de la science n'est que le rajeunissement du vieil argument de la métaphysique panthéiste que nous trouvons déjà chez Parménide (vi^ siècle av. J.-C.) et qui se reproduit aussi pur et aussi fort chez Spinoza (2). D'après ces deux maîtres du panthéisme, il ne saurait y avoir de création, ni d'annihilation d'être, car rien ne commence ; ce qui est, est éternellement, et nécessairement a été et sera. La forme de l'être seule change. Et il n'y a plus de distinction à établir entre un agent et un patient, car, dans l'unité continue, il n'y a pas d'effet qui se produise par le fait d'une cause entrant en acte, puisque le tout de ce qui doit être est déjà. — C'est là une doctrine invincible si l'on admet son point de départ : unité et indissolubilité de Vètre ou substance. Au contraire, si l'on soutient la distinction et la discontinuité des phénomènes et la possibilité pour une cause d'entrer en jeu (3), il faut

(1) Dans un discours prononcé le 8 juillet 1880 devant l'Académie de Berlin sur « Les sept énigmes du monde » et résumé par M. Secrétan, Revue philosophique, XIII, p. 180.

(2) IN'é à Amsterdam, 1632-1677.

(3) La liberté est en effet essentiellement un pouvoir de commencer d'une façon absolue une série de phénomènes (voir p. 25, n. 2). Jules Lequier a analysé avec une éloquence dramatique ce phénomène initiateur dans des pages posthumes dont M. Renouvier a inséré de beaux fragments dans le IV vol. de Psychologie, p. 370 à 422. Id., p. 160, quelques détails biographiques.

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