IV. I.\ IIIIKIITI': (F, A SYNTIirsK
il lie s'iif;i( pas d'opix^scr la |»r()i)t'.sition coiilraiii; :
7Vw/\ //'\ (icli's sont r(>n!ini/('iits,
('(> (|iii sciait la iiionoinaiiic (l(^ la MIm'iIc eu face (l<' la iiioiioiDaiiic iHM'cssilain' (I), mais him la conlradicloiiM; :
ijm'him's (irifs sont conlinucnts.
l)(Mi\ propositions sont routntilirtoiros, (|iiaii(l I'iiim' iiir imivcrsclIcmcMl ce (pic l'aiilrc aHirmc sciiIciiwmiI jjoiirdcs cas parliciilicrs. Kt uiunidlc o|)posilion (Mitro les prv)jM)sitions oxij^(^ (pu; l'une des doux soit vr.iic, i)an'(Mpi(^ l'antro (^st néccssaircineiit fausse. Il sullit doue de choisir, cl l'on est forcé do clioisir. Co n'est pas cependant là un ]mri force, dans le genre de c<'liii (pu^ |)roi)ose Pascal au sujet de la vérité du catholicisme (^),car dans un pari les deux allernativ(\s peuvent être éj^alenient fausses par(*e qu'elles sont siinphMiient contraires, et dans notre cas, par exemple, elles s'opposeraient ainsi :
Tons les actes sont nécessaires.
Aucun acte n'est nécessaire.
3. Impossibilité de maintenir simultanément les termes contradictoires. — Dans la question que nous agitons, si des deux contradictoires nous afTirmons la particulière :
Quelques actes sont contingents (ou libres),
il en résultera qu'une autre proposition, opposée encore, mais seulement comme la négation à l'afTirmation et non plus comme l'universel au particulier, et qui pour cela s'appelle sub-contraire, cette proposition :
Quelques actes ne sont pas libres (ou contingents),
sera vraie aussi et nous fournira un moyen de conciliation entre les deux doctrines, moyen impossible pour toute autre méthode.
« La liberté et la nécessité ne sauraient être ni simultanément vraies ni simultanément fausses, car de deux choses l'une, ou les actes humains sont tous et totalement prédéterminés par leurs conditions et antécédents, ou ils ne le sont pas tous et tolalement. C'est ainsi que se pose la question logique. Le doute
(1) Psych., II, p. 341.
(2) Pensées, art. X. § i, p. 174, éd. Ernest Havet.
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serait donc noire seule ressource; m?iis le doute ne nous tiic point de peine, quniit à la morale: s'il est souvent légitime en face des théories, il est la mort de l'àme dans les choses pratiques, et touchant toute croyance d'où dépend la conduite de la vie... Un tel parti n'est tenable, s'il l'est, «[ue pour le mystique, pour celui qui, sans s'arrèt(;r à la contradiction, sape les fondements de la science, ensuite n'établit rien de net et de compréhensible. » C'est là le cas de Bossuet: « La première règle de notre loj;i(jue, dit-il (1), c'est qu'il ne faut jamais abandonner les vérités une fois connues, quelque difTiculté qu'il survienne, quand on veut les concilier ; mais qu'il faut au contraire, pour ainsi parler, tenir toujours fortement comme les deux bouts de la chaîne, quoiqu'on ne voie pas toujours le milieu par où l'enchaînement se continue. On peut toutefois chercher les moyens d'accorder ces vérités, pourvu qu'on soit résolu à ne pas les laisser perdre, quoi qu'il arrive de cette recherche, et qu'on n'abandonne pas le bien qu'on tient pour n'avoir pas réussi à trouver celui qu'on poursuit (^). » La discussion est permise, disait saint Augustin, pourvu qu'on ait d'abord une foi inébranlable : disputare vis, nec ohest, si certissima précédât fides. Malheureusement, nous ne sommes pas logiquement autorisés à croire que nous tenons deux bouts de quelque chose, alors qu'il y a contradiction à se les représenter en cette qualité de bouts, c'est-à-dire joints en n'importe quelle manière.