‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 28 sur 162 · IV. — I A MIIKHTK (LA SY.NTIIKSK · texte numérisé non relu

IV. — I A MIIKHTK (LA SY.NTIIKSK

h Mille iTcsl piis liijlc ni lais;il)|i- ; ikmis m (loiiiiniis 1rs riiisoiis aill(Mii's(l). Ucsiciil {\n\\r U)H sriciKTs pnilinilièiM's. Il n'en ostaïK'nniî (|iii puisse se IroiiNcr ;'i l;i ^èiic en Ioik-Ii.iiiI à ccllr liiiiih' ou l'un s'ariM>to (levînil les actes lilM'es. Hnt^ seule peu! ('Ire semhlerail einharrassée par la liherlé réelle de rhonime, ee serai! la pliilosopliie (le riiisioii'e. Mais si nous avons des siisthncs hisloi'ijpnîs (pii rep/réseiiienl les évéïiemenis après coup comme ('lanl loul, (!(; (pTils pouN'aieul èlre ; aulreuieul dil,si,eu lait, Ions ou à peu près lous les liislorieus philosophes soûl (icjrruiiuislcs, il s'en laul (le beaucoup, du loul au loul peul-èlre, «[ue la philoso|)liie de riiisloire soil une science, ci il esl possible de concevoir sans la moindre coiHiadiclion un développemeni de rhisl()ir(^ lel (ju'il n'a pas été (^t lel ([u'il auraildil èli('(4). Il estdonc peiinis (1(3 penser (pie les phénomènes ne sont ])as Ions assuj(îUis à une loi uni(pie. Il y a des lois dans Tunivers, ou, à [)roprenient parler, des modes invariables de production (3), (fui sont l'objet de cha(iue science parlicnlièi'C. L'une (b^ ces lois peut être la lil)ertc (pii s'insère entre les auti'es, les modilie par son intervention et comi)orteà son tour un enchaînement rigoureux de conséquences ajoutées à la solidarité universelle dès ({u'elles sont entrées dans son concert.

Puisque ces sciences ne s'opposent pas à l'admission de la liberté, il ne nous reste qu'à montrer les raisons que nous avons de préférer la thèse indéterministe à l'antithèse déterministe.

III. — LES CONSÉQUENCES DE l'OPTION A. — LES CONSÉQUENCES LOGIQUES

7. La nécessité aboutit au scepticisme. — Et d'abord indiquons les conséquences logiques des deux thèses. Si tout est nécessaire, tout état d'esprit est légitime, étant ce qu'il peut être et ne pouvant être autrement. Par conséquent, ce que nous appelons erreur est aussi légitime que ce que nous appelons vérité et il n'y a aucun moyen de discerner le faux du vrai. Rien n'est faux et rien n'est vrai ; les opinions sont ce (1 u'elles doivent être au moment où elles paraissent et le progrès

(1) Voir Principes de philosophie scientifique, ch. i.

(2) C'est le sujet d'un curieux ouvrage de M.Renouvier : Uchronie.

(3) Sur l'équivoque du mot loi, voir les Principes de philosophie scientifique^ ch. vu. Et Cours de morale pratique ; premières données.

02 pMiNcii'Ks i»i; i,A M(u;am;

(les sciences 8(3 fa il de lui iiK'mesaiis (lu'oii piiissegaranlirfjiie la vérité (l'aujomd'luii ne sera pas l'erreur de demain. (>3U(lusion :

sceplicisiiic cl indilTôronce.

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