‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 51 sur 162 · VI. I,A l'IUSONNAMT!': M()|;\l.i: i · texte numérisé non relu

VI. I,A l'IUSONNAMT!': M()|;\l.i: i

les ("^1 rcs rl.iiil (les syiilhc'scs loulcs faites (|ih' iinm c^j)!!! roiinalt, par imc aiialysi^ siicccssivj' cl. fi'af^iiKMilairc, cl en se conforinaiiL à l'oidrc (loiinc dans rohjci. Tandis rpie le lien du i^NMMipc {\\w, jo suis ni'appaiail par le dedans, eoinnic en liain de s(^ fain;, coinino pouvant s(5 (ain^ on se rclAclicr selon (pTil ine eonvi(;iidra. Ainsi s'clahlil loî^ifincnu'id, [>ar la loi de ('onseieneo, un moi an(|nel la niéinoiie cl snrhMil la l'cconnaissanci; confèrent un(; existence hisloia<|ne et la seule pcrniaiuMicc, la s(3ul(; unité ({ui soient intellii;il)les. 11 n'y a point d(î personnalité sans inéinoin; ; une conscience privée de nienioii'o naîtrait cl nionnail d'instant (Ml inslanl ; le moi, se défaisant toujours, iw, se fiu-ait jamais; rid(Md.ité du moi a doiuî })our condition nnc^ su('cession d'états de conscience conservés et reconnus. Keconnus, car sans l,'i reconnaissance, la notion du moi serait impossible, (^o n'est pas la nuMuoirc seule, en eiïet, (jui constitue la personnalité. L'homme (lui rêve se souvient, mais ses souvenirs sont sans reconnaissance (1), et la vie du rêve est une vie autre ([ue celle de la personne, elle lui est ])arallèle et ne se confond pas avec elle. Tout ce (jui déiruit la mémoire, tout ce ([ui détruit la reconnaissance supprime riiidividualité personnelle.

12. Les cas de sectionnement de la personne. — Nous avons là l'explication très simple de ces cas de dédoublement de la personne, ([ui sans cela paraissent mystérieux. M. Taiue (:2j, le D' Azam, de Bordeaux (3) ; le D' Dufay (4), de Blois, ont cité des cas très curieux de cette multiplication des moi dans un seul et même individu, qui tous deviennent très clairs par la formation de mémoires secondaires, en concurrence avec la mémoire normale. Nous avons nous-méme rencontré à l'asile Saint-Georges, à Bourg, un aliéné (]ui avait deux personnalités parfaitement distinctes et ({ui ne s'embrouillaient pas l'une dans l'autre. TantcH il était un simple soldat d'infanterie, très au courant des moindres détails de la vie de son régiment, dont il nous a été possible de contr(jler la vérité; tant(jt il était « notre seigneur le pape en personne », et il voulut bien nous gratifier du grade de cardinal-inspecteur, qu'il ne manqua jamais de nous donner dans toutes nos visites, avec une cohérence remar-

(1) Dauriac. Crit. phiL, xxvi, p. 219.

(2) Intelligence^ ", p. 465.

(3) Revue scientifique, 20 mai 1876; 10 novembre 1877 ; 8 mars 1879. (4j Id., 15 juillet 1876, et Revue philosophique, février 1889.

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(|ii;il)l('. Ces vues sont coiilirinéos |);ii- M. llilM)L(l), (jui étudie les iii()Hi(ic;ili()iis de l;i jx'rsoniK; selon (| ne des mémoires partielles s'oblilèreiiloii s'liyj)«'ili()|»lii('iit (Ml clic, |)ro(iuis;int ainsi d<î nonveaux individns dans le; inùuw, snjcl on laissant d'autres s'éteindre d'inanilion. « S'il fallait, dit le D' Hieliet (:2), cxpriin'T d'un mol réial j)sy('lii(jne des somnamhuhîs, je dirais que c'est le siloicr. An li(^u du bruissement d'idées qui se fait daus uotre tête quand nous sommes bien éveillés, chez eux il n'y a plus rien, ni conscience, ni mémoire. » Ainsi s'établissent on se perdent la conscience et la permanence du moi, conditions préalables de la personne.

13. Seconde opposition : Par la liberté la personne so détache de son milieu. — ('ne seconde opposition étaiilit ce qu'on i)eut ap))elei" Findividuation, c'est-à-dire la constitutiou volontaire de l'être lui-même en face de l'ordre universel, et c'est là l'œuvre suprême de la liberté. Lorsqu'elle apparaît dans un être donné, cet être, lié par mille rapports aux autres êtres, à ce que lui-même était, à toutes les lois qui le lient à soi et au monde, cet être acquiert une existence incomparablement plus propre. Il était distinct, il se sépare ; il était lui, il devient par lui ; de là une essence, un individu le plus individuel qui nous soit connu, l'individu humain, la personne humaine. Il est étonnant, disons-le en passant, que M. Fonsegrive, dans ce livre si bien informé d'ordinaire (en quantité et qualité), que nous avons cité, puisse attribuera M. Renouvier cette opinion que la loi de personnalité, ainsi comprise, « ne répond à rien de réel », quand nous lisons, au sujet de la réalité attachée à la liberté (3): « Elle est l'être même, qui, donné à soi pour une partie, pour une autre partie se fait et s'achève. » Et, en effet, l'être libre est le seul que nous connaissions directement et dont les attributs nous servent à qualilier les autres. Les philosophes qui n'acceptent pas radicalement la liberté avec toutes ses conséquences n'ont plus de moyen de distinguer les êtres entre eux; ils les considèrent comme des modes différents, des phénomènes de l'Etre. Et il est impossible d'éviter cette réduction de tous les êtres à l'unité, et d'échapper à la forte logique de Spinoza si l'on ne recourt pas à la liberté comme unique puissance de main-

{{) Maladies de la Mémoire, ch. m et iv

(2) L^ homme et rintellif/cnce, p. '2o'2.

(3) Psych., II, 360. V. Fonsegrive. Essai sur le libre arbitre, p. 3S7.

M. i,\ n:MS()NN,\i.iTr; momai i; 07

li'liii lii (lislinclioii riilic I ordir rrn* p.ir moi, s<'|),iir |),ii moi, cl l'ordic (les cliosrs (Hii , m cITcl . ne loiil (lu'iiii. I.iiil i|iii> |;i lilMM'Ir ii'iiil.(»rvi<Mil |>;is pour les (lissocirr. (-oiiimc loml ion dr (lisconlimiilr cl d'iiidiN idii.il ion. (\'. Kidaircisscinonl. II.)

14. Troisième opposition : La personnalité sachève par la transformation volontaire de la personne réelle en personne idéale. - l/indii nlualion rcsullc, pour riiommc comine |H)iir un peuple lihrc, \u)u des eireonslanees c.xléiicurcs ou de.s loneli()ns(|ue riiisloire lui im|M)se, nniisde ce (pi'il inlroduiL luiinèuie dans sa emisliluliiui. Klle cxplicpic la dilTéronce entre un peuple llj;é dans ses Iradilions, esclav(^ de la ('onliimc, conforme an ^ir d'une autorité iiétérononie, et un pcuiph^ vivant sous un contrat toujours ino(lilial)l(\ I.a pcrnuincnrr, d'autre |)art. résulte aussi de la liberté, couinio la stabilité des institutions du même peuple autonome, capable de reviser fréquemment ses lois orj;ani(iues tout en restant lui-même, malj^ré le passage du « vieil bomme » à « Tbomme nouveau». C'est cette troisième oj)posilion ((ui acbève la personnalité. La personnalité, à proprement parlei", est l'auivre (b^ la j)ersonne. Elle doit se transformer en rapprocbant ce qu'elle est de ce qu'elle doit être; et en ce sens, le moi se représente à lui-même comme le non-moi d'un moi idéal, dont il se rapproclie en intervenant dans la formation de sou caractère, de ses opinions, de ses passions et dans celles du milieu, selon la mesure où il agit sur lui. C'est là le progrès moral ((ui peut être perfectionnement ou déchéance, mais toujours compose d'une série d'actes où la liberté intervient soit pour mettre enjeu les énergies personnelles et les influences extérieures, soit pour s'abandonner devant elles, car l'abdication est encore une manière d'agir. Le progrès ne se fait, dans le monde, que par d'énergiques initiatives personnelles, qui ne peuvent cependant se détacher entièrement de la solidarité du passé. On n'échappe jamais absolument aux traditions, et la formation d'une personnalité idéale consiste à se servir des traditions anciennes, en ce qu'elles peuvent avoir de conforme à la justice, pour en instituer de nouvelles, plus voisines de l'idéal, mais qui se fortilîeront par l'influence de l'habitude. Nous verrous que la personnalité ne peut s'achever dans la vie présente et qu'elle réclame pour soi une continuation d'existence jusqu'à sa réalisation parfaite et nullement contradictoire, la sainteté (1).

(1) V. ch. XXII, sur rimmortalité, et rÉclaircissement IV.

j. THOMAS. — ft* année. 7

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Valeur absolue de la personne.

L'homme. c\ on prénér;il tout Mre i-iisoniuiblo, p.n'str comme fin en soi. cl )ion pns simplc.motl coinmc moyen pour lusagc jirljitraire de telle ou telle volonté, et dans toutes ses actions, soit qu'elles ne regardent que lui-même, soit (ju'elles regardent aussi d'autres êtres raisonnables, il doit toujours être considéré comme fui. Tous les objets des inclinations n'ont qu'une valeur conditionnelle ; car si les inclinations et les besoins qui en dérivent n'existaient pas, ces objets seraient sans valeur. Mais les inclinations mêmes, ou les sources de nos besoins, ont si peu une valeur absolue et méritent si peu iVètre désirées pour elles-mêmes, que tous les êtres raisonnables doivent souhaiter d'en être entièrement délivrés. Ainsi la valeur de tous les objets, que nous pouvons nous jnocurcr par nos actions, est toujours conditionnelle. Les êtres dont l'existence ne dépend pas de notre volonté, mais de la nature, n'ont aussi, si ce sont des êtres privés de raison, qu'une valeur relative, celle des moyens, et c'est pourquoi on les appelle des choses, tandis qu'au contraire on donne le nom (\.q personnes aux êtres raisonnables, parce que leur nature même en fait des fins en soi, c'est-à-dire quelque chose qui ne doit pas être employé comme moyen, et qui, par conséquent, restreint d'autant la liberté de chacun (et lui est un objet de respect). Les êtres raisonnables ne sont pas en effet simplement des fins subjectives, dont l'existence a une valeur y^ow?* nous, comme effet de notre action, mais ce sont des fins objectives, c'est-à-dire des choses dont l'existence est par elle-même une fin, et une fin qu'on ne peut subordonner à aucune autre, par rapport à laquelle elle ne serait «yw'un moyen. Autrement rien n'aurait une valeur absolue. Mais si toute valeur était conditionnelle, et, par conséquent, contingente, il n'y aurait plus pour la raison de principe pratique suprême.

Kant. Raison pratique, p. 69. Trad. Barni(Alcan).

Le sentiment de la personnalité.

Avant M. Guizot, on eût pensé et enseigné que le noble sentiment de la personnalité, vicié, corrompu et sans frein chez le barbare, s'était montré au monde avec de bien moindres souillures chez les Grecs et chez les Romains des belles époques, et que la mémoire et les leçons s'en étaient conservées grâce à l'Histoire écrite par ces mêmes hommes et à leur littérature. Mais voici le jugement de M. Guizot :

« C'est par les barbares germains que le sentiment de la personnalité a été introduit dans la civilisation européenne; il était inconnu au monde

M. LA i'i:iiS()NNAi.m': M(Mi.\r,i': o:i

i'(tm;iiii, iiicoiiiiii ;'i ri'I^liso clii-i'-licimc, inconnu .1 |)i'<'S(|m' loiilcs le:, rivilis.ilions ;mci('nn('s. Dans les civilisalions .'incicnncs, ce n'csl pas de sa lilxM'h'' pci'snMncllc (|iic l'Iitininic csl pi'/'occniK'' ; il aj)j)arli('nl à \nn' associalion, il (»sl prt'»! ;i se sacrilicr à iiin* ajjstx'ialion. !1 en (Hail de uKunc dans l'I'l^iisc» clnvlicinic ; il y ri'^nail un s(înliin(.'nL de grnnd allacluinKMil à la corporalion cin'ôlicînno, (1(^ dévoucnjcnt à s(;8 lois, un vif ht^soin d\'d(Mi(lr(' son cnipin» ; on hicn le s(Miliin(Mil rcli^^icux amenai! uiu; rôaclion dt^riionune sni' lui in^Mne, sursonânir, un travail inlrrieur ])()ur (lonij)lor sa ])r()pr(^ libciir ol so sounnUlru i\ co (pi(î voulait sa foi. » Si f(da sij^nilie i[\w los anciens volaient, (pioicpnr libreiiKuit, dos lois qui exif;eaient de f;rands sacrilices de la i)ersonn(^, ce l'ait ineonleslahle et mille fois cxplicpié atteste (diez eux la vertu et ne prouve rien contre la liberté, caria liberté qui se restreint elle-même est toujours la liberté. On en peut dire autant de l'elTort sur soi que réclauie le maintien intérieur d'une foi relif;ieuse donnée. Si M. (luizot a voulu l)rétendre que les citoyens des républicpies de Tanticiuilé manquaient de personnalité et de s})ontanéité, tant leurs constitutions i)olitiques et leur patriotisme étoulVaient leur indéj)en(lance, il a oublié les 'i'bémistocle, les Alcibiadc, les Xénopbon, les Ipbicrates, les Coriolan, sans parler des i^rands citoyens qui ont concilié le puissant esprit d'initiative avec l'obéissance aux lois, les Socrate et les Périclès. L'oubli n'est guère pardonnable. Et quant à ce qu'il appelle l'Eglise chrétienne, il a mis décote simplement l'histoire des hérésies, qui n'est autre en vérité que l'histoire de l'Eglise. Riînouvter. Crit. phiL^ t. Il, p. 117.

Les animaux ne raisonnent pas; ils infèrent du particulier au particulier»

Les bêtes sont purement empiriques et ne font que de se régler sur les exemples ; car, autant qu'on en peut juger, elles n'arrivent jamais à former des propositions nécessaires, au lieu que les hommes sont capables de sciences démonstratives ; en quoi la faculté qu'ont les bêtes de faire des consécutions est quelque chose d'inférieur à la raison qui est dans les hommes. Les consécutions des bêtes sont purement comme celles des simples empiriques, qui prétendent que ce qui est arrivé quelquefois arrivera encore dans un cas où ce qui les frappe est pareil, sans être pour cela capables de juger si les mêmes raisons subsistent. C'est par là qu'il est si aisé aux hommes d'attraper les bêtes et qu'il est si facile aux simples empiriques de faire des fautes. Des personnes devenues habiles par l'âge et par l'expérience n'en sont pas même exemptes, lorsqu'elles se fient trop à leur expérience passée, comme cela est arrivé à quelques-uns dans les affaires civiles et militaires, parce que l'on ne considère point assez que le monde change et que les hommes deviennent plus habiles en trouvant mille adresses nouvelles, au lieu que les cerfs ou les lièvres de ce temps ne sont pas plus rusés que ceux du temps passé. Les consécutions des bêtes ne sont qu'une ombre de raisonnement, c'est-à-dire ne sont qu'une con-

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nrxioii diin;i;:iii;ilioiis (4 ini p.issagc dune image ;i une autre ; parce que, dans une rencontre nouvelle qui parait semblable à la précédente, elles s'attendent de nouveau à ce qu'elles y ont trouvé joint autrefois, connue si les choses étaient liées en elïet parce que leurs images le sont dans la mémoire. Il est bien vrai que la raison conseille que l'on s'attende jjour l'ordinaire de voir arriver à l'avenir ce qui est conforme à une longue expérience du passé, mais ce n'est pas pour cela une vérité nécessaire et infaillible ; et le succès peut cesser quand on s'y attend le moins, lorsque les raisons qui l'ont maintenu changent. Pour cette raison, les plus sages ne s'y fient pas tant qu'ils ne tâchent de pénétrer, s'il est possible, quelque chose de la raison de ce fait pour juger quand il faudra faire des exceptions. Car la raison est seule capable d'établir des règles sûres et de suppléer à ce qui manque à celles qui ne l'étaient point, en y faisant des exceptions, et de trouver enfin des liaisons certaines dans la force des conséquences nécessaires, ce qui donne souvent le moyen de prévoir l'événement sans avoir besoin d'expérimenter les liaisons sensibles des images, où les bêtes sont réduites ; de sorte que ce qui justifie les principes internes des vérités nécessaires distingue encore l'homme de la bôle.

Leibnitz. Nouveaux Essais. Ed. Janct, p. H.

Lien des personnalités actives et de leur milieu.

Tout réformateur, comme Socrate, sacrifie un coq à Esculape, c'està-dire demeure attaché par quelque côté aux opinions courantes que son influence transforme à d'autres points de vue. La révolution boudhique, dans le brahmanisme, n'a pu modifier la tendance orientale à l'affaissement de l'être devant les forces de la nature, et le suicide est resté la tare de ce grand effort de moralisatiôn. La doctrine de Jésus, si originale au milieu des systèmes de morale antiques, est cependant encore, sur bien des points, un judaïsme à peine dissimulé. Descartes, ce restaurateur de la pensée moderne, ne s'est pas si bien détaché de la scolastique, qu'on ne retrouve chez lui, au moment les plus décisifs de sa crise dogmatique, des affirmations où nous reconnaissons saint Anselme et saint Augustin. Et, enfin, Kant a pu faire dans le domaine de la pensée une révolution qui vaut celle de Copernic dans le système de la nature; il n'en est pas moins demeuré fidèle, en ses analyses les plus profondes, à des dogmes de l'ancienne métaphysique. Mais si l'indépendance de l'esprit à l'égard du passé est si difficile à conquérir que les meilleurs penseurs n'ont pu l'obtenir tout entière, il n'est pas moins véritable que l'individu réagit à son tour sur le milieu, comme un ferment plus ou moins énergique, et peut déterminer, par son action, de nouveaux courants de pensée, des formes de sentiment inconnues jusqu'alors, des goûts qui sont des additions réelles à la gamme de nos impressions dans l'art, la littérature, la morale et la politique. (J. T.)

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