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1. Son caractère général. — Avant eux, il est vrai, la sagesse de Confu(MUs, (|u'ils n'ont assurément pas eonnue, présentait le devoir connne un mandat céleste à accomplir au moyen de la raison, don du ciel (^llc-mémc et (hmt la matièi-e est le perfectionnement de soi niémect d'autiui (1). Mais si l<*s (ihinois ont|ncttemeQt et reli^ieusemtMd déterminé les devoirs des cinq relations [)atriarcales du fils' au père, du frère à l'ainé, de la femme au mari, du sujet au prime et de l'ami à l'ami, il leur a man({ué le sentiment corrélatif des droits et du droit, aussi bien que l'esprit de libre examen sans le((uel les doctrines ris([uentde se fi^erdans la coutume. Au contraire les Grecs ont une morale vraiment digne d'hommes libres puisqu'elle repose chez eux sur les droits et devoirs de la personne et qu'elle implique la réciprocité des obligations entre les individus. Leur religion se prêtait admirablement à la formation des concepts moraux purs, puisque la donnée fondamentale de ce polythéisme hellénique est celle de personnes divines entre lesquelles les conflits ne peuvent être apaisés que par le concert des bonnes volontés. La justice, dans le monde, et la liberté dans la conscience sont, au contraire, inconciliables nous le verrons, avec les attributs métaphysiques d'une unité absolue, source de toute puissance et siège d'omniscience.