‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 74 sur 162 · IMUNCH'KS DC I)|{()IT · texte numérisé non relu

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les objets auxquels ils se rai)porteut. ; outre les devoirs de Tindividu envers hii-inènie, il y a des devoirs sociaux relatifs aux autres houirnes, à quelque dej^ré que nous prenions l'état social, soit dans la famille, soit dans l'état, soit dans les sociétés humaines en général. On peut donc ainsi distinguer plusieurs sphères de la diijnUé morale.

2. Détermination de la sphère élémentaire de la morale. (Devoirs individuels.) — Tout d'abord si l'on envisage l'agent moral comme l'élément môme de la moralité, on obtient par abstraction la sphère élémentaire delà morale. En effet, un agent même isolé, pourvu qu'il soit un être libre, raisonnable et sensible, a certainement des fins à poursuivre. Comme il ne peut les poursuivre toutes, ainsi que nous l'avons vu dans un chapitre précédent, ni surtout les poursuivre toutes également, il faudra donc qu'il choisisse et il devra choisir en être raisonnable. Il est possible que les devoirs de l'individu comme tel ne soient aperçus par lui et distingués des devoirs sociaux qu'après une longue expérience de ces derniers ; il est même probable que historiquement l'agent humain n'a jamais pu exister à l'état absolument solitaire ; mais on peut toujours définir par abstraction un état de la moralité où l'on formule des devoirs relativement à la personne morale individuelle, parce 'qu'elle se forme en réduisant la moralité à sa plus simple expression, c'est-à-dire à l'agent qui en est le sujet.

3. Le bien de l'être sensible. — Pour l'individu, nous avons donc à déterminer quel est le devoir être et quel est le devoir faire. En effet, l'agent isolé est capable de comparer entre les biens généraux qui se présentent à lui et les biens particuliers, entre les biens passagers et les biens durables ; il conçoit que certains d'entre eux sont préférables à d'autres et doivent être réalisés à cause de leur plus grande valeur. Cette préférence est sa vertu et cette vertu a sa sanction qui est d'abord le bien de son corps, puis le bien de sa raison. L'intérêt de son corps consiste à se conserver et à demeurer le plus longtemps possible capable de jouir de la vie ; dans ce but, il ne devra pas céder à ses appétits toutes les fois qu'il en aura l'occasion et devra renoncer à certains biens corporels qui, en dernière conséquence, sont nuisibles à la santé. Ainsi, loin d'être l'esclave du corps et des plaisirs, l'agent moral aura à choisir certaines satisfactions plutôt que d'autres.

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