‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 158 sur 213 · Tome I, p. 107, 113, 116-117, 136 et · texte numérisé non relu

Tome I, p. 107, 113, 116-117, 136 et

RoussELOT. — Phonétique expèrimenlaîe. 21

322 ANALYSE PHYSIOLOGIQjUE DE LA PAROLE

j'en ai rencontré en Allemagne comme en France, et cela sans que la prononciation m'ait paru sensiblement altérée. Il est alors facile de constater pour certaines articulations non nasales, pour s (par exemple), une émission anormale de l'air par le nez. De Brosses, qui était « d'un tempérament faible et délicat' », eut sans doute ce défaut; son tort aura été de le prêter à tout le monde.

C'est aussi en se basant sur leur propre manière de prononcer que Bèze, Périon, d'Olivet, Batteux (pour ne citer que des anciens) ont donné de l'accent français des règles fausses * si l'on considère le français de Paris, mais exactes pour leur français régional.

On évitera tous ces défauts, en donnant une liste sincère des documents utilisés, avec tous les détails propres à éclairer la critique. Le lecteur ayant été mis en état de juger par lui-même, on pourra sans inconvénient généraliser à son gré : le correctif sera à côté de chaque affirmation et permettra toujours de ramener les choses au point.

Le degré de généralisation dont sont susceptibles les expériences particulières est une question sur laquelle nous aurons à revenir (art. V); mais nous pouvons dire dès maintenant que les expériences faites sur des sujets bien choisis montrent assez vite : i° ce qui convient à une seule classe d'individus, à une seule localité, ou bien à toute une région, à tout un pays; 2° quand la plusgrande réserve s'impose dans les conclusions, quand, au contraire, la généralisation la plus étendue est permise. L'expérimentateur n'aura donc qu'à se laisser conduire et inspirer par les expériences mêmes.

1, Note de son éditeur, p. 3.

2. Gaston Paris, Étude sur le rôle de V accent latin dans la langue française, p. 15.

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