L'ALPHABET
Il ne peut pas être question de conserver aucun de nos alphabets vulgaires, l'alphabet français moins que tout autre. Chacun connaît leur fastueuse indigence. Dès le XVI* siècle, on a songé à les enrichir^ ou à les remplacer*. Au XVII* siècle, on voit naître cette idée que l'alphabet doit peindre les mouvements phonateurs. Aussi
1. Jacques Dubois, In linguam gallicam Isagioge^ Parisiis, 153 1; Briefve Doctrine pour deuëment escripre selon la propriété du langaige Françoys, 1533 (il y en a deux éditions : BibL nat. rés. y* 1409 et y* 1632; la seconde . est la plus importante. Cet opuscule a été reproduit dans le travail d'un de mes élèves : Maurice Lambert, Etude des signes diacritiques ou orthographiques en français. (C. R. du 4* congrès scientifique international des catholiques, Fribourg, 1898); Jacques Pelletier du Mans, Dialogue de rOrtografe e Prononciation Françoese, 1550; Louis Meigret, Le tretté de la grammere franco^e, 1550; P. de La Ramée, Grammaire^ 1572; Baïf, Étrénes de poèi^ie fransoç(ey 1574; Joubert, Traité du RiSy 1579, etc.
2. Rambaud, La Déclaration des abus que Von commeten escrivant,..^ 1578. On trouvera des spécimens et d'autres indications dans l'article de M. Brunot, la langue française au XVI^ siècle (Petit de Julleville, Hist. de la lang. et de la litt.fr.).
ANALYSE PHYSIOLOGIQjUE DE LA PAROLE
van Helmont * attribue-t-il ce mérite aux lettres hébraïques