I . F. M. B. ab Helmont, Alphabeti vert Naiuralis hebraici
Fig. 114
Fig. IIS
brevissima delineatio.,.y Sulzbaci, 1667. Je donne, à'tilre de'
ALPHABETS PHONÈTICIUES 325
qu'il croit révélées par Dieu. John Wilkins' compose un alphabet entier d'après ce principe. En même temps, on cherchait un alphabet universel où les mots seraient écrits à la façon des chiffres et deviendraient lisibles pour toutes les nations*. Au xviii* siècle, De Brosses entreprit de réaliser ces deux idées dans son « alphabet organique et universel composé d'une voyelle et de six consonnes » avec signes modificatifs. Il en donna deux formes : une, hiéroglyphique, où chaque articulation était représentée par une grossière image de l'organe qui le produit ; l'autre, plus simple, plus méthodique et plus expéditive^
Avec notre siècle, les progrès de la linguistique font surtout désirer un alphabet universel assez riche pour rendre les nuances les plus délicates des sons.
Lepsius * construit son alphabet-étalon avec des caractères
curiosité, un spécimen des figures qui servent à établir l'étrange système de l'auteur d'après la reproduction très exacte du baron de Kempelen.
1. An essay towards a real character and a plnlosophical language^ London, 1668. La partie importante pour nous a été rééditée par Techmer, dans son Internationale Zeitschrift (an. 1889), p. 149 et suivantes.
2. J. Becker, Character pro notitia linguarum universalis.,. y Francofurti, 1661; G. Dalgarn, Ars signorum^ vulgo character universalis..., Londini, 1661 ; Ath. Kircher, Polygraphia nova et universalis... ^ Romas, 1663.
3 . Traité de la formation mécanique des langues ^ I, 163, etc.
4. Standard alphabet for reducing unwritten languages and foreign graphie Systems y London, 1855, 2* éd., 1863. (C. R. de Whitney, fournal of the american oriental sociely, an . 1 862, p. 299-332).
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romains et des signes diacritiques. Du Bois-Reymond * propose quelques signes nouveaux.
Brûcke rajeunit l'alphabet organique dans un mémoire présenté, en 1863, à l'Académie des sciences de Vienne (section de philologie) * ; M. Bell le perfectionne à son tour dans son Visible speech ^ ; et Rumpelt * lui donne une forme sténographique combinée de telle sorte que la parenté des sons soit indiquée par la ressemblance des signes.
Enfin, M. Jespersen recourt, pour figurer les sons, non plus à de simples signes, mais à des formules représentant la part de chacun des organes dans leur production 5. Cette notation algébrique a des avantages, m'a-t-on dit, dans l'enseignement.
L'alphabet de Bell, légèrement modifié^, a été proposé par M. Sweet dans un petit livre fort commode '?. Néanmoins, tout en se référant quelquefois aux signes du
1. Kadmus oder allgemeine Alphabeiïk vom physikalischen, physiologischen und graphischen Standpunkt, Berlin, 1862.
2. Ueber eine neue Méthode der phonetischen Transcription (t. XLI, p. 223-285).
3. Alex. Melville Bell, Visible speech^ 1867, et Popular manual of vocal Physiology and visible speech (2* éd.), 1891.