HAUTEUR MUSICALE
sant que par degrés du repos à l'action et de l'action au repos.
Pendant la V^ partie de la tenue, de 3 à 19, l'acuité du son croît parallèlement avec le mouvement de fermeture. Mais à partir de la 20* période, alors que la langue continue à s'élever, les cordes vocales fléchissent ou la pression de l'air diminue, et le ton commence à baisser. Le point de plus haute acuité a précédé celui du plus grand rétrécissement articulatoire de 90""* environ (à peu près 6 centièmes 1/3 de seconde). C'est de la 20* à la 34* vibration que la voyelle semble être fixée : sauf deux reprises (24 et 28) où l'acuité se relève comme par suite d'un mouvement rythmique, la période se maintient à 10"*™ 3 et cela bien que l'organe lui-même ne soit pas rigoureusement fixé dans une position stable. Le point 0 (28^ vibration) a été accentué par une élévation du ton (10""); mais 8 vibrations avant, et 6 vibrations après, la note ne change pas (10"" 3). La fin de la tenue ressemble au commencement : les 2 dernières périodes (35 et 36) ont la même longueur que les 7 premières (10*"" 5). La chute, on le voit, est beaucoup plus rapide que la mise en train.
Les divers degrés d'intensité se montrent suffisamment à l'œil. G)mme la hauteur, en somme, varie peu, ils ont pour mesure les variations d'amplitude du tracé. Si l'on choisissait cet élément pour fixer la fin de la tension et le commencement de la détente, on prendrait à peu près la 6* vibration, la y après le point a, et la 35*, qui est également la 3* avant le point y- Les agrandissements B C et D permettent d'apprécier ces nuances délicates. La 4* période a une amplitude de i"" 5 ; la 22*, de 2"° 6 ; la 3 6*, de i™" 3 , ce qui correspond (le tracé ayant été agrandi 1 1 fois par la photographie et 4 fois par le levier) à o"" 034, o"""o59.
ANALYSE PHYSIOLOGiaUE DE LA PAROLE
0"" 0} . Resterait, si Ton voulait atteindre la réalité absolue, à déterminer Tinfluence de l'intermédiaire. Mais nous pouvons considérer les valeurs relatives comme exaaes.
L'étude des variations du timbre est de beaucoup la plus intéressante et aussi la plus épineuse. Elle est tout entière fondée, comme l'on sait, sur la forme de la période. Mais ici l'œil et des mesures sommaires ne suffisent pas. Même, en suivant sous le microscope ces courbes contournées accusant un mouvement vibratoire qui s'exécute dans des plans variés, on a l'impression que la méthode fondée sur le théorème de Fourier aurait besoin de recevoir un complément. Toutefois, l'erreur ne peut être que minime. L'amplitude du tracé ne dépassant pas ^ de millimètres, et le levier ayant, à partir du centre, 60"™, l'erreur maxima ne peut être que de ^ de millimètre. Nous la négligerons. Tenons-nous-en donc à la méthode telle qu'elle est indiquée p. 199-203 et dans l'Appendice, et soumettons à l'analyse l'une des périodes qui paraissent les plus parfaites, la 21^. Elle a été agrandie 23 fois, ce qui lui donne une longueur de 57"" 5 (fig. 158 E), et, comme le trait est devenu très épais, les ordonnées ont été comptées à partir du bord supérieur. Le calcul a été fait sur 36 divisions, et il a donné, pour les valeurs C (demi-amplitudes) et pour 0 (points initiaux) des 16 premiers sons composants, les valeurs suivantes qui sont exprimées en millimètres :
Mo
Oi — 27,8
Ce
Oq - 0,