‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 176 sur 213 · VOYELLES ASSOCIÉES A DES CONSONNES · texte numérisé non relu

VOYELLES ASSOCIÉES A DES CONSONNES

Trois cas sont possibles. La voyelle peut s'unir à la consonne par sa tension, par sa détente, ou par les deux à la fois.

La figure 164, qui représente dada réduit à la tin du premier d et au commencement du deuxième, nous permet d'embrasser d'un seul coup d'œil Va associé à deux consonnes, dont la seconde appartient à une autre syllabe.

La ligne articulatoire (L) marque l'ouverture, puis la fermeture de l'organe. C'est ici l'abaissement et l'élévation de la langue. Les deux mouvements, on le voit, se sont accomplis régulièrement et se sont succédé sans arrêt.

La ligne de la voix (V) nous donne pour la tenue de Va le type vibratoire que nous connaissons déjà. En coupant la période, comme nous l'avons fait (fîg. 158), nous retrouvons à peu près les mêmes éléments. Le moment de la tension qui termine la détente de la consonne est marqué par quatre périodes. Les deux premières sont bien imprécises, mais on y reconnaît déjà les quatre ondulations du quatrième son composant ; les deux dernières ont une grande amplitude sur la ligne atticulatoire. Le commencement de la détente est semblablement marqué sur la ligne organique par une plus grande ampleur des périodes, qui annonce la tension de la consonne suivante.

Le tracé que nous venons d'étudier suggère trois observations importantes : 1° La voyelle interconsonantîque devient naturellement plus courte que la voyelle isolée, l'organe pouvant prendre son point d'appui sur les consonnes. 2° Le commencement de la tension et la fin de la détente ne répondent pas à un même degré de l'action

Page 1