I U III IV V VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV XV XVI
Donc la comparaison des tracés d'une même voyelle dite successivement sur les notes de la gamme peut à première vue faire connaître le son caractéristique.
Voyelle a. — Cette voyelle, comme le montrera l'analyse, n'est pas la même que la précédente. En outre, elle a été inscrite avec une membrane flexible. C'est en partie à ce fait, en partie à la prédominance du quatrième son composant que la période doit sa forme. La superposition des deux tracés (fig. 197) montre que chaque sinuosité de cette seconde voyelle équivaut à deux de la première. Nous ne devons donc nous attendre à rencontrer l'indice de la note caractéristique que dans les cas où le nombre des petites
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sinuosités est impair. C'est en effet ce qui a lieu. Nous le distinguons dans siy ré, sol, qui répondent à ré, fa, si de la première gamme. S'il se présente quelque discordance, cela tient au défaut de justesse du si, qui se trouve trop aigu (c^est le la, lui-même trop haut, qui laisse voir clairement la petite sinuosité impaire). Or la petite vibration secondaire qui se montre ainsi isolée a constamment la même mesure, i"™4 environ. Ce qui donne (l'échelle étant de 1.350"*"* à seconde) 950 v. d. qui est le septième son composant de la voyelle dite sur ut,J(^.
Fig. 197.
A représente la période telle qu'elle aarait été prise par une membraae très souple et très
grande.
B est un agrandissement de a ("'a^).
C est un agrandissement de d («'a)} légèrement diminué en longueur pour qu'il puisse
cadrer avec B.
D. Les trois courbes sont réunies afin que le rapport de chacune avec les deux «utret saute aux yeux.
L'analyse mathématique confirme ce résultat. Elle donne :
I II III ly V VI VII VIII IX X XI XII XIII xiv xv xvi
Cet a tient donc le milieu entre le précédent qui est très aigu et Va grave (cf. fig. 158).
L'importance considérable que prend le quatrième son composant dans ce tracé pourrait bien être due en grande partie à la membrane. En effet, une membrane plus flexible encore et avec un champ vibratoire plus étendu n'aurait laissé voir aucun harmonique (fig. 197, A); une plaque plus rigide, comme celle de verre, au contraire, rend apparent le huitième son composant (fig. 197, C). Il semble donc naturel qu'avec une membrane d'une élasticité moyenne, le quatrième son composant seul se montre nettement, que le septième, avec les autres, se perde, pour l'œil, dans la plupart des courbes (fig. 197, B), et n'en puisse être extrait que par l'analyse mathématique.
Voyelles 6 et u, — Les gammes de Yô et de Vu présentent un type de développement tout autre que celui de l'a. Au lieu de se tronquer peu à peu par la perte successive de l'une de ses sinuosités secondaires, la période garde tous ses éléments initiaux, visibles dans la note la plus grave, mais en les resserrant, en leur donnant plus de relief, en les détachant de plus en plus les uns des autres jusqu'à ce que, dans les notes aiguës^ elle apparaisse^ de nue qu'elle était dans les notes graves, toute festonnée d'une sinuosité légère et profonde qui la couvre tout entière.
Intensité, — Quand elle n'est pas excessive, l'intensité se traduit, suivant ses degrés, par l'amplitude du tracé. Mais quand elle est trop forte, l'inscription se fait mal. U
RoussiLOT. — Pl»néiique expirimentaU. a6
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&ut alors y remédier soit en changeant la membrane enregistrante pour une plus rigide, soit en modifiant les conditions de l'expérimentation (p. 378).
Registre de la voix. — Les voyelles dont les tracés ont été reproduits plus haut ont toutes été émises à voix haute dans le registre de poitrine, la plupart sur une note voulue (toutes celles de M. Burguet sont dans ce cas, mais non les miennes).
Itilii