I. La Parole, année 1899, p
Inversement (fig. 265), les fortes p, k, t, S(ts) êQcH), entièrement sourdes à Nouxa (N), ont une explosion sonore
Fig. .66.
iuiIdIu
n : Uryni. Ligne da bu
«fifii»
à Mouch (M), excepté i et ^, à Choucha, saut le seul ê. L'occlusion même est sonore, au moins en partie, à Aslanbeg (A), et (sauf pour i, ê) d'une façon complète à
Sivas (S). Remarquer les différences dans l'évolution qui se manifestent pour les diverses classes.
Un autre tableau, qu'il est inutile de reproduire id, montre qu'à Constantinople on rencontre (ce qui n'a rien d'étonnant, étant donné le perpétuel renouvellement de la
SONORES ET SOURDES
colonie arménienne dans cette ville) tous les types des douces sonores en voie de devenir sourdes.
les dialectes iulieos nous fournissent aussi des variétés remarquables. A côté de types voisins du français, nous
Fîg. »68.
rencontrons des consonnes initales notablement sourdes, par exemple : pena (fig. 266) et poderi (fig. 2^7), dietro (fig. 268) ou gente (fig. 269) et du^ento (fig. 270), nordinare
(fig. 271) et riffa (fig. 272). Les formes sonores sont dues à des personnes originaires de Terni (département de Pérouse), de Florence ; les formes sourdes sont siennoises, émiliennes ou pérugines. Il serait intéressant de rechercher
Jo8 ANALYSE PHYStOLOGiaUE DE LA PAROLE
si ces dernières ne représentent pas le type ancien d'où seraient sorties les formes sonores actuelles. L'ai^ment que l'on tire de la façon dont les latins transcrivaient les sourdes
grecques (xuitpiSi ^ guhernarè) trouverait dans la gét^aphie du phénomène une confirmation décisive.
J'ai dans mon étude du parler de Cellefrouin ' un excellent exemple d'ane sonore en partie assourdie. C'est un v
l. Lis modifications phonétiques du langage, p. 50.