‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 204 sur 213 · VIBRATIONS DU LARYNX · texte numérisé non relu

VIBRATIONS DU LARYNX

avec un œ final (fig. 290). Les exemples de «e fait ne me manquent pas ; ils sont du reste faciles à constater par la simple audition dans le débit des orateurs et des acteurs.

Vibntioi» du Uryni poor dM voyelles înKrite

Cmu Sgart coailat deni sMa d'<

{ la moyenne viteue du cylindre.

Nous ne nous sommes occupés jusqu'ici que de deux faits relativement simples, à savoir si une articulation est accompagnée de vibrations laryngiennes et pendant combien de temps. Nous avons constaté que de ce chef les nuances sont fon nombreuses. Mais peut-être n'est-ce pas tout, et

>24 ANALYSE PHYSIOLOGiaUE DE LA PAROLE

faudrait-il faire entrer encore en ligne de compce la forme, l'amplitude des vibrations. J'ai des tracés qui invitent à des recherches sur ce point. Les voyelles à, é, i, ô, u (fig. 29 1) et (fig. 292), représentées par la seule ligne du larynx, se distinguent entre elles. Les vibrations laryngiennes sont chez moi, en général, plus amples pour le d que pour le ff, plus taihles pour Vm; elles affectent une forme spéciale

Fig. I9J.

Vibmions du krynx dut Ira

poui l'r. Comparez (fig. 2$'},)da, ga,ma, ra. On trouverait aussi dans plusieurs des figures précédentes des traits qui pourraient sembler caractéristiques. Mais la question n'est pas si simple. 11 faudrait éliminer des tracés tous les éléments étrangers à l'action propre du larynx. Le loisir me manque et je suis obligé^pour le moment du moins, de passer outre.

Comment rendre par l'écriture des nuances dont je n'ai pu que faire entrevoir l'infinie variété? Nos alphabets ne possèdent pas le moyen de distinguer les sonores et les sourdes, encore moins les divers degrés de sonorité. Peutêtre suffirait-il de convenir pour chaque articulation d'un

type sourd ou sonore, de choisir celui qui réalise le plus complètement Tidée contenue dans la définition, par exemple : le p allemand, qui est entièrement sourd, pour p; le ^ français, qui est tout à Ëiit sonore, pour b. Un signe (une apostrophe, si Ton veut) indiquerait la modification, au point de vue de la sonorité, de l'articulation typique. Ainsi le/» français serait un p* en partie sonore, et le b allemand serait un F en partie sourd. Quant aux divers degrés que comporte cette modification, ils seraient notés par des indices. Nous aurions, par exemple, entre p et ft, un p' en voie de devenir sonore ; et, si Ton pouvait constater dix degrés par exemple, on aurait : p\ p\.** p\o>

y ARTICULATIONS BUCCALES MI-NASALES ET NASALES

Là région du tube vocal où se produisent les bruits ou les résonances qui caractérisent les diverses articulations permet de distinguer celles-ci en buccales et en nasales.

Ce sont, comme Ton sait, les mouvements du voile du palais, qui servent de base à cette distinction. Le voile est-il relevé, l'articulation est buccale; est-il abaissé, l'articulation est nasale (p. 266-269). Nous avons ainsi des paires d'articulations qui, en conséquence de ce double mouvement, sont tantôt buccales, tantôt nasales, par exemple, en firançais : a et an, 0 et on, i et m, eu et un, b et m, d et n. Je ne veux pas dire que la différence qui existe entre ces diverses articulations soit due uniquement à la position du voile (nous verrons qu'il n'en est pas rigoureusement ainsi), mais il suffit qu'elle vienne principalement de là pour justifier la division adoptée.

526 ANALYSE PHYSIOLCKiaUE DE LA PAROLE

On donne le nom de pures aux articulations bucciles parce qu'elles paraissent exemptes, conime.ron dit, à'infeclion nasale, c'est-à-dire de résonances prenant naissance dans les cavités du nez. Dans la réalité, il est bien difficile, sinon impossible, d'obtenir des sons entièrement privés de résonances soit buccales, soit nasales. Ne semblerait-il pas, par exemple, que l'interjection que l'on produit négligemment, la bouche close et le voile du palais reposant sur la langue, dût être uniquement nasale? Pourtant il n'en est rien, au

moins chez moi, comme en témoigne la figure 294. L'air a été recueilli au sortir du nez (N) par une olive, et dans la bouche (B) au moyen d'un petit tube de verre. Le tracé obtenu montre très bien par des différences de pression et de vibrations la part très nette qui revient aux résonances buccales dans le son produit. Du reste, si l'on prolonge ce murmure, on sent la langue vibrer très fonement contre les dents.

Des vibrations nasales se rencontrent de même dans les tracés soit des voyelles, soît des consonnes que l'on croirait uniquement buccales (cf. p. 287). Ce fait peut s'expliquer par la propagation du mouvement vibratoire i travers

les tissus. Mais il peut être dû aussi à un léger écoulement de l'air par le nez, qui est compatible avec la pureté de l'impression auditive (voir p. 268). C'est en réalité ce qui a lieu. Pour m'en rendre compte, j'ai recueilli dans deux tambours tout l'air sorunt de la bouche et des narines au moyen de

a (N) pour rinicuUtiaa

deux olives réunies par un tube en Y, et je m'appliquais i ne produire qu'une seule syllabe pendant le cours d'une expiration. Les tracés ainsi obtenus sont très expressifs: celui de ad, par exemple (fig. 295). Des que l'organe se met en position pour émettre le son, les deux lignes ascendantes de l'expiration s'arrêtent et l'écoulement de l'air est un instant Interrompu sur les deux voies à la fois. Pour a l'air sort par la bouche, mais non sans influencer la ligne du nez, qui autrement serait restée horizontale. Des vibrations marquent la place de la voyelle aussi bien en K qu'en

528 ANALYSE PHYSlOLOGiaUE DE LA PAROLE

B. La voyelle émise, la bouche se ferme pour le d, et la ligne (B) descend, marquant l'occlusion. Mais en aième temps, la ligne (N) s'élève sous k pression de l'air qui s'accumule dans le nez. Au moment de l'explosion, qui est sonore, le souffle sort avec force par la bouche, tandis

qu'il abandonne la voix nasale, pour la reprendt-e vivement dès que l'explosion sera terminée. La syllabe at donne une image identique, dans ses lignes essentielles, avec cette seule différence que l'occlusion de la consonne ne s'accompagne pas de vibrations ; quant à l'écoulement de l'air par la voie nasale, il se produit dans les mêmes proponions. Lorsque la syllabe prononcée commence par une consonne, ka, par exemple (fig. 29e), le tracé nous montre d'abord l'arrêt des puissances expiratoires, puis une reprise de l'écoulement de l'air au moment de la mise en place des

organes d'articulation, une légère pression par la voie nasale durant l'occlusion, l'explosion de la consonne, et peu

Fig. J97. (Ro)

NasAlitJ monnaie.

Fig. :

ÎMulemenl d'iir pur le nt

a debors d«9 nasales.

après, avant la fin de la voyelle, l'abaissement du voile du palais et la continuation de l'expiration nasale.

Les choses doivent se passer à peu près de même chez tous les sujets, mais avec des variantes conformes au degré de stabilité organique de chacun. On en peut juger par les figures 297 et 298, qui représentent la syllabe xf^ inscrite avec une narine bouchée par M. Roussey et par moi.

Fig. 299. (Sch)

Vibrations nasales en hongrois.

Dans les deux cas, une certaine quantité d'air sort par le nez, mais beaucoup plus grande chez M. Roussey. Celui-ci n'aurait-il pas pu croire, comme le Président de Brosses, que Xs est une nasale (voir p. 321) ?

Cette répercution des actes articulatoires sur les voies nasales peut souvent être utilisée pour reconnaître les vibrations du larynx sans qu'il soit nécessaire d'explorer cet organe lui-même directement, et pour délimiter diverses articulations qui se distinguent peu sur la ligne du souffle prise à vitesse moyenne. En voici un spécimen (fig. 299), hahhal «avec fèves», que j'emprunte à la langue hongroise. M. Schlumsky a fait un excellent usage de ce procédé dans son étude des articulations tchèques, par exemple, pour isoler a de^' dans ay (fig. 300).

A l'état normal, le léger filet d'air qui trouve ainsi son issue par le nez durant les articulations buccales, ne pro-

NASALITÈ

Sil

duit aucun effet acoustique appréciable, à moins qu'il ne concoure à la formation du timbre connu. Ce n'est que pendant le rhume, quand l'orifice antérieur des voies nasales se trouve obstrué, qu'il se fait sentir : il éveille

alors dans les cavités des résonances inaccoutumées et produit un nasonnement désagréable à entendre.

Il nous échappe aussi, et fort heureusement, dans nos expériences quand elles se font avec une narine ouverte. Le tambour n'en est impressionné que s'il devient excessif. Dans ce cas, les données de l'expérimentation concordent avec celles d'une oreille trts exercée. Il n'en faut pas davantage pour nous autoriser à voir dans la présence de fortes vibrations et surtout d'une déviation de la ligne du nez le signe certain de la nasalité.

Les cas de nasalité sont beaucoup plus fréquents que l'on ne suppose d'ordinaire. On en rencontre dans toutes les

langues, et leur recherche est Tune des tâches les plus faciles et les plus intéressantes de la phonétique expérimentale, en même temps qu'elle est décourageante pour le simple auditeur. Une olive nasale, une embouchure et deux tambours suffisent dans la plupart des cas. Mais, si Toii y

Fig. 301. (Ro)

Nasalité anormale

Des vibrations nasales se prodliisent pendant les deux g surtout durant Tocclusion du initial.

Ici, un cr a êti prononcé involontairement après le g.

ajoute un troisième tambour avec une ampoule pour l'exploration des mouvements de la langue et des lèvres, avec la capsule laryngienne et un palais artificiel, l'outillage est complet.

Ce qu'il importe de déterminer, c'est la présence des vibrations nasales, leur durée, leurs rapports avec les mouvements de la langue ou des lèvres, leur amplitude, la force et les variations de force de l'écoulement de l'air par le nez. Tout cela se &it sans peine et avec plaisir, car il y a bien des surprises agréables autant pour l'expérimentateur que pour l'historien du langage. Je vais essayer d'en donner une idée par une rapide énumération :

Nasalité anormale : g (Franche-Comté) dans agy ga (fig. 301); d (Marseille) dans dœyéd (fig. 302); — toute la partie sonore du mot (Pérouse), aprile (fig. 303), essere{ûg. 304) du « tu » en suédois (fig. 305); — des phrases entières

NASALITÈ ANORMALE

534 ANALYSE PHYSIOLOGlaUE DE LA PAROLE

(Hambourg), Kàdlùm maks maks. . . » Charles et Max Max. . (fig. 306).

Fig. joj.

Nasilité anormilc.

Un mot cniiei.

[n< U fin de m ca fencmcM DNliiic,

Accidentellement, la nasalité peut se produire sous l'influence de la maladie ou simplement d'une grande fatigue.

'"ff" ^^^ «ïK rnplomm. ««IriqM (p. las)! «luiJei lèrre., p.r ''"^|°2'™|^- 'j):

Le voïlc do ptUii

J'ai un cas personnel de ce genre. Votci en quelle circonstance. J'avaisentrepris d'obtenir, d'une façon matériellement irréprochable, une inscription complexe embrassant la voix.

NASAUTÉ NORMALE S3S

les vibrations du nez et du larynx, avec les mouvements des lèvres et de la langue. Le thème était fourni par ces deux vers de Racine :

O toi I qui vois la honte oQ je suis descendue. Implacable Vénus, suis-je assez confondue? Le travail fut long et se prolongea bien après l'heure du déjeuner. Je réussis à la tin. Mais, pressé de partir, j'emportais ma feuille encore toute humide de vernis. A la porte du laboratoire, un coup de vent me l'arracha des mains. Il me fallut recommencer. On devine mon énervement. A ma grande surprise, il se traduisit par la nasalisation de toutes les consonnes.

Nasalité normale, mais généralement inaperçue ou imparfaitement sentie :

Voyelles nasalisées au contaa de consonnes nasales. Les cas sont choisis en vue de montrer la propension des voyelles à subir la nasalisation, suivant leur qualité et suivant la composition des groupes ou leur place relative ment à l'accent. Rapprocher ce qui a été dit sur la position que prend le voile du palais pendant l'émission des diverses voyelles (p. 267-269).

France. — Les parlera de France présentent des cas nombreux et variés de nasalisation. Je signale quelquesuns des plus difficiles à analyser.

Fig. ,o8. (F)

NualiuiioD incomplète de t.

du i" (K^iuillt, nom avons IV par', Ji droite da i*. n (l'tcoDltnint de Tiir n inlcFTompu) ; «itTC IcaïUni lignes poinlillfcs» ^.

Quercy, Gourdon (Lot) : à dans hlSko « blanche n (lig. Î07); e dans fin a foin •> (fig. 308); d dans kônta « compter » (fig. 309) ; î dans dt « dans », et ù dans fén « fond » (fig. 310), a dans dùm piU a d'un puits »

(fig. 311); mais ûdans/ùm a fumée »(fig- 3i2)est moins nasalisé (ici il est A la tonique). Tous ces mots sont

/ - fi-

N»aliution de U.

extraits des phrases suivantes que j'écris à dessein avec la graphie vulgaire : h fum de! jen t^ blanco « la fumée du

Nialiulion compltle de u.

nungne l'ciploiion ilu J n te canmc

foin est blanche » ; volt conta << je veux compter » ; din lou foun d'un pous « dans le fond d'un puits ». La place de la voyelle est bien délimitée sur la ligne de la voix par les

premières vibrations qui se montrent après l'explosioti de la consonne et par l'arrêt du courant d'air pendant Vm ou

Pig. ,11,

Naxiliution putislle de u.

E»i nmrqa^ |ur la ligne poimiUfe; U fii

l'n. Le degré de nasalité peut être considéré comme proportionnel à l'importance du tracé nasal.

Rouergue, Milhau. — L'é est très nettement nasalisé dans bén o vent » (fig. ÎI3); mais non tout Vo dans conio «compte» (fig. 314).

Provence, Aups (Var), — il dans n toumbo « tombe » (fig- 3'S); * dans vin « vin » (fig, 316). L'étude de ces deux voyelles nasales a été faite en présence'] de plus de

Niulisition partielle de 6.

1 1 wytlli qui •uii»nt(xniipriKciilnlai''ctUi-L^C|>oinlillie. Cen EurtiUti nni

pur. Lt a< cet un 1< njul : Lef lèrrri (L) te «ont feroifei. Cl Yui «n »nJ «bondïËiuncDi

contre Z<;s Un» Jb prvuitin ■'«! luIntcdDe danile lumbonr; miït In Tibruioni ont dluam

quinze étudiants de diverses nationalités. Tous avaient cru à une voyelle pure. Après l'expérience, qui (on le voit) est très concluante, chacune des articulations étant bien distincte, le phénomène ne fit de doute pour personne, et toutes les oreilles devinrent aptes à le saisir.

Les tracés prouvent non seulement la nasalité de l'i et de lu, mais, de plus, ils font comprendre, en montrant la brièveté des voyelles comparée à la longueur des consonnes, comment on a pu n'être pas frappé du fait de la nasalisation.

Dép' de la Charente, Nauteuil-en-Vallée. — Chez les personnestrêsâgées, on entend dans Martin, chin «chienu,

îg, étape qui précédé è ou peut-être t. Les mois comme ...to €in s ... ton chien » (fig. ÎI7), inscrits seulement à

l'aide de l'olive nnsale, suffisent pour trancher la question. (Voir Modifications phonétiques du langage, p. 249.)

'''l"«?"ïi..i™

■^'i-ax:

■ livra (L) ooi M prii m m

Hg. ji8.

NiMUMtioii de

Cette figare et li tdii4nte wni tîria d'eipérjencei

da vow« (v- 7') que ie faiwi rnircher A ]« Quin,

KCmli. Lt «nltle et U bo<uhe(B) « k nxMicmeD

éa ili»o»tLi (Sg. î i). U <«r«dan d> !• ligne 4e> ]^.i

■ "■ ■ ■ m fiii pendant luccli

i<r.,br«i™r(B>«''i

Bretagne française, Saint-Benoît-des-Ondes (lUe-et-Vilaine). — ï dans chemins (fig. 31 8) comparé à mis(ftg. 319). La dernière syllabe de chemins est douteuse à l'oreille. Estce un î ou simplement un I ? Toute incertitude disparaît à la vue des deux tracés.

Franche-Comté, Boumois (Doubs). — î, â (iîg. 320).

La réalité d'un i nasal et d'un u nasal a été contestée. Le tracé donné ici et les précédents (fig. 316 — 318) ne suffiraient pas pour convaincre les savants qui, s'appuyant (à ton, je crois) sur l'histoire du français, pensaient que les voyelles extrêmes, 1, w, «, ne peuvent se nasaliser sans

I Enal pur poui Htme du

descendre d'un degré dans l'échelle vocalique et devenir respectivement é, â, é. La preuve de leur erreur doit être demandée à l'exploration des mouvements de la langue. Pour le cas qui nous occupe, le palais artificiel suffit, comme le montre la figure 321, Â et B. En se soulevant, la langue touche les bords du palais, et, plus elle s'élève, plus la limite de la région de contact se rapproche du centre. Or le contact est limité sur les figures par les pointillés a' b' pour 1, ei ab pour i ; par c' d' pour «, cx cd pour «. Donc,

fig. 310. (

VojcUfi I, & ta frtnC'ioaitais.

loin de s'abaisser, pour prendre la position de IV et de IV, la bngue se soulève plutôt davantage pour articuler la voyelle nasale ; même pour î, elle peut s'appliquer complètement sur le palais (C).

NualiutioD de a atoae en italien.

■ d B'ni luilitt qu'.prO la Sa it r«H>>>iaB do .

Nasalisation L> finie d

ine en iulien aprii n

Italie, Terni (Pérouse). — Nasalisation de l'initiale atone et de la finale : amanda (fig. 322); de la finale : amo (fig- 32î). — Rome, nasalisation de 0 devant m et de deux

XLT

M. (Jrjjclyii)

«•rquit tuf 1i Ug»c Jt 1- boucl»; (B). C luiion di ta de Ta diphiangoa ■•. cl le*

Une luplntion pcf<M( l'oplaïkm du 1 <B). U \igai d» Mms (L) mirqu ilainintu a. «le «DiToenteinear de !'■ (luinnt lali^ne paLoiilKe). Li dircciion lie U Ugiae du nti (N) si ici JtKtndune, le iimboiir iDtcrijiieui ayinr lit

An morneui de l'eiploïkiD dd i, 1* prcuion dimiDue deot tel fosic» naieln puitque

lifliK reiDonIc, Aprj» L'ciplaugn, le voile du peUis veniiit 1 cHcr, aa |et repide d'eîr

i^heppe pur le nei, uuhum fortemeni U VDyellï. Fuii le voile u sDnUve, nui* uiu

compltlemcoi le ptiuge de 1

aac it]k illfrtc ci prte de di:

w de la baïKlie l'en miinlci

gniLOT. — PhçnàifH apjrim

S46 ANALYSE~PHVSIOLOCrQ,UE DE LA PAROLE

( atones au contact de nasales : iiomini (fig. 324). Ces exemples sont empruntés à M. Josselyn '.

Belgique, Alost (Flandre orientale). — Double résuhar de la syllabe an, selon qu'elle est suivie de j ou de / : kSns

Fig- m6-

ndeo

(Co)

Uémc diipDiLtion qiw duit k figure ptéf^coU.

AU Domm dr I'occIubIop et le rapprocbcmcnl dn Livres.

Dii» rcxptnenn prtcéiliine (Bg. )];)< 1* lugnc tui< ulliciite i k itnli loii 4u palùi pir l'Ji dtiis Hl1c-ci| ■Dcontuirc, cjlveu iitirtf par ici-

LapTfBiLtrc p4rlïcde ]*ff en parei Le jcid'iir tl reourqQtbk dADi U Egare jf^, nuD^iie id.

Le ï nt dq type frdtifaiï ^ lei vibruiom de 14 voyelle k monirent peiHUni rexplûiion.

B chance* » (fig. 325), hànt » côté a (fig.326). La nasalité de la voyelle est beaucoup plus intense dans le premier cas, à tel point que \'n a été presque entièrement absorbée.

r, La Parole, n" 3, 1901.

2, Colinet, Met dialect van Aalsi, p. 245-248.

Russie, Saim-Pétersboui^— Comparerannii « Anne n (r) et àngelotçik <• petit ange » (2) (fig. 327) ; m <■ lui » (i) et ona « elle » (2) (fig. 328). Va (r) et ïo (2) sont presque entièrement purs; les deux autres nasalisés.

Nasalisai ion p^

Perse, Ourmiah (langue syriaque) : â dans âân « conte » et aSnan « nous », û dans aâtun « vous », i dans âallm, 3' pers. aor. du verbe « encourager » (fig. 329). Les diverses articulations sont clairement distinguées sur la figure, et l'on peut voir que Va est plus nasalisé dans San que

548 ANALYSE PHYSlOLOGiaUE DE LA PAROLE

dans aânan, que Tu et l'i sont à leur tour moins nasalisés que l'a de aênan.

Suède : I dans vindeti « le vent », vind « vent », vitf^n (yingen) « l'aile d'un oiseau m, uç (ung) n jeune » (fig. 3 jo).

CaotidtRil ti

PoStHM, DU

On remarquera que la nasalité va en s'accroissant : peu importante pour vinden où l'i est tonique et suivi d'une syllabe atone, elle devient plus grande dans vitui, et augmente encore dans vip^n où il est atone; elle est complète dans uff. Angleterre, Londres. — La nasalité présente des d^és variables suivant les voyelles et aussi suivant tes personnes.

Comparez tune (fig. 331), bone (fig. 332), gun (fig. 333), shone (fig. 334), kind (fig. 33s), biti (fig. 336), enfin botte (fis- 337) *iui est beaucoup plus nasal que bone (fig, 332).

a-t „ - fl - n

• — a ^11 — f — n Fig. H9-

(m lient! poininito de draiu liniur» ■'■ Knilc < l^î^li cmitigu* K n«nm nr lo lig,» N.

ini ttt ID.

Alsace, vallée de Munster. — Chez le sujet étudié, il se manifeste une grande tendance à la nasalîté non seulement dans les voyelles, mais encore dans les consonnes : holem « cherche-lui... » (fig. 338) kum « vieux » (fig. 339). hômer «marteau »(fig. 340), han « coq » (fig. 341).

Fig. no.

NasiHution de vayellcs «n suidoii.

I£lie de 11 ligure donne les ^^ de tecoAlc et l'épi

Fig. jn-

Niiili«ation partielle de u en ingUii

l^ y Ugl» pointiU^ niji^nfl te eanuneDCement ie Vu. Eatrt I mprila la fin de Vil et It prèpuelion de l'ir ^ entre le i" et l

lerw.

Nauliiation de l'j en ingliis

Fig m-

ineomplile de a

Égnrc,

duat lu rt-lirt, plBi

tqnn nrunii

1« Tibniioat

iuhIh poor li pi

n1ign»Foi«

tWtt, a poar li

! puHge de . t -,

>ntn1<

mint U miint pour l« SJtuiK î)i-3(l- L'inwmiplioo nW «imp1*«e ijae poqrU »oie bucnl» ;

F'g- in-

tJauliulion panïelle <te ai.

ftakfnttK chap d» «bnlioni de pLoi m ph> hw.

ComfirtT tvtc U bgart 1 1 j i{q\ prwnn pouf la Iifloe Duaw i mUalhc flngmenie ipèl l'^aplotion du ^ ^ ]*, elle diminqe.

Fig, Î56- NiuliutiDn complite de l'I en

Lci degréi de là miHliti Hourlidarèedel'n liiu

Fig- m-

NisaliutiOQ compUtc de OU en ingliii. (haiu).

mlti.1 «t »<ird p»)ul »■. «clBuon. {Cf. tg: J^.)

» pgintillie

lig. jjB.

Demi-oa»1iii de l'a en lUaden.

.) ilde à dtKrmliw la dtbut di a, qui (

I-ig- ÎJ9- Kiulitf incompltic de « en ilueicr Le •Imiier lien ite U voyelle eu nuil

SSé

Fig. J41. {Sp)

Naijlitf de a en tlnûtn.

NinlM Dti Etlblc pvidul tonlc la dntie de fij, plu ùmt ven U En.

Hig. MI. (V.)

Diphtonguei naialci portuguKi.

Remininn' <\ac, lorla tine uulc, [« vitinlicini dcvicnait de plni enpIuinplE*, tuidu que «tics 4e le ligne bafoïle dîminnenl tn prtipanloo. L* nueliié ndonc ncroBurii. A ]« fin de le diphlongne, elle cilftc Kule-

L'M de (i) « tn pMtiï ipirmie.

Diphtongues nasales portugaises : ffiào « main », tnelôes « melon » (fig. H^)- Dans tous ces mots, les deux voyelles de la diphtongue sont nasalisées et suivies d'un élément consonaritique nasal, pour lequel Tair sort uniquement par le nez. Il en est de même dans niâe « mère » (ci-dessous, fig. 34S)-

On détermine aisément la consonne nasale qui suit la diphtongue au moyen du palais artificiel. C'est une n vélaire. Comparez les traces de la langue (fig. 343).

i'ig. 345- ^ Articulations de Vn finale en portugais.

A. I. ^;i • fin » ; 2. 'iû (-^w); 3. niâtû {mâe) * «*« »

B. I. pwèû (pôé) « a met »; 2. ûfi (um) « «n • ; 3- ~àôû (jàd)

Page 1