lesclarcissement de la langue francoyse, I, ch
M. Leite de Vascotjcellos, originaire d'Ucanha (prov. de la Bein), it a donné pour Vm initiale les trois variantes suivantes (lîg. 345). Il en est de même pour Vn initiale. Dans certains cas, un défaut de coordination se montre entre l'abaissement du voile du palais et la fermeture de la glotte, comme dans la Bgure 286, où la sortie de l'air par le nez devance l'apparition des vibrations nasales (cf. fig.3S8).
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Le français possède des m et des n fortement nasales, comparées à l'allemand, par exemple (fig. 346). On trouve mime en Autriche des types d'm et d'n à l'initiale qui rappellent la forme portugaise (fig. 347). Mais il ne faudrait pas se laisser aller sur ce point à des généralités trop hâtives. Bien que le type ordinaire en France soit conforme à la figure 346 (i), j'ai pourunt inscrit une m initiale qui pourrait passer pour portugaise ou autrichienne : elle est due à M. Edmont de Saint-Pol (Pas-de-Calais), dans »Bfl/iirt(fig. 348).
$6o ANALYSE PHYSIOLOGIQUE DE LA PAROLE
En revanche, si je m'en rapporte à l'imitation que le Père Trilles m'en a fournie, l'n initiale des Papouins, est d'une
(^muoff •
longueur extraordinaire : Hûàdî « la jalousie » (fig. 349). Cela tient au caractère mélodique des nasales initiales dans
NASALES j6l
les langues d'Afrique. Comparez les figures suivantes (3S0, 3S0-
Mélodie des nasales initiales.
Dans le Souahili (Zanzibar), d'après le Père Sacleux, une m ou une n peuvent porter l'accent. Voici, comme
Fig. (48.
L'm iniliale dans un pider picard.
exemple, deux mots : mtu « personne » et n^i a contrée » (fig. 3Î0 et 3Si) où l'on constate non seulement une
Hig- Î49iniiUle ch«i les Pipouii
élévation de la voix sur m, n, mais une véritable mélodie. En mesurant par demi-dixîèmes de seconde ou au-dessous, et en prenant la moyenne, j'ai trouvé, entre autres, pour la nasale les hauteurs musicales suivantes :
RlNUTUjT. — P'ai/liqui afrrimrnali ;6
■f'i.Mi;— ri^, utg, mi^; — «riJti, /ajta «II,;
r^fii, »'*2- »"'î. Mt2> SOlUl- '
Faiblesse de k nasalité après une consonne sourde.
Ce phénomène n'est pas universel. Je l'ai d'abord constaté chez moi, dans un groupe artificiellement composé", ôpô^ô (fig. 352), puis reproduit pour les mots enfant, ampan (fig- 3S5 ï 2); je 1^ retrouve chez M, Théry, originaire
Influence d'une consonne sourde lar li nisalilc. - La, Uryu ((iplanuur «Itctri^ai, p. 105); — L. Lirra (Eiplsn
de l'Aisne, pampan (fig. 35Î s), et l'on a pu le remarquer dans quelques-unes des figures précédentes; mais l'accord de la voyelle buccale et de la nasale est complet chez M. RauUn qui est du Maine, ampan, enfant (fig. 353 3-4)-
Il peut y avoir là un fait purement organique et nullement dialectal. La preuve, c'est que le frère de M. Raulin